Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11 janvier 2011

Londres, la belle défaite

Première et dernière fois : une heure de froid pour dix minutes de feu d'artifice. Cela a commencé par un bouquet et a continué jusqu'à ce qu'il soit fâné, après l'avoir maintes fois soupçonné de façon anticipée et avant qu'on ait pu bien le nommer. Un regret : de ne pas avoir été assez proche pour sentir les détonations résonner à l'intérieur du corps. Presque plus émue par les fusées privées tirées du bateau amarré tout près.

 

La Belle des fêtes, défaite comme les cheveux au lever du lit, comme les cheveux déployés d'une étoile filante lors d'une promenade nocturne.



Chez Fortnum and Mason, parmi les pommes, les oranges, les pamplemousses et les ananas, des oranges piquées de clous de girofle comme une espèce à part entière.


 

Des lumières in-cab-ables de capoter.

 

Déchets dorés pour le premier jour de l'année.

08 janvier 2011

je vous signalerai

 

Photobucket

Photobucket

Photobucket

 

: une énumération du feu de dieu. Qui ne coche ainsi s'attirera les foudres divines :

 

Photobucket

 

05 septembre 2010

Vues de Londres et de l'esprit

 

Dans le subway : des lunettes noires et carrées qui tentent de faire rentrer dans des cases la chaire informe d'un visage ; un pantalon écossais ; une casquette de marin avec sa cordelette ou son ancre jaune (la mémoire ne sert pas toujours pour les finitions) ; des chaussures dorées. Tout cela sur la même personne qui effeuillait, en les tournant à coups de poing ouvert, les pages de son journal, rapidement lu, donc. A temps pour aller croire à son utlilité, proclamée par le badge de membre d'une association caritative. Un pantalon écossais, des chaussures dorées, de grosses lunettes noires et une casquette de marin, pour mémoire - avec une ancre jaune, my yellow subwaymarine.

 

*    *
*

 


a) fusée
b) oeuf de Pâques extraterrestre
c) suppositoire géant

 

*    *
*

 

Dans une autre vie, je me réincarnerai en pingouin ; j'aurai des impressions étranges, le dos cartonné et peu de marges, mais j'aurai une couverture gauffrée inventive et je me collectionnerai : je serai un Pengouin book (mais pas un Rousseau).

 

*    *
*

 

 

*    *
*

 

Sous les feuilles vertes et flottantes d'un platane urbain, des cheveux et un genou relevé sont adossés à une grille noire, au coin d'une rue dont le nom est resté à côté d'un petit blason rouge, sur une plaque blanche que ma vue surplombante m'a empêché de lire. Après une hésitation trop prolongée, j'attrappe mon appareil photo, mais le bus à deux étages n'a pas encore redémarré que la figure de l'attente a été recouverte par un homme qui la masque et l'embrasse. Ebranlement ; le bus jette quelques feuilles que l'avancée des non-événements.

 

*    *
*

 

 

 

*    *
*

 

Dans un coupe-gorge :
des amants côte-à-côte
à contre-nuit contrée de lumières oranges
et peut-être des gorges serrées.

 

*    *
*

 


On aurait pu croire, mais non, ce n'est pas la Tamise qu'a peint Van Gogh.

 

*    *
*

 

Il arrive un parapluie violet à la tige métallique, garni de guirlandes de fleurs blanches et roses comme le pourtour d'un chapeau. Il passe et, au lampadaire suivant, descend sur un couple qui s'abrite de la pluie et de la cohue de trottoir, évite de justesse une nouvelle boule de fleurs suspendues. Penchés comme s'ils fuyaient en cachette, ils ne l'ont pas été encore assez pour dérober le secret des fleurs arrachées.

 

*    *
*

 

 

22 août 2010

Faire du shoot-vitrine

 

Hermès nous fait une vitrine dans l'air du temps pluvieux,
avec des parapluies en emballage de fish and chips.

 

 

En face, des chaussures animées piétinaient dans la vitrine de Vuitton.

 

*      *
*

 

Non, ne vous pincez pas, en plus de proposer du beau linge, Harvey Nichols a des vitrines délirantes.

 

 

 

Arcimboldo principle,
l'objet redonne au matériau dont il est issu sa forme première :

 

 

Sans langue de bois, le crayon fait l'arbre ;

 

 

les cassettes audio connaissent la musique, elles composent le piano ;

 

 

et le livre fait de chacun le lecteur de lui-même.

 

*     *
*

 

Last but not least, l'aménagement complétement déjanté de chez Juicy couture
(27 Bruton street, pas loin de chez Stella Mc Cartney - la petite robe bleue a disparu).

 

 

Les photos sont interdites par la direction, mais le vendeur (qui a ensuite immédiatement conclu à une "bad cut" lorsque je lui ai expliqué pourquoi je n'allais pas transformer en achat l'essai de la robe) a fermé les yeux pour que j'en prenne tout de même une à la dérobée. Cela vaut la peine d'y faire un (dé)tour pour tout ce dont vous n'aurez aucune image : les cabines d'essyage avec bergère et papier peint toile de Jouy, cerf empaillé à tête de lapin, ombre rose d'un cavalier sur le mur, ou encore collerette en plumes collée sur un tableau à l'huile bien lisse... So british que cela ne parvient pas à être kitsch. I just love it. Je n'acheterai pas leurs fringues, mais j'embaucherais bien le décorateur.


Si j'avais vingt-cinq vies, je serais conceptrice de vitrines dans l'une d'elles ; finalement, une école de commerce peut déboucher sur quelque chose de fun et créatif.