15 juin 2008

Les gâteaux s'envolent, les écrits restent.

Ces indications qui ne servent à rien :

- A même la bouteille : L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

- Sur le côté des paquets de céréales : le mode d'emploi, où l'on apprend qu'il faut mettre les céréales dans un bol et les arroser de lait chaud ou froid selon notre préférence, mais qu'on peut aussi les déguster (règle d'or : on ne mange jamais, on déguste) avec du yaourt, du fromage blanc etc. 

- En bas des publicités de délicieuses cochonneries industrielles (dixit mon grand-père) : Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé. Mais achetez quand même nos produits. Des aristotéliciens dans l'âme.

- Sur les paquets de Granola : A consommer rapidement après ouverture.    

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25 février 2008

6 trucs très 9

   Taguée par Inci, puis rappelée à l’ordre par Bulle, je vous inflige, très chers lecteurs une nouvelle chaîne somme toute peu originale puisque peu contraignante – pas demain la veille qu’une chaîne oulipienne nous fera déplacer les montagnes.

Playlist … fixent pout l’éternité ta sen-su-a-li-té me trotte dans la tête. Je ne sais pas par quels détours cette chanson a fait pop goes my heart dans ma tête, mais elle y a pris ses quartiers. On attend l’expulsion avec impatience. Sangsue alitée.

Mood. Plein d’idées d’article, mais une volonté qui laisse à désirer. L’ordinateur qui soupire comme un bœuf ne m’en insuffle pas plus.

Statistiques. Depuis le dernier concours blanc (inclus), 500 copies doubles ont été enterrées sous des caillots d’encre. Paix à leur âme. Mais pas à la mienne, visiblement, vu que je suis censée les avoir toutes dans le crâne.

A propos. Jamais trois sans quatre. Réadaptation du proverbe dans le cadre d’une dégustation de gâteaux hybrides macaron-cookies.

Remplissage. Voilà.

Not to be missed. Prochain spectacle d’Eleganza à Saint-Tropez jeudi prochain ! La dernière répétition a eu lieu hier. 5 heures pour s’achever les mises au point. Knock on wood.

On râle toujours pour la forme, mais être tagué est toujours plaisant, cela montre qu’on a pensé à vous. Qu’on essaye de vous tirer le vers du nez et un post de plus. Alors rajoutons quelques maillons à la chaîne :

>> Bulle, 6 danseuses à la place de qui tu rêverais de te réincarner, ou 6 extraits de ballets que tu rêves d’interpréter. Si, si, c’est possible, t’es taguée depuis le tag que j’ai reçu d’Inci. ^^

>> Melendili, 6 questions existentielles du moment (c’est-à-dire de toujours), ou 6 concepts perso à développer (avec copyright gratuit pour ma pomme)

>> zED, 6 photos khâgneusement vacancières, ou 6 métaphores filées enfilées.

>> Miss Me, 6 articles avant les prochaines vacances. Non, mais, c’est quoi ce travail ?

>> Dre, 6 écrits pasteurisés à la mode sauce australienne allégée. Le régime étant tout officiel, tu as le droit de relever de métaphores, ce sera plus goûtu.

>> Au glougloutant flan bavarois, 6 bonnes raisons de s’être fait la malle sans laisser de lien.

 

 

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31 décembre 2007

Le poids du luxe

Etre classe… pour les marques de luxe, il semblerait qu’il s’agit de ne pas l’avoir, mais d’avoir leurs produits à eux. Vous n’êtes plus classe grâce à ce tailleur Chanel que vous portiez divinement, mais grâce à ce sac Dior où les CDs sont plus nombreux que les disques sur les étagères d’un mélomane. D’une marque qui était un certain repère, on a fait un poinçon qui estampille une classe… sociale, bien plus que le charme de l’élégance. Du coup les marques s’affichent par leur sigle plus que par la coupe ou le dessin, et leurs clientes prennent des poses sans avoir l’attitude requise. Sentiment d’imposture ? Les dos s’arrondissent. Les épaules se voûtent. La clef de l’énigme ? Peut-être se trouve-t-elle dans la publicité desdites marques. Puisque le style ne se vend pas avec la marque et que cette dernière signale à des effluves à la ronde que cela pue le nouveau riche, la nouvelle tendance semble être de minorer ce luxe. Au lieu d’être en osmose avec les richesses et d’y trouver un écrin, on est bien décidé à montrer du dédain pour cette richesse qu’on a tant convoitée.

 

chanel

Coco mademoiselle la joue mutine pudique. La classe du chapeau melon sans la vulgarité des bottes de cuir. Coquine sans être aguicheuse. Savant mélange, mais pas si bien assumé –ou trop joué. Et que je t'arrondis les épaules.

 

Lorsque le pathético-lyrique prend le devant de la scène au théâtre, c’est encore pire. Elle a beau décrocher une étoile, la Juliette de Guerlain languit à la façon d’une jeune fille pulmonaire. Le romantisme éthéré se veut langoureux, il est surtout avachi, et la traîne n’a jamais aussi bien porté son nom. Juché sur son escalier de secours Art nouveau, l’oiseau de la nuit traduit par la courbe de son dos le point de votre interrogation. Où est passé le port de reine ? Les courbes sont belles lorsqu’elles sont naturelles, pas négligées. Un dos voûté ne remplacera jamais une belle chute de reins.

 

 

Quant à Miss Dior (décidemment, si la jeunesse coûte cher, elle ne vaut rien), on est au ras des pâquerettes –rendues invisibles par un gazon tondu si ras qu’on pourrait jouer au golf dessus. Miss Dior vit dans une maison blanche en miniature, un jardin taillé au cordeau, elle est belle, a une robe ravissante, un coup de pied de malade, a ôté ses chaussures comme pour gambader follement sur la pelouse (certainement pour fêter les découvertes de sa virée shopping – ce qui expliquerait aussi le mal aux pieds), et non – elle est tassée comme la petite vieille qu’elle deviendra et arbore déjà une gueule d’enterrement. Toute la misère du monde pèse sur ses épaules. Pas facile d’être riche – ni de porter une robe vaporeuse sans avoir l’air habillée d’un rideau (seule un mannequin de Givenchy peut alors être hot couture). Soit chérie et tais-toi redresse-toi.

 

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24 décembre 2007

Fée d'hiver : un danseur écrasé par un molosse

 
Fée séchée - Brian Froud
 
Illustration : Les fées séchées, de Brian Froud * 
 

    Exceptionnellement, j’arrive en avance à la gare. Exceptionnellement, parce que plus vous êtes proches, plus vous courrez, ayant toujours l’impression que vous y serez en un saut de puce. En avance, donc, je vais faire un petit tour au Relais de la gare pour échapper aux effluves chimiques et alléchants des boulangeries pour voir les nouvelles parutions des journaux de danse. Cette espèce précise de magazines est particulièrement difficile à localiser, souvent à côté de la musique, mais pas toujours, toujours caché derrière d’autres revues, en revanche, de sorte qu’en deux millimètres de couverture, vous devez  deviner le D de Danser ou Danse ( noms d’une folle originalité, j’en conviens), à ne pas confondre avec le B de Ballet 2000 (qui me fait irrésistiblement penser à une vieille enseigne de produits surgelés Gel 2000 –vive Picard au passage- et qui paraît encore plus ridicule depuis que nous avons dépassé l’an 2000, un peu comme un film de science-fiction qui aurait mal vieilli).
    Je fouille donc du regard les étagères du relais à la recherche d’une trace de danse, puisque tel est mon dada (et mon sujet, ne l’oublions pas après une digression fort peu à propos – comme toute digression, me direz-vous, et vous aurez raison). Je recule de quelque pas pour avoir une vue d’ensemble de la mosaïque de titres. Encore un pas, puis je m’arrête, sentant une présence derrière moi. Une espèce de molosse trône immobile derrière mes mollets. S’il était en faïence, il ferait un presse-papier admirablement  proportionné au tas de journaux sur lesquels il siège. Mais il est bien en chair et en os (surtout en os dentaires, si vous voyez ce que je veux dire), et écartelé sous sa patte, le danseur en grande sissonne de la couverture de Ballet 2000 ressemble à un insecte écrasé. J’ai trouvé ce que je cherchais, mais comment dire… il est l’heure d’attraper mon train qui entre voie G comme Gérard (il faudrait d’ailleurs que la SNCF pense à une petite mise à jour – quoique déjà, on n’a pas voie C comme Françoise).

 * c'est à ça que m'a fait penser le danseur écrabouillé

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18 décembre 2007

Effeuillage

Personnages féminins préférés
La Bouvillon (this is a (private) joke)
Hermione
Catherine, dans Wuthering Heights
Antigone – ce doit être le petit côté adolescente rebelle que je n’ai jamais été
Anne dans la saga de Lucie Maud Montgomery
la Marquise de Merteuil

Personnages masculins préférés
Malaussène *boulet power*
Aurélien dans le roman éponyme d’Aragon
Heathcliff
Le Vicomte de  Valmont
Artemis Fowl Je veux lire le cinquième tome. Pourquoi diable WH. Smith l’a classé dans les lectures pour les 8-12 ans ? Je me suis sentie tellement idiote devant le rayon que je ne l’ai pas pris. Je récidiverai.

Personnages asexués
Dobby !
Malfoy, quand il fait « l’extraordinaire fouine bondissante »
Folly, le Centaure à l’humour grinçant dans Artemis Fowl

Personnages féminins détestés : le bal des chieuses
Le Princesse de Clèves
Emma

Personnages masculins détestés
Julien Sorel, au risque de m’attirer les foudres du Teckel
K.
Bardamu


Le plus bel ouvrage de ta bibliothèque ?
Ca veut dire quoi ça ? Celui avec les plus belles photos (un livre de danse, alors) ? Le mieux relié ? Ce serait alors sans conteste les deux tomes des Misérables que j’ai empruntés à mes grands-parents et oubliés de rendre. Un cuir souple et bien travaillé, un papier marbré pas vraiment assorti, mais une reliure qui au final tient bien en main et se lit avec plaisir.

Le plus volumineux ?
Le livre de Sylvie Guillem, qui fait au bas mot 4 kilos et à côté duquel les cartoons du New Yorker paraîssent avoir rétréci au feuilletage et les dictionnaires jouer dans la catégorie des poids plumes.

Le plus ancien ?
Sûrement celui de mes grands-parents. On est plutôt folio de poche, ma mère et moi.

Le plus petit ?
Un sur Van Gogh, plus petit qu’une allumette.

La bibliothèque brûle, les dix livres que tu sauves ?
Mes livres dédicacés par Daniel Pennac et les livres de danse épuisés que je ne retrouverai plus, comme celui sur Noureev.

L’ouvrage le plus énigmatique jamais lu ?
Peut-être les Chroniques de l’oiseau à ressort, de Haruki Murakami. Mais j’ai beaucoup aimé.
Non, véritable énigme, qui pourrait aussi aller dans la catégorie des malsains : Piège pour Cendrillon de Japrisot, dont on ne connaît qu’Un long dimanche de fiançailles à cause de son adaptation cinématographique. Pourtant, Piège pour cendrillon, qui n’a rien d’un conte de fée, le surpasse largement. La narratrice se réveille défigurée et amnésique après avoir réchappé de sa maison en flamme. Sa sœur est morte dans l’affaire. Mais voilà, l’incendie est criminel et c’est nécessairement l’une des deux sœurs. La narratrice ne sachant plus qui elle est  ne sait pas si elle est la victime réchappée ou la meurtrière de sa sœur – une construction vertigineuse, tout l’entourage mentant pour diverses raisons, impossible de faire jour, renversements successifs, mais in fine, tout est possible. L’énigme absolue : aussi horrible que brillant. Machiavélique !

Le plus malsain ?
 « There is no such thing as a moral or an immoral book, books are well-written or badly written, that is all » Wilde avait raison – ou alors il lisait trop de choses malsaines mal écrites.

Le plus bouleversant ?
Le joueur d’échec
de Stefan Zweig. Ca vous met dans un état proche de celui du héros : une folie fiévreuse.

La plus belle histoire d’amour jamais lue ?
Malgré une fréquentation assidue des Cœurs grenadine et des Toi+moi dans ma prime jeunesse, rien de s’impose à mon cœur de pierre. Ou alors une histoire d’amour imaginaire d’un jeune homme qui collectionne les autographes d’une vieille actrice, The autograph man, de Zadie Smith. Ou alors celle de Mathilde dans Un long dimanche de fiançailles. Ou plutôt Wuthering Heights.

Les livres les plus difficiles à obtenir ?
La poésie de Brautigan en anglais. Toujours pas trouvé. D’ailleurs, appel à témoin…

Le plus inattendu ?
Aurélien
 ? (M’a donné à nouveau envie de lire) Du côté de chez Swann ?
Ah non, j’ai trouvé ! Le Nuage en pantalon de Maïakovski. Pour qu’une traduction soit si enthousiasmante, avec des images décalées, c’est que le texte russe doit être extraordinaire. 

 Le livre que tu n’arrives pas à finir ?
Si c’est une question de temps, Peter Pan, mais sinon je finis toujours mes livres, question de principe. Après je les critique en toute liberté ^^

Le livre le plus lu ?
Harry Potter ou Antigone (si on exclut Entorse à la patinoire)

Le livre arrivé de manière imprévisible ?
La bibliographie des bouquins de philo à lire pendant les vacances. Plus que je n’ai jamais lu de livres de philo de toute ma vie. Pendant les vacances. Les vacances, c’est ma vie (et de ne pas bosser, c’est mon choix ; ah oui, la prépa aussi, merdum) [Le correcteur orthographique me propose « merdre » à la place de « merdum ». Jarry a poussé la blague jusque sous Word ! De par ma chandelle verte !]

Le livre que tu feuillettes le plus ?
Les dictionnaires – ou la Physique d’Aristote, mais ce n’est pas à mes heures perdues.

 Livres lus en cachette ?
Pas que je me souvienne.

Le plus amusant ?
Daniel Pennac !
et pour les enfants, puisqu’il en est ainsi : Artemis Fowl !

 Qui voudrais-tu voir répondre à ce questionnaire ? 
- Melendili, on peut toujours croire au Père Noël. En même temps, tu pourrais crier ton amour pour Darcy et vilipender la Princesse. 
- Le Vates, bien que son blog ne se prête pas vraiment aux questionnaires. Y’a des gens qui savent écrire, merdre. (mais pas l’inventeur de « merdre »)
- Kebina !
- Oxymore
- Aleks, comme cela tu pourras nous reparler de la Nouvelle Héloïse ^^
- Miss Me, pour voir si les scientifiques lisent – bah quoi, sors ton quatrième degré. J’ai hâte de voir des trucs du genre Physique nucléaire en dix tomes et un appendice. XD

 

 

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08 décembre 2007

L'anticonformisme du conformisme

Raisonnement en images - parce qu'après un début de révisions de philo...

1- L'anticonformisme.

 

2- Le marketing ramène sa pomme.

 

3- Le conformisme de l'anticonformisme. 

 

4- L'anticonformisme du conformisme.

 

5- Ou la dérision du demi-habile *philosophical revisions power*

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29 octobre 2007

Soyons snobs et polyglottes !

Cet article sera placé sous le signe de l’ « Unheimlichkeit ». 

-         Mais comment ? Retirez-moi ces guillemets ! 

Cet article sera donc placé sous le signe de l’Unheimlichkeit

-         Mais enfin, nous savons lire, ce terme est parfaitement compréhensible. 

Cet article *respire un grand coup* sera donc peut-être placé sous le signe d’une inquiétante étrangeté. 

-         Traduction ?! employez donc le … 

Ta gueule. Terme allemand. Justement, tout le monde n’est pas obligé d’en avoir fait, ni d’avoir lu Freud. « On dirait que vous employez des termes étrangers pour faire chic. » nous sermonne la tortue (professeur de philosophie), peut-être deux minutes après avoir exposé une petite théorie sur la praxis. « Quand on emploie un terme grec, par exemple, il faut en préciser le sens et expliquer ce que le mot d’origine apporte de plus. » L’hôpital qui se moque de la charité. Ou peut-être devrais-je dire charity ?
    Il semble en effet que, pour être dans le hic et nunc (in ? mais c’est terriblement out, mes agneaux !), il faille employer à tout crin quelque expression étrangère. Comme si de rien n’était, si vous avez la classe du polyglotte ; en soulignant le mot, même et surtout si c’est à l’oral (en âjoutant des âccents circonflêxes pârtout), si vous avez la gouaillerie du snob. Certes le terme dans sa langue d’origine est parfois plus ad hoc. Il y a cependant un kairos du bon mot. Le louper, c’est montrer que vous manquez cruellement d’une constructive imagination : voilà la porte ouverte à la fétichisation du substantif et la fermentation débridée de la substance ! Vous auriez bien besoin d’un esprit de fairness, pour juger en tout probité de ce qu’apporte le terme étranger. Traduire, un processus de falsification. Laissez-moi rire. Surtout lorsqu’il s’agit d’un mot transparent. Mais vous avez raison, transparent, on risque de ne pas le remarquer : astiquez-le un peu, qu’il brille d’une aura strange.

   Moralité : Tout ceci n’est que jeu de Legos, pardon de logos. Saupoudrons joyeusement notre logos de termes tombés de tous les dictionnaires bilingues que nous pourrons trouver – c’est le crème de le crème, isn’t it ?

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03 septembre 2007

Entraînement avant les fiches de la rentrée

1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne :

Vous n’allez pas me croire, mais ayant rangé mon bureau, aucun livre ne traîne dessus. Je vais tout de même vous chercher ce que je lis en ce moment : « Tomorrow, as he purposes ». Réplique non intemporelle de Macbeth.


2) Sans vérifier, quelle heure est-il ?

Je viens de regarder il y a quelques instants, il était déjà 9h13, donc je suppose qu’il est 9H15

 
3) Vérifiez : 09H17, c’est ça de taper trop lentement

 
4) Que portez-vous ?

En jyjama. Le 3 septembre est encore une journée de vacances.


5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?

J’étudiais de près la police qu’a choisi Elendili pour son titre de blog, mais il n’y a rien à faire, j’ai essayé toutes les polices en réserve, normal ou en gras, et ma vignette n’est toujours pas exactement conforme à son titre. Voilà, vous venez de comprendre pourquoi il me faut tant de temps pour réaliser des liens-vignettes.

 
6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur ?

Da di da di dou… Took a ride to the end of the night where no one ever goes… MIKA !

 
7) Quand êtes-vous sortie la dernière fois, qu'avez-vous fait ?

Acheté des chaussures et un album photo –orange- pour ranger tous mes clichés de danse qui traînaient. Je vous expliquerai une autre fois pour quelles raisons mieux vaudrait en oublier les premières pages. 

8) Avez-vous rêvé cette nuit ?

Oui. Je me souviens que c’était gore, mais je ne me souviens plus pourquoi.

 
9) Quand avez-vous ri la dernière fois ?

Hier soir, parce que je suis très bon public. Et que l’être suprême, a les cheveux oranges ^^

 

10) Qu'y a t'il sur les murs de la pièce où vous êtes ?

Vision panoramique : une affiche Capezio, une reproduction d’une sculpture de Camille Claudel, des publicités pour Folio « vous lirez loin », pour Kafka sur le rivage (merci Elendili ^^), pour la revue Danser, une pochette orange estampillée Opéra de Paris, une photo de moi en grand jeté, des photos d’amis (va falloir penser à refaire des tirages d’ailleurs, il manque mes HK adorés), une autre photo de danse que j’ai du arracher du catalogue Attitude, des cartes postales opéra, avec une intruse de Doisneau, des cartes postales « graphiques » de danseuses africaines, l’affiche du spectacle Eleganza, un marque-page de l’exposition Walt Disney au Grand Palais et le ticket d’entrée correspondant, deux cartes postales repro de tableaux, mes 18 ans avec ma mère et mon beau-père à une table du Moulin Rouge et bien sûr… la photos de classe de l’HK1 !
Assez facile à deviner, je suis dans ma chambre.

11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?

Je me fais faire sur mesure ce Eastpak orange fluo que j’ai vu en juin dernier et qui est maintenant introuvable ! GGgggrrrr (le orange qu’ils proposent à présent est plus terne que mon turquoise délavé)

12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ?

Hier à la télé, le Cinquième élément. Il est à noter que je n’ai pas vu beaucoup de films mais que la télévision s’opiniâtre à repasser les rares que j’ai déjà vu – avec une prédilection pour les Bruce Willis. Sinon, au cinéma, c’était Harry Potter.

13) Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?

Mon bureau rangé.

 

14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?

Inutile, comme tous les questionnaires. Amusant, comme tous les trucs inutiles.

 

15) Dites-nous quelque chose de vous que ne savons pas encore :

Les tuiles du toit d’en face sont luisantes de pluie.
Que voulez-vous, je passe mon temps àraconter ma vie, vous savez déjà tout, mes agneaux.

 

16) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?

Kill the baby !!

 17) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ?

Kill the baby !! Et pas de Kenzo, comme je l’ai entendu sur la plage.

 

18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ?

Tant que ça ne dépasse pas la pensée… je me verrais bien en Autriche, en Angleterre, aux US et plus encore au Canada. Mais je suis aussi bien là où je suis.

 

19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?

« Je suis désolé, un corps, c’est violent. » [private joke LS1, c’est la puissance MLD… « Dieu s’avère être le nom que l’on donne à la pensée » et  tout ça… ]

20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?

Pourquoi on me coupe l’herbe sous les doigts ? Je supprimerais la culpabilité pour une khâgne sereine. Elendili a raison, on a la conscience trop développée.
D’une façon plus pragmatique, je suis d’accord avec Miss Bulle qui m’a refilé ce questionnaire et qui ordonnerait « l’éradication des poils ». Ca sent la remarque de danseuse.

 

21) Aimez-vous danser ?

Je m’en sortirai par une pirouette.

 

22) Georges Bush ?

Un politique qui semble avoir autant de plomb dans la cervelle que le désert australien dont il porte le nom est vide.

 

23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?

Le cinquième élément, ce questionnaire se répète.

 

24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?

Inci, sans hésitation.
Elendili, si tu ne l’as pas déjà fait un jour (il traîne sur la toile depuis pas mal de temps, tout de même).
Misty, la nouvelle khâgneuz du web
Miss Me, cos’ I miss you – enfin tes posts, hein, pas d’ambiguïté

 

Question subsidiaire – comme au loto : et le numéro complémentaire

25) (Ou comment se parler à soi-même en faisant à la fois question et réponse)

Quand vas-tu te mettre à bosser ? Question rhétorique.

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24 août 2007

Collection d’aiguilles trouvées dans des bottes de foin

     Voici les mots-clés qui ont apparemment ouvert la porte de ce blog cette année (je compte en année scolaire, le premier janvier reste purement artificiel pour moi).

 

     Curieusement, la recherche la plus récurrente concerne les « expressions canadiennes », au pluriel, au singulier, pluriel voire singulier-pluriel désaccordés. Si quelqu’un se sentait l’âme d’établir un dictionnaire français-québécois en ligne, il semblerait qu’il aurait donc beaucoup de visiteurs – un créneau à prendre, m’sieur dame !



Les questions métaphysiques de ceux qui n’ont jamais vu le Roi Lion :

« acounamatata signification »

« acounamatata probleme »

Acounamatata, cela signifiiiiie que tu vivras ta viiiiie, sans aucun souciiiis, pilosophiiie, acounamatata ! (il pleut déjà, pas d’inquiétude).

Les disciples de Mickey :
« mimylasouris », « mimy » :  Ich bin’s !
« police de caractère souris gruyère » : mon petit coco, les polices, c’est sur dafont, tout le monde sait ça. Mais comme je suis zentille, je t’ai même trouvé la bonne page.
« dessin de cube de gruyere à colorier » : courage, l’Art est  la portée de chacun.
« dessin de souris » : Mickey, Minnie ou Jerry ?

Les amis morfales :
« chcolate catbury » (morfale anglais, I daresay) : l’omission du « a » traduit l’avidité de la requête.
« mise en bouche » : un fin gourmet !

A la plancha :
« hernani hossein » rassurez-moi un instant, chers camarades hypokhâgneux : la vidéo que nous avons cette année n’était pas une mise en scène de Hossein, hein ? Après avoir vu Antigone, ça me fendrait le cœur.
« cymbeline » ça, c’était un grand moment

L’ « hypokhâgne », ça vous gagne !
« cerveau » surgelé ou en conserve ?
« bachotage » : le bachotage sur les blogs, c’est bien connu, c’est encore mieux que les profils msn.
« bescherelle » un incontournable lors de l’annuelle révision de la conjugaison latine – soyez honnêtes, maîtrisez-vous vraiment le subjonctif plus-que-parfait des verbes irréguliers dans leur traduction française ?
« exercices sur la focalisation », celui-ci revient sans arrêt. Je compatis, ce sont des exercices ennuyeux au possible, mais ô combien utiles par la suite.
« histoire geo » « Ecrire l’histoire, c’est mettre la pagaille dans la géographie », Daniel Pennac.
« histoire et sa grande hache explication » : certains ont le cerf-volant.

Les dance-addicted :
« danseuse » vous admirerez la précision de la recherche – très point(u)e

« sylvie guillem » « russell maliphant » un grand moment… s’ils passent, foncez. Enfin non, ne foncez pas, je préfère qu’il me reste une place.

« jérémie bélingard » « dorothée gilbert » : vous croyez que si j’ajoute la nomenclature de la troupe de l’Opéra, j’attire un nouveau lectorat ?

« le lac des cygnes de matthew bourne » à voiiiiir

« compagnie eleganza » le début de la gloire, ou plus probablement la visite de l’une du groupe.


Les artistes :

« dessin » : recherche aussi pointue qu’une mine mal taillée.

« bleu klein » pourquoi n’hérité-je pas plutôt des  impressionnistes ou des préraphaélites ?

Ceux qui profitent des vacances pour faire des travaux manuels :
« broder avec des paillettes » : toutes mes condoléances.
«  coudre paillette » : si « paillette » est bien au singulier, tu devrais t’en sortir.
« collier en” : complétez suivant votre envie, budget et/ou habileté : collier en perles, or, argent, coquillettes.

Ceux qui  ont besoin d’être redirigés :
sncf” : je sais que leur site est une véritable panacée, mais je ne pensais pas qu’il était si mal référencé que l’on tombe plutôt sur mon blog. Si le mauvais temps ne vous a pas découragé pour prendre des billets et subir cinq heures de mômes braillards, c’est ici. Si vous souhaitez  trouver un compagnon pour déverser votre bile, c’est .
« celine knidler” : j’apprécie énormement ses photos et ses texts, malheureusement son blog a été fermé. En consolation, vous pouvez toujours acheter le livre qu’elle a mis en vente sur internet ou prier pour qu’à la sortie de ses études, elle soit embauchée par un bon journal, afin de retrouver sa brillante plume.
« fou rire » « rire » : elle vous fera rire mieux que moi.

Et aussi :
"tom hiddleston » : deux questions : qui est-ce ? Comment un tel mot-clef  a-t-il pu conduire ici quand, selon toute probabilité, je ne l’ai jamais inséré dans aucun post ?
« oubli » : je veux bien que ce blog soit un dépotoir, mais ce n’est tout de même pas les objets trouvés.
« thanatona » en ajoutant « utes », vous obtenez le titre d’un livre de Bernard Werber, qui n’est pas son meilleur mais se laisse lire.
« cimetier » e(uh) non, je ne suis pas une pseudo-gothique fascinée par la mort. En revanche, j’irai bien visiter le cimetière du Père Lachaise, où je n’ai toujours pas mis les pieds – et je préférerais avant que d’y entrer les pieds devant.
« adept du tutoiement », à part sur les blogs, je serais plutôt adepte du vouvoiement, ne vous en déplaise.
« bon courage » : merci.
« noël » :  me laisse rêveuse…
« martiens » : chez moi, les petits hommes verts se limitent aux avatars de msn.
« fou » : très possible

 

[Quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi les guillemets se mettent tantôt à l'anglaise tantôt à l'italienne et encore à la française ? (est-ce ainsi que cela s'appelle d'abord?)]

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14 juin 2007

La Comédie humaine (virtuelle)

All the world is a stage
and all the men are merely players.
All have their exits and entrances
and one man in is life plays many parts
.”

De tête, citation de Shakespeare,
je ne prétends pas à l’exactitude.

 

       L’éternelle métaphore théâtrale qui commence bien avant le côté cour de La Bruyère n’a toujours pas perdu en vigueur. On se met encore et toujours en scène.

           Les pseudos et avatars sont autant de personnages, la distribution est illimitée et le casting peut être modifié à la moindre envie. Tous sont plus ou moins des flat characters  facilement identifiables, par les quelques lignes de présentations, des couleurs ou des tocs comme la consommation de granolas, chocolat, dinausorus ou des ovni aux noms exotiques de Gaffiot ou Baillit. Les liens sont rarement précisés en début de pièce, plutôt dans les commentaires qui suivent chaque saynète. On se voit également hors de la scène sauvage mondiale (mais au public réduit), dans les coulisses d’msn.

               Les petits bonhommes verts déclament certes moins de tirades, mais la stichomythie va si bon train que les quiproquos s’enchaînent
. Les conversations msn ont souvent autant de sens qu’une pièce de Becket sans que les auteurs ne possèdent les rouages de la grammaire – ne parlons pas de l’orthographe. Si vous saupoudrez le tout de coquilles, c’est croquignolet. 

Point de vue scénario, les stage directions des blogs sont plus que jamais à la mode. L’italique a été abandonnée au soulignement didactique/emphatique/ironique de telle notion-clé, mais la didascalie nous met des étoiles plein les yeux. C’est un mode de mise à distance pratique ; une troisième personne impersonnelle endosse le ridicule du pathos ou du comique soulevé. Dans la constellation des étoiles, on peut pêcher des grandes manifestations d’émotions, *renifle bruyamment*, *essuie une larme* ; un masochisme virtuel et donc sans souffrance, *se fout une claque*, *méchant Dobby, méchant* ; des humeurs diverses et variées tels que *mode curieuse on*.  

 N’oublions pas en fin de représentations les applaudissements. Quelques larmes aux beaux passages de pathos, et puis les per-sifflements ou les bravos, à grand renfort de points d’exclamations et de smileys. Toujours maintenir une grande connivence avec son public. Et puis engager la conversation avec un metteur en scène, c’est toujours espérer qu’il accepte son texte, vienne voir sa pièce. 

Dès lors, il va sans dire que la tragédie des pseudo gothiques tourne rapidement à la comédie. Hormis pour les artistes que l’on lit/regarde/écoute avec le silence respectueux habituellement réservé aux auteurs panthéonisés, l’ironie est le maître mot. Une ironie très typographique où les lapsus sont barrés de manière révélatrice et les doubles sens ont le vent en poupe. Sans parler d’une parenthésite aiguë et d’un abus des points de suspension. Et puis la culture, les références… nous sommes très référencés, et nous aimons à le faire savoir. Mes entrées ne sont pas aussi loufoques que d’autres, mais j’ai récemment été googlisée par « bachotage » (c’est de saison, mais non pratiqué par ma pomme) et « porte jartelle » (je décline toute responsabilité en cas de déception).  

 
       Enfin le rideau se ferme : l’écran d’ordinateur fait mal aux yeux. Surtout les monologues not to be de ce type, en police 4.

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07 juin 2007

1/ Films d'action

            Parce que j’adore les incohérences logiques, les répliques qui tuent et la gueule d’un Tom Cruise ou d’un Bruce Willis et que je n’ai pas envie de bosser, je regarde facilement les films d’action que nous offre la sublim(inal)e programmation de la petite boîte aliénante. A l’occasion d’Une journée en enfer, de Mission Impossible 3 et d’autres films dont j’ai oubli » le titre, je me suis fait cette réflexion, qu’au fond, il n’y a rien de plus doux qu’un film d’action. Je vous assure.

L’action

      C’est en réalité l’élément le moins déterminant. La technique permet des explosions au sublime dégradé jaune-rouge, des chevauchées délirantes sur les toits new-yorkais, des contre-jours dans la fumée pour renforcer le mystère et la force du héros. L’action n’organise pas le film, elle le remplit. L’écran par les couleurs, le silence par le bruit des coups de feu.

La logique incohérente du film d’action

       … au service du pathos. Le héros a sauté du haut de quarante étages en remarquant négligemment à la réception que ses tendons sont moins souples qu’à ses vingt ans, une balle est fichée dans son biceps gauche, et il se fait tabasser la tête contre un mur depuis un quart d’heure, mais il est toujours frais comme un gardon pour se porter au secours du dernier otage. Il a essuyé une fusillade en serrant les dents et ses petites fesses musclées, tout va toujours pour le mieux. Mais il est besoin d’une petite faiblesse, vous comprenez, même les grands ont leurs faiblesses. Le réalisateur décide alors arbitrairement de placer là une petite touche véridique : après avoir marché pieds nus sur du verre, le héros pisse la sang, il est à l’article de la mort jusqu’à la prochaine explosion.

       … les explosions et les fusillades, parlons-en. Le mec est arrivé dans le centre commercial ou le building en touriste. Et quand la fusillade commence, il sort discrètement un bazooka de sous son polo Lacoste, attention, je voyage toujours léger. Ca tire en tous sens pendant des heures, et pourtant, il n’y a aucun Gavroche pour aller ramasser les balles perdues. On tire de bon cœur, soyons généreux dans le feu de l’action. Quand soudain, soudain, c’est la panique. Bruce Willis n’a plus que deux balles dans son chargeur et trois ennemis à abattre. Le suspens remonte. Mais c’est sans compter sur l’ingéniosité de l’homme : analyse psychologique de l’ennemi pour jouer à l’arroseur arrosé ou quelques zooms bien ciblés pour vous indiquer LA solution : mais si, mais si, il suffit de tirer sur les câbles électriques pour qu’ils se détachent et aillent engoncer les palmes de l’hélico qui fournit ainsi le bouquet final, la superbe gerbe de feu bouillonnant, comme du lait oublié sur le feu.

       J’ai beaucoup aimé aussi dans MI 3 Tom Cruise qui capte au 25ème sous-sol d’un quartier chinois aux maisons en feuilles de papier mais n’a pas de réseau en plein Shanghai.

Lieux, temps

       Le lieu doit être clos, toujours. Attendez, ils sont cultivés les scénaristes, ils ont lu les Dix petits nègres d’Agatha Christie, on ne change pas une formule qui gagne. Le lieu doit être abondamment pourvu de conduits glauques, de recoins inattendus, de passages secrets et de coffres forts –la motivation du méchant, qui est forcément un être vénal. La présence de verre n’est pas à négliger, elle offre une possibilité de subtils jeux de reflets (pour localiser son agresseur quand  il ne reste qu’une balle dans le chargeur, c’est crucial) et surtout, ce matériau produit un bruit incomparable à l’explosion.
        La période. Noël de préférence. Pour le contraste, bien évidemment, de l’œcuménisme ambiant avec les déchaînements de haine, pour la déco, et pour marquer le triomphe des valeurs d’une fête familiale. Après avoir fait joujou avec son flingue, quoi de plus reposant en effet que de saisir une arme blanche pour découper la dinde traditionnelle ?

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12 avril 2007

Arte s'encanaille

          
        Arte, la plus culturelle de nos chaînes, comme il convient de l’appeler,  a du exploser son record d’audimat avant-hier soir avec les Liaisons dangereuses !... et John Malkovich. Cette adaptation est aussi géniale que le livre, ce qui n’est pas peu dire. La cinquième est sortie de son rôle d’écolier sage pour s’offrir un pupitre un peu plus libertin. 

Preuve s’il en est qu’Arte ne diffuse pas que :
-         des reportages sur les horreurs de la guerre en bilingue français-deutsch. On a d’ailleurs pu constater que le bilinguisme d’Arte n’est efficace que dans ces deux langues : le franglais des Liaisons dangereuses était inaudible tant que l’on n’avait pas bidouillé tous les boutons de la télécommande. Et quant à enregistrer le film, il ne faudrait pas non plus trop en demander.
-         Les secrets du désert arctique. Et d’abord, mon frigo en fait très bien le vent des steppes d’Asie centrale.
-         Les animaux de la savane. Le roi lion non inclut, nous sommes sur une chaîne culturelle.

 Arte, c’est aussi merveilleux pour :
-         les ballets, la seule chaîne à les diffuser. Et quand on a Lucia Laccarra en gros plan, je vous prie de croire qu’on peut bien souffrir que le rôle des femmes peules dans le nord Cameroun soit inscrit au programme. [private joke LS1, puisque c’est un des passe-temps de notre professeur d’histoire.]
-         un reportage sur la restauration des statues du château de Versailles, trouvé au hasard de la zappette, un soir de grande solitude, à manger un bol de céréales devant la télé. Enchaîné avec un reportage sur un groupe de musicien qui remontaient un opéra de Marc Antoine Charpentier. Je ne suis pourtant pas fan de ce genre de musique baroque, mais en se laissant emporter, c’est tout de même assez beau… En fait le côté crispant des petites notes que semble tirer un archet de vos nerfs disparaît quand on plonge dans la musique, et que l’on ne se tient pas au bord de l’oreille, à se faire éclabousser par le clapotis de l’eau.

      En fait, je crois que le plus grand problème de la chaîne, ce sont les voix off qui n’ont jamais aussi bien porté leur nom que sur la 5 : on les dirait à l’agonie. Ou alors c’est l’émotion face à l’étendue du désert. Ou la sensualité du trait de telle peinture, filmée en travelling – enfin, on travel surtout en esprit, puisque le ralenti est devenu le rythme normal. Ce doit être la patience du concept - aussi long que de séduire la Présidente de Tourvel, en fin de compte.

 
 
Ce n'est pas leur faute. 
 

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14 février 2007

No eye-candy

 

... variante de

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02 juillet 2006

Monde de fous... pardon, de foot.

          

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          On m’avait pourtant seriné au code que l’emploi du klaxon est très restreint. Surtout pas en agglomération, sauf en cas d’extrême danger. En quoi un objet volant identifié constitue-t-il un danger ? Surtout lorsqu’il a été repêché en toute sûreté par les mailles d’un filet. Mais allons droit au but. Quelques morceaux choisis :

Dans le train (quelques ralentissements déjà, du retard encore) Ding la la… ( la cause du retard ? *espoir naïf* ). Mesdames et messieurs, votre attention s’il vous plaît. Ceci s’adresse aux amateurs de football : le Portugal a marqué contre le (je ne sais plus) … suis l’énoncé du score (vous n’espérez tout de même pas que je stocke ces données dans mon cerveau !)

Magasin de sport. Une mère veut acheter un ballon de foot pour son fils (absent). Un vendeur passe et lui signale que les ballons des pays perdants sont à 2 € au lieu de 8 €.
Remarque de la sœur : Oui, mais il va vouloir la France…
Réplique du vendeur : Vous n’avez qu’à repasser lundi…

J’aime ce vendeur. Vraiment. Même s’il a été un peu trop optimiste. Nous n’avons pas échappé au concert à la cacophonie de klaxons. C’est la goutte d’eau qui fait déborder la coupe et donne les boules. Cependant par chauvinisme, on ne dit pas « tapage nocturne » mais « manifestation de joie populaire ».
- Bah oui, « nous avons gagné »
- … ah bon ? Parce que vous, vous avez couru après la balle et vous n’êtes pas resté le cul collé à votre fauteuil ? Première nouvelle. 

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16 avril 2006

Il n'y a pas qu'oeufs dans la vie, y'a Pâques aussi.

medium_chocolat.jpg

Je vous invite à cliquer ici pour voir la déco de circonstance de G.Mike et puis pour des souris en chocolat.

12:40 Publié dans D'autres chats à fouetter | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

13 avril 2006

Ceci n’est pas une note…

… mais un lien. En effet, si vous avez suivi le menu, nous en sommes au fromage et à ses promesses fumantes. Le site qui m’a bien amusée ces derniers jours est une sorte de Pictionnary (ou Dessinez c’est gagné, suivant les familles) en réseau. Les parties sont relativement courtes et c’est assez amusant. Entrez un pseudo et un mot de passe, cliquez sur l’onglet "french" (à moins que vous ne soyez un Lord égaré, auquel cas je suis très heureuse de vous accueillir parmi nous moi ) et choisissez une partie. Heureusement que j’ai ma palette graphique, parce que ce n’est pas évident. Pour ceux qui auraient un peu de mal, pas de panique, il n’y a pas que des artistes, loin de là (ou alors très Picasso dans sa période décontructiviste [ça ne veut rien dire, et alors ?]).

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09 mars 2006

Words of mouth

Je prends le relai d'Eph-K. Il s'agit de montrer une page d'écriture. Alors je joue à la flemmarde et je vous mets une page d'histoire que j'ai scanné il y a peu. Ce n'est peut-être pas le meilleur exemple, vu la rapidité des cours, mais je suis sûre que vous allez être littéralement et littoralement pas-si-o-né par la façade atlantique des Etats-Unis. Well, you should.
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Je passe le relais à Dre, wonderful Alice in wonderland, Olymbia, Chtoune, Poulet fou, chocolâ, belette, Melimelo, doll, Laure Z, boulettebulette et l'enfant fou, il est temps que je commence à vous embêter un peu.

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27 février 2006

Le pas qui tue

 

medium_securite_routiere.jpg
 
        « On est pas là pour se faire écraser » clame le nouveau slogan pour la campagne de sécurité routière. L’orthographe et la grammaire ne sont pas comme les petits écoliers de Lu : ce n’est pas que pour les enfants. Vouloir éviter que les enfants finissent à l’état de décalcomanie est une intention très louable. Ce n’est pas pour autant que l’on doit massacrer la langue française, qui est déjà assez mal en point. Si l’on veut demander aux gens de respecter les autres, commençons par respecter ces conventions qui permettent de se comprendre. Ni l’espace qu’il prendrait ni l’impact sonore plus "accrocheur" –le son resterait identique-  ne justifient l’absence de ce « n’ ». Si nous étions encore au temps de l’imprimerie, j’aurais cru qu’un apprenti avait égaré ce caractère. En effet, ceux qui s’occupent des campagnes de sécurité routière n’en sont pas à leur coup d’essai : « Le casque, c’est pas obligatoire, c’est indispensable ». C’est pas à pas que nous désagrégeons le langage. Je ne prétends pas être une puriste qui souhaite un retour au françois du Roy du XVIII° siècle  et je fais parfois des fautes, mais il y a des limites. Trop, c’est trop ! (encore un mot employé à tort et à travers).

 

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02 janvier 2006

Chat intéresse personne

Questionnaire qui me vient de Fleur :

7 choses que vous voulez faire avant de mourir
- vivre
- publier un livre
- DANSER dans une compagnie professionnelle
- devenir sage, au sens de qui a des quantités de connaissances
- LIRE des bibliothèques entières
- me dé scotcher de mon ordinateur
- des tas de choses sans importance

7 choses que vous faites bien
- m’empiffrer, me goinfrer, dévorer et tout autre action qui consiste à avaler de la nourriture (sucrée de préférence)
- râler
- faire marcher le scanner
- danser
- la calligraphie
- être orgueilleuse en usant de fausse modestie
- ranger mes livres par collections et ordre alphabétique d’auteur alors que ma chambre est dans un bordel inimaginable. / dans le même ordre d’idée, il y a passer des heures dans une librairie pour finalement ne rien prendre parce que j’ai quantité de bouquins obligatoires et casse-pieds enrichissants à lire.

7 choses que vous ne pouvez / savez pas faire
- mon lit
- ranger ma chambre
- ne pas abuser de certains signes (…[-] …)
- jouer aux tarots – mais ça me manque assez peu.
- regarder le foot
- résister à la tentation de faire autre chose que mes devoirs
- les meringues

7 choses qui vous attirent le plus dans le sexe opposé
- un charme qui ne s’explique pas
- le regard (pas les yeux)
- la sympathie –je sais, ce n’est pas d’une folle originalité
- tout ce qui marque la distinction avec l’homme Leader price (demander à Marion pour plus de précision mais ce spécimen est globalement caractérisé par un rire gras, une mentalité infantile proche du néant et un déodorant qui cocotte) et Cassegrain (je signe mon arrêt de mort).
- l’humour
- la capacité à me supporter
- le sourire

7 choses qui vous attirent chez le même sexe
- l’autodérision et la vivacité d’esprit
- la sympathie et la capacité à ma supporter
- les fous rires quand ça ne tourne pas aux giggles
- être sur la même longueur d’onde => trips et délires idiots
- la franchise
- le respect de l’amitié
- le partage de certains centres d’intérêts ou d’une manière de penser. (oui, ça m’arrive)

7 choses que vous dites souvent
- j’ai faim
- j’ai froid aux mains
- oh non, j’en ai marre, j’ai pas envie de faire… (complétez avec le nom de la matière)
- oh my Gosh
- let’s go
- come on’
- grouille/active (tous les jours avant la cantine)

7 béguins pour des célébrités
- tous les danseurs/seuses : Gillot, Le Riche, Guillem, Lacarra, Sahkarova, Saint-Sauveur, Roman, Romoli, Romberg, Abbagnato, Pech, Dupont
- Béjart, Malandin
- actrices : Julia Roberts, Emma Watson (je suis gamine, et alors ?)
- Daniel Pennac
- Anna Gavalda, Marc Lévy, JK Rowling
- The Rasmus
- les écrits de Fleur et les dessins d’ Ephreet – ils ne sont pas célèbres ? faites les connaître !

7 personnes à qui vous allez passer le relais
- Masha Marion
- Iona
- G. Mike
- Le poulet fou (là, pas besoin d’appareil numérique !)
- La belette
- Dre

Il en manque un mais croyez-vous que j’ai autant d’amis pour en trouver 7 qui n’aient pas déjà répondu à ce quizz ?

18:39 Publié dans D'autres chats à fouetter | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

GGGGGGGGGRRRRRR (=les joies de l'informatique)

Je viens de passer une petite heure à remplir le questionnaire passé par Fleur et quand j'ai cliqué sur "Enregistrer" on m'a demandé le mot de passe pour mettre ma note aux oubliettes. Calme.

17:31 Publié dans D'autres chats à fouetter | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note