03 février 2008

Viv...a...c......i........t.............é

Vivent les paquets de buritos format familial.
Surtout quand la famille est monoparentale.

Vivent les mouches ! 
Surtout autour du buffet, lors de la répétition avec les chanteurs.
( dans Orphée aux enfers, soirée Offenbach, avec divers extraits, à Villepreux, le 9 février )

Vivent les DS.
Seulement si elles entendaient nos supplications.
Et que des abrutis ne déclenchaient pas trois fois l'alarme incendie histoire de nous faire jouer les prolongations jusqu'à 15h.

Vivent et meurent les week-ends qui commencent samedi à 15h et sont ornés de deux répétitions le dimanche.
Vivement mardi matin que je puisse dormir.

 

 

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07 janvier 2008

Le retour de la mauvaise conscience

(the return of the native)

 

La mauvaise conscience. J’avais du la coincer dans les anneaux d’un classeur, celle-là. Du coup, en les rouvrant, elle m’a sauté à la figure, encore plus furax d’avoir été pincée. Le conditionnel passé qui dormait tranquillement dans ma grammaire a ressurgi. J’aurais du travailler. Il aurait fallu que je lise ma bibliographie de philosophie et il aurait été si beau d’avoir véritablement entamé la dissertation. On aurait pu s’avancer. Le futur est à présent bien trop proche, et cette satanée mauvaise conscience applaudit au feu d’artifice des khôlles annoncées.

C’est une sorte de toon miniature qui tient du démon pour ses méthodes et du petit ange qui secoue la tête d’un air affligé pour l’idéal qu’elle représente. Oui, oui, comme dans Tom et Jerry : une petite souris à droite, blanche et impassible, une petite souris à gauche, rouge et déchaînée. La mauvaise conscience, c’est du deux en un. Vous ne pouvez pas l’écarter d’un coup de patte pour mauvaises manières, parce que vous savez qu’elle vous dit ce qu’il est bon de faire, mais vous ne pouvez pas non plus lui sourire béatement et avancer dans le droit chemin, guidé par la lumière phosphorescente de son auréole, sans être agacé par le titillement de son trident infernal*.

            Le seul moyen de lui échapper, c’est de courir plus vite qu’elle dans la direction qu’elle vous indique. De l’épuiser par votre enthousiasme à faire ce que vous devez faire. La mauvaise conscience toonesque trébuche, halète, s’arrête, mange un bout de gruyère sur le pouce, et avec un peu de chance, se fait écraser par un rouleau compresseur égaré d’un dessin animé voisin. La paix (avec vous-même) pour un moment. Mais cet échappatoire est en réalité illusoire puisque pour lui échapper, vous courrez droit où elle vous poussait. On se fatigue assez vite. Et même si ce n’est pas le cas… il est bien connu que le toon est d’une résistance à toute épreuve : garanti 100% étanche, vous ne pouvez pas le noyer, il est compressible à loisir, résiste à tous les chocs, babille incessamment – et comble de la malchance, il dure encore plus longtemps que le lapin Duracell, puisqu’il fonctionne à l’énergie solaire (avec adaptateur lumière électrique ; vous n’avez la paix que lorsque vous dormez). Vous pouvez toujours jouer au freesbee avec son auréole, mais je doute que le procédé soit couronné de succès.  Heureusement que la mauvaise conscience toonesque a ses bons côtés, parce que le seul moyen de s’en débarrasser, c’est ou bien de lui donner raison ou bien d’atteindre la fin de l’épisode. Et mes amis, je ne suis pas pressée de voir « That’s all folks ! ». Quant à la bibliographie post-mortem… pfff, il n’y a rien de plus ennuyeux que le générique.

           

* Si Nietzsche avait séjourné dans la trempette à toon et qu’elle lui avait ramolli le cerveau, il vous aurait très certainement dit que, la mauvaise conscience étant le retournement contre soi des instincts de liberté lorsqu’ils ne peuvent pas s’exprimer, il n’est en rien surprenant que votre toon soit un emmerdeur fini. Il se tourne vers vous pour ne pas virer fou. Devenez schizo et soyons heureux d’être le créditeur se sacrifiant pour son débiteur. **

 

** (la note de la note, on ne vous l’avez pas fait celle-là, si ?) Il est bien entendu que je raconte n’importe quoi. En ce soir de rentrée, ma tête est un vaste mixeur qui mélange, écrabouille et dénature tout. Aucune prétention philosophique – de la prétention tout court.

19:09 Publié dans La souris-verte orange , Souris de laboratoire | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note

05 janvier 2008

La puissance du légume

    Pas de panique, vous ne serez dans ce post aucunement lobotomisé quant à la nécessité de manger au moins 5 fruits/légumes par jour mais je vous recommande tout de même un jus de fruit le matin, une salade à la cantine, ça aide à atteindre le score. Bien qu’en ces jours de post-fêtes, cela ne nous ferait pas de mal. Parce que moins on en mange, plus on l’est – légume. Inversement proportionnel. Non que ma condition de légume évaporé sur le canapé ne me satisfasse. Simplement, je n’en avais pas conscience, et mon premier cours de danse de l’année, hier, m’a renvoyée à ma condition légumineuse. Le chou-fleur qui me sert de cerveau avait beau lancer des signaux à mes jambes, ça tenait moins du stimuli nerveux que de la bouteille à la mer *bande-son : SOS société, nous sommes lààà pour vous aider…*. Et pour parfaire le tout, mes ronds de jambe semblaient battre la mayonnaise.
    C’est le résultat de la raclette-tarte-tatin des vacances placées sous le signe du navet. Navet flasque pour ma pomme, et navet cinématographique dont il faudra que je vous parle prochainement. L’addition se paye, et croyez-moi, elle est sucrée !

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26 décembre 2007

Faîtes de faim damnées

    Même si on n’en fait pas forcément un fromage, le réveillon, c’est tout un plat. Plusieurs plats pour être exact. Une multitude de petits même, qui se perdent dans les grands. Des amuse-gueules qui vont conduisent à faire la fine bouche par la suite. Les incontournables qu’à défaut de contourner on saute. La fausse grande cuisine sur laquelle il aurait fallu bûcher. Et comme si cela ne suffisait pas, la multiplication des repas. D’où expériences culinaires inattendues et stratégies défaillantes pour éviter un gavage attendu.


Le repas de Noël de la cantine : des mais mets gonflés aux OGM (Obstination à Gaver les Mots), sauce indigeste.

Le Repas de Noël de la cantine ne doit se louper sous aucun prétexte. C’est une expérience à part. Tout commence par la lecture du menu. Chapon aux marrons, soufflé de saumon, Saint-Jacques à la Bretonne, forêt-noire… plus c’est compliqué, plus cela doit susciter la méfiance. Méfiance sur la réalité que recouvrent ces choses : le chapon, c’est un poulet chapeauté d’un mot plus brillant, les Saint-Jacques sont des pétoncles, et la forêt-noire… non, la forêt-noire, c’est le gâteau à sur la cerise, c’est pour la fin (des haricots). Méfiance sur la comestibilité des mets ensuite, lorsque vient la découverte de ce que propose le self, outres les guirlandes enroulées autour des présentoirs (est-ce bien conforme aux normes d’hygiène tout ça ?). On abandonne les crevettes dans leur barquette de plastique (quand de vulgaires carottes râpées ont le droit à de la véritable vaisselle) pour tester les Saint-Jacques. Dessert : bûche glacée ? Coup d’œil entendu avec Melendili : on tente l’expérience de la forêt-noire. Hésitation sur le plat ; ce sera poulet, à cause des marrons. Et le traditionnel père Noël en chocolat.

Dès que les plateaux sont posés, nous procédons en bons scientifiques : on observe, on renifle, on tapote avec la fourchette, on teste la résistance avec le couteau, puis on goûte finalement une portion à la cuillère. Les pétoncles ne déçoivent que ceux qui leur ont préféré les crevettes peu fraîches. Le poulet est fidèle à lui-même, et les pommes dauphines (décadence, l’année dernière, c’étaient des pommes duchesses) relativement insipides sont rapidement neutralisées par les marrons - nous aussi : qui a dit qu’il n’y avait pas de dinde ? L’apothéose est dans le gâteau à la cerise chimique. Méfiance intense, qui nécessite toutes les précautions. L’exploration géologique commence. D’abords on teste les roches de surface : le petit tas blanc, là ? ah non, le couteau est formel, ce n’est pas de la meringue. Même matière que la crème blanche, genre chantilly fouettée avec de la crème fraîche avariée. [Avouez-le, je vous fais rêver.] La couche géologique de l’ère secondaire est une sorte de gâteau au chocolat (raisonnement par induction : la couche est marron) spongieux. A l’ère tertiaire, on redécouvre la crème, et au quaternaire, de nouveau du gâteau spongieux. Quand on relève le nez de son échantillon, on découvre avec délice que l’exploration des autres victimes du père Noël n’avance pas beaucoup plus. Ce qui nous a convaincu d’abandonner les festivités pour nous plonger dans les révisions de notre dernière épreuve de concours blanc.

 

Le vrai repas de réveillon : le bon jour, en famille, avec assez de restes pour nourrir son indigestion le reste de la semaine.

Les grands classiques : le foie gras, les huîtres, le saumon fumé ; et dans cet ordre, histoire ne pas gâcher le goût du foie gras. Que de toute façon, on ne sens plus vraiment, puisqu’on s’est empiffré tant de canapés pour éponger le champagne qu’on n’a déjà plus faim. La stratégie consiste alors à choisir UNE entrée et à résister bravement aux assauts de la maitresse de maison qui voit avec désespoir qu’elle va manger bon nombre de sandwich au saumon fumé dans les jours à venir, et que son mari s’est ouvert la main en vain en luttant opiniâtrement avec les huîtres.

Personne ne s’appesantit sur le plat, justement parce qu’il est pesant et généralement peu original (même si nous, on a eu du koulibiak, miaaaaam), mais c’est justement parce qu’il est peu original, donc traditionnel, qu’on n’y coupe pas. En  guise de consolation, vous vous contenterez d’écouter les blagues des adultes résignés qui disent garder de la place pour le faisan, n’avoir pas trop envie du poisson, et se demandent si le sanglier sera aussi bon que dans les années passées.

Idem pour le fromage, que vous pourriez à la rigueur manger seul. Mais le pain ne passera pas pour cause d’ingurgitation préalable de canapés, de toasts avec le foie gras, de pain de seigle avec les huîtres, de blinis avec le saumon fumé et de baguette avec le plat, lui-même enveloppé dans de la pâte feuilletée (principe de Noël : tout emballer, la nourriture, comme les cadeaux ou les éventuelles remarques traduisant votre déception face aux cadeaux en question, si, comme ma tante, vous n’êtes pas une grande actrice).

Enfin, la bûche, enfin pour être exact, tout gâteau en forme de bûche, la crème étant à proscrire en cette fin de faim. Cette forme comestible de la bûche est souvent comme son homologue de la cheminée : trop grosse et étouffante. Mieux vaut la prendre glacée, surtout si vous la mettez au réfrigérateur et qu’une pause dans la succession de la nourriture s’impose le temps qu’elle se ressaisisse au congélateur. Là-dessus, vous m’épargnerez les chocolats.

 

Le doublon : le repas avec l’autre partie de la famille et l’overdose par répétition

Celui-ci, vous n’y coupez pas, surtout si vous êtes dans une famille recomposée. Il est globalement du même gabarit que l’autre, et c’est justement là que réside le problème. Si la répétition n’est que réitération, vous procédez par élimination d’un ou plusieurs plat(s), si elle est une générale en costume… vous n'avez plus qu'à espérer que le costume ne se déchire pas avant la première. Pas forcément d’huîtres, mais inévitable comparaison du foie gras fait maison. La lourdeur du plat principal le dispute à celle du vrai réveillon ; si la réalité du repas se mesure à la consistance du plat, le vrai réveillon n’est que pâle figure face à sa copie. Sincèrement, quelle idée de tout mettre en croûte ? Le poisson en pâte feuilletée peut à la rigueur passer, mais avec le jambon en croûte, vous voyez tout de suite qu’il y a anguille sous roche. Et puisqu’on fait dans la légèreté, autant ne pas se priver et prendre une délicieuse bûche au chocolat – et pousser le comique jusqu’à s’en servir trois tranches. Puis une aiguillette à l’orange pour faire bonne mesure.

            Alors qu’au réveillon en titre, vous vous battiez pour avoir une petite part, non, plus petite encore, pas plus que ça, oui, là c’est mieux, plus petite encore si c’est possible, tout en tendant votre assiette avec un regard pitoyable d’agneau qu’on égorge ou de poisson frit (selon l’avancée du repas), lors de la réitération burlesque, vous tendez mécaniquement votre assiette, bien décidé à ne pas vous en laissez conter par ce luxe écœurant.

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10 décembre 2007

Liste de saison

… au père Noël … à Dieu
avoir être
ex : du maquillage… … classe
des neurones réussir le concours blanc
un retourneur de temps cesser d'être à la bourre
une livrée de folios la science infuse
une chauffe de danse des muscles pour retrouver
un niveau convenable

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27 octobre 2007

(En)boîte(ment) de nuit et de rangement

    Ou des effets bénéfiques d’aller en boîte le lendemain d’une nuit écourtée à son commencement pour cause de dissertation philosophique – je ne vous rappellerai pas la jouissance du point final à deux heures du matin, quand à cette magnifique question qu’est « Qu’est-ce que bien juger ? », vous pouvez déclarer l’affaire classée. Vu le caractère tardif des délibérations – je plaide coupable-, il n’est pas garanti que le procès verbal soit exempt d’erreurs judiciaires. Qu’importe : un point final, adjugé vendu, petit coup de marteau – nul besoin alors de massue pour vous endormir.

    Le lendemain matin fut particulièrement éprouvant ; l’éternité, c’est long, surtout sur la fin de la matinée. Réduites à parler des lectures guimauve-romantiques de nos dix ans. Pour s’apercevoir avec ma voisine que nous avions lu les mêmes. On ne se rend pas compte de l’ampleur du monopole dans ce domaine. Un conformisme de clichés souriants – ce serait un album familial, passe encore, mais cela relève plus de l’album d’autocollants Panini à collectionner. Voilà, voilà. Donc si un rire niais vous échappe quand votre plume vous démange, mesdemoiselles, il y a un créneau à prendre.

    Tout ça pour dire que nous étions épuisées et qu’un passage en boîte –nous passerons les délibérations sous ellipse- a fait du bien. Un prépateux, c’est comme un téléphone, il faut le vider entièrement pour que la batterie soit convenablement rechargée. [Vous mettrez la comparaison sur le compte du manque de sommeil, je suis en cours de chargement.] Et au retour : le délice du pain au chocolat encore tiède et fondant, qui n’a pas eu le temps de sécher et vous laisse les mains toutes graisseuses, la boulangerie tout juste ouverte, l’apprenti en train de fournir les présentoirs.

    J’en viens à ce que fait la raison du titre : le lien entre boîte de nuit et de rangement. Ce dernier est l’activité me tenant éveillée sans grand effort mental la plus utile que j’ai trouvée. Il faut en effet quelque chose de vraiment simple ; j’ai tout de même mis dix bonnes secondes à me demander si Montaigne, c’était avant Montesquieu (dans l’ordre alphabétique et donc sur mon étagère). L’automatisme dans la bonne humeur, voilà ce qu’il faut. Mika, donc, comme si je n’avais pas assez entendu de musique. Et le rangement de mes cours. Dissocier les cours empilés alternativement dans le sens de la longueur et de la largeur, édifiant une pile digne d’une tour de Kapla – et aussi prompte à se casser la figure. Vider chaque volet du trieur. Les ajouter au corpus du bureau  correspondant. Versions d’un côté, commentaires de textes de l’autre. Ouvrir les anneaux voraces de mon classeur de philo et lui donner en pâture l’analyse du premier livre de la Physique d’Aristote. Indigeste mais il dévore. Saisir une pochette plastique à droite, les feuilles à gauche et unir en un mariage heureux chaque texte latin à sa traduction. Bénir l’agrafeuse d’avoir mâché le travail. Mettre le dictionnaire de thème latin sur l’étagère du dessus, moins accessible. Redresser les classeurs et prendre celui qu’on vient de ranger quelques minutes auparavant pour y ajouter une feuille esseulée retrouvée dans la corbeille de papiers. Verbe – complément. Mika fait un bis puis un ter de tout son album.

Début des vacances : reeeelax, take it eeeeeaaaaaasy
Fin de vacances : no hope, no love, no glory, no happy ending ?

 

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09 septembre 2007

6 ans et des poussières...

    En jetant les reliques de mon époque star-system victim (Di Caprio et companie), j'ai récupéré assez de pochettes plastiques pour subvenir à mes besoins de classement jusqu'à la fin de mes études universitaires. (Hors cours d'histoire, reliés, tant celle-là aurait le temps de nous devancer si l'on se mettait en tête de ranger les polys dans un classeur)

Il n'y a plus lieu d'avoir honte de ce que l'on a été, puisque le propre de l'avoir été, c'est qu'on ne l'est plus... Si - il me serait préjudiciable que vous en doutiez. 

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02 septembre 2007

L'espoir est au bout de la corbeille

Je ne sais pas s’il existe de bons préjugés, mais il existe de bons virus. Comme celui du rangement qui s’abat sur les futur proche khâgneux et  autres. Je redécouvre que mon bureau est transparent ; plus aucune feuille ne flotte au-dessus, aucun classeur n’est échoué en-dessous – de la moquette bleue à perte de vue. Mère Mer paisible.

            Pourtant la tempête a soulevé beaucoup de poussière et d’antiquités. Le tri de la corbeille de papier relevait de l’exploration de couches archéologiques. La spéléologue débutante que je suis  a tout de même mis à jour certains trésors non cartographiés : trésor matériel en l’objet d’un billet de dix euros, qui, passé au rayon X de ma mémoire, doit provenir de Noël dernier voire de mes dix-huit bougies ; et trésors spirituels aussi en pagaille que mes neurones. Jugez plutôt de ces traces fossilisées : un fond de carte de la Russie , un bout de script du Procès, des brouillons de traductions latines et de squelettes de plans non identifiés ; une explication de texte sur un discours du général de Gaulle ; les sujets d’entraînement pour le concours général d’anglais ; une feuille de brouillon de bac, rose et vierge, je vous prie ; des restes de cours remontant jusqu’à l’ère secondaire [je passe en khâgne, pourquoi ?] mêlés à des coupures de journaux sur des spectacles de danse que je n’ai pas vus, des tickets de cinéma presque effacés… et mille autres objets dont je n’ai pour certains pas la moindre idée de ce qu’ils ont été et comment ils se sont sédimentés là. Les deux corbeilles (de papier et à papier) jouaient les vases communiquant ; avec une légère fuite en direction du tas de brouillon – sûrement suffisant jusqu’à Noël !

            Sortie des profondeurs de papiers, j’ai dirigé mes efforts vers le sommet de mon armoire. Reclassé mes cours de seconde et récupéré les précieuses pochettes plastiques. Etiqueté les pochettes et les classeurs de la seconde à l’HK. Aligné les dictionnaires. Mis les magazines dans leur boîte. Descendu un classeur pour y glisser telle feuille qui traînait, remonté sur l’étagère, redescendu son collègue rouge, cette fois-ci pour un sujet de khôlle de latin retrouvé dans le porte-courrier, remonté, redescendu, remonté… Belle séance de step sur l’escabeau.

 

Et ce pendant, Mika s’est égosillé cinq fois durant.

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02 août 2007

Dans la famille SNCF, je pioche les usagers

    Il arrive que le contraire de patient ne soit pas impatient mais proche de la crise de nerf -dans un voyage en train en face de deux monstres et leur génitrice par exemple. Le genre de trajet qui ne vous rend pas spécialement philanthrope - formulation polissée de "Kill the baby!" - et la mère, tant qu'on y est. Malgré l'intention - louable, dans un monde où l'enfant n'est plus roi mais despote- de faire taire ses mouchards , on finit par en être aussi saoulé que les deux démons qui ont le diable au corps. Et on n'est visiblement pas les seuls. "Non, maman n'appelera pas papa. Ca fait quatre heures qu'on est parties, maman a déjà appelé trois fois papa, alors qu'il ne nous a pas appelées une seule fois. Si papa veut parler à Clara, il n'a qu'à appeller." A mon avis, papa regrette sûrement d'avoir un opérateur de téléphone qui capte si bien.

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30 juin 2007

Check point

Spectacle Eleganza............ ok
Salle comble..................... ok
Applaudissements nourris... ok
Courte nuit....................... ok
Bagages........................... ok
Billet pour Brisbane............ ok

Entre les retrouvailles volubiles, les kangourous et les claviers querty sans accents, le rythme des posts va fortement diminuer ces trois prochaines semaines. Vous serez accablés de détails à mon retour. A bientôt !

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28 juin 2007

Des paillettes plein le dos

Je hais les paillettes.

        Mon grief n’a rien à voir avec la symbolique des paillettes comme reflet éphémère d’une gloire hasardeuse sinon accidentelle. Ni avec la mode très clinquante des T-shirts brodés ; encore qu’associé à l’effet froufrou on ait l’air d’une meringue – mal cuite si le muffin top dépasse en dessous.  Non, je hais la pratique de la paillette. Oui, j’ai passé plus de deux heures à faire de la paillette, à broder des petites pastilles dorées sur le bas des robes en velours, pour le spectacle de demain. Fort heureusement, elles étaient déjà en ligne, ce qui évite de les coudre une par une (je laisse ce jeu fort drôle à une amie que j’ai lâchement abandonnée, et qui s’est chargée de la quasi-totalité des costumes). Les danseuses ont beau être minces, la tâche est longue, le bas d’une robe évasée et propice à voltiger dans les tours présentant une circonférence étonnement interminable. On passera sous silence le fil qui échappe continuellement au chat (de la souris), la rangée de paillettes cousue au mauvais endroit et qu’il faut découdre intégralement, et l’aiguille qui a une passion piquante pour mes doigts. Mais ce n’est pas le summum. Celles qui ont déjà pratiqué la paillette noire sur tissu noir, se rappelleront avec une grimace le plissement des yeux  attentifs, et remercieront le ciel de ne pas avoir participé à l’entreprise quand elles sauront que le tissu en question était élastique.

Comment ça, j’exagère ? Vous voulez des paillettes dans les yeux ?!?

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25 juin 2007

Quia, quia id est.

Parce que tout court.

          Parce que Aleks, de « corvée de questionnaire ».
[Vous noterez qu’elle est gentille Aleks, elle m’autorise à présenter ce qui m’amuse comme une corvée et par là même à décliner toute responsabilité quant au côté futile et narcissique de la chose.]

Il faut donc raconter 7 choses sur soi et passer le message à son voisin (chacun sa route, chacun son chemin…).

  1. Je suis un estomac sur pattes. Je ne sais pas comment c’est biologiquement possible, mais mes camarades hypokhâgneux pourront témoigner  des gargouillis à teneur garantie en décibels, particulièrement audibles dans le silence du dernier concours blanc. Nous appellerons également à la barre :
    - les architectes de l’atelier paysagistes en face de chez moi, qui, s’ils me remarquaient, me verraient toujours sortir avec un petit quelque chose à la main. Je n’y peux rien, je sors toujours de chez moi aux heures critiques.
    - ceux qui mangent à la cantine en ma compagnie. Je suis un peu un vide plateau : toujours le pain du Vates Lyricus, suivant le menu les légumes de Thalie et puis pourquoi pas la salade d’Inci.
  2. Je suis Terpsichore. Vive les dégagés au feu rouge, les craquages de dos/ forçage d’arabesque dans les couloirs du lycée, les fouettés à l’italienne dans le hall du bâtiment scientifique et les séries de grand jetés dans l’interminable couloir de Montparnasse ou les allées des jardins de Versailles ! Et mieux encore, la scène. Cf. 3.
  3. Je suis en grande période de narcissisme. La nouvelle coupe de cheveux et les lunettes n’aident pas à me détourner du miroir. Sans parler des répétitions de danse où le tentateur est de rigueur pour s’auto-corriger et être un minimum synchronisée avec le groupe. (Et alors les questionnaires de ce type…)
  4. Je ne bois pas - à moins que vous ne considériez une coupe de champagne ou une bolée de cidre comme débauche alcoolique, ce dont je doute fort. Le seul drawback de cet advantage, c’est quand vous vous rendez compte que vous êtes dans le même état que la fille d’à côté, vidant son n ième verre. Ne plus s’étonner si en boîte un illustre sombre inconnu passe en vous lançant un spirituel « T’es complètement bourrée » (sous-entendre ma pov’ fille). Lui répondre : « Je n’ai pas bu une goutte d’alcool, c’est mon état naturel ». Et l’autre de s’éloigner avec méfiance. Cf. 6.
  5. Je suis en vacances, un petit mensonge aidant. Parce que finir l’année sur deux heures de visionnage du Marchant de Venise, ce n’était définitivement pas possible, mes cocos. (Quoique finir sur l’arrivée au pouvoir d’Hitler n’est pas forcément la meilleure façon d’achever l’année non plus.) Et oui, tout arrive, je sèche.
  6. Je suis folle et j’adore qu’on le remarque. Cf. 3.
  7. Je suis bordélique, mais j’ai trié mes cours de latin ce matin. A tel point que le thème a réussi à atterrir dans la partie grammaire et que chaque traduction a retrouvé son texte. C’est beau, non ?
  8. Je ne m’appelle pas Maurice, mais je dépasse toujours les bornes des limites. (Et je suis fan des pubs et slogans – peut-être même sans l’intelligence de l’intelligence de l’inintelligence de la communication – c’était ça, la formule de MLD ?- une victime consentante de la société de consommation.) J'use et abuse des rallongements typographiques tels que (dash )...
  9. J’adore les jeux de mots pourris - foireux aussi. Cf. 4
  10. Je commence toutes mes phrases par le pronom personnel sujet de la première personne du singulier. Cf.3.

Je désire m'acharner sur
Inci, qui blog-addict est,
Olymbia, qui mihi rogavit neque me respondeo
Thalie, qui nun nihil scribit
Miss Me, cujus duas causas erint, ut respondeat.
zED, quia latinus experior
Eph'K, quia alias imaginies volo
Teckel, qui non satis scribit



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27 mai 2007

Quand la souris devient taupe

 

 - Bon et vous prenez quelle paire maintenant ? 

 

[ Lunette power ]

[ Contre toute attente, la qualité est moindre quand l'image est réduite. Si je ne me suis pas gourrée dans les codes html, en cliquant dessus, c'est magique, ça s'agrandit ! ] 

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06 avril 2007

Le bal de l'école des Chartes

             Parce que je suis à présent en vacances, que j’ai rendu cette sublime dissertation et que je me suis installé avec mon portable sur la table basse du salon, porte-fenêtre ouverte et soleil rentrant à flots (vous n’avez qu’à imaginer que le bruit de la gare suggère le clapotis de l’eau – y’a pas marqué Aragon, tout de même), j’ai décidé que j’allais faire un post. (ou comment faire une chute dès son entrée en matière).  Histoire de vous raconter le bal de l’école des Chartes avant de changer d’ambiance et d’aller en boîte ce soir (pour achever de se faire de belles cernes et se lamenter que, décidemment, la prépa ça vous crève).

            Déjà pour ceux qui n’auraient pas de Teckel hypochartiste pour leur expliquer, l’école des Chartes est une grande école qui prépare les futurs grands historiens. Déjà en prépa, ils apprennent par cœur les mots latins (oui, le fameux petit livre bleu, celui que j’ai du feuilleter deux fois depuis le début de l’année, le même que celui qui dort dans votre armoire), font des devoirs sur les principautés méridionales, commncent à parler latin entre eux et peuvent vous narrer par le menu détail la fin émoustillante croustillante de Louis je-ne-sais-plus-combien – à moins que ce ne soit un Henri (là je sens le Teckel qui va arriver et me dire « Meuh non, c’est un Charles !). La seule prépa où l’on trouve des bicas, qui non content d’avoir cubé, refont une troisième deuxième année. Voilà pour vous faire peur et pour comprendre pourquoi les affiches indiquaient « Latrinae » et « Nolite fumare ». Mais sachez que ces élèves (les prépas, pas les chartistes, quoique dès que le Teckel intégrera, il se pourrait que ça change…) pratiquent aussi de saines activités comme la danse du jardinier. Bref.

            Nous arrivons au musée Carnavalet après moultes aventures, incluant dans un total désordre chronologique : trois essais de coiffure pour finalement revenir au premier, un faux ongle qui se décolle en plein milieu d’un couloir de métro, une accélération en talons hauts (pas aiguille tout de même, il ne faut pas charier), des regards bizarres sur les bouts de robe de soirée qui dépassent (avec mon Easpack bleu pétant sur les épaules, c’est un oxymore visuel du plus bel effet *hem*). Nous arrivons donc, fraîches comme des roses – rosée incluse, parce qu’il est toujours plus amusant de sortir du métro précisement au moment où il se met à pleuvoir. Délestage au vestiaire : on retrouve un minimum de classe. Avancez à l’intérieur… discours d’inauguration (parce que nous sommes en retard, mais ponctuelles – c’est un concept)… et l’ouverture du bal par une valse. Là, un instant, vous vous demandez ce que vous faîtes là, au milieu de sublimes robes de soirées avec des vrais normaliens, chartistes, grands élèves divers dedans et de polytechniciens en uniforme. Après l’épreuve du faufilage entre les couples où les athéniens s’attegnirent, nous abordons les rives opposées où l’on retrouve la tribu du Teckel (et le buffet- comment ça je suis un estomac sur pattes ? –parfaitement, j’assume). Les discussions s’engagent, avec une certaine précaution sur l’emploi du « tu » ou « vous », la robe de soirée ayant un effet  vieillissant assez étonnant. Entre deux mots avec des khâgnes d’HIV, vous élaborez le patron de la robe de vos rêves : le croisé surmontant une ouverture « goutte » de telle robe noire le dispute à un sublimissime corset rouge, lequel se perd au milieu de robes bustiers, décolletées, d’étoles négligemment jetées sur les épaules, à distance respectueuse de la coupe de champagne.

           Puis nous avons fait l’expérience de danser en robe de soirée avec des talons. Parce que oui, la valse ne dure qu’un temps. Le rock mode rallye versaillais a plus de mal à être éradiqué, mais on arrive à cotoyer les couples sans trop de dommages collatéraux. Nonobstant la robe bustier ayant une fâcheuse tendance à vous faire regretter de ne pas avoir un bonnet en plus histoire que cela tienne bien en place, ainsi que les pieds prenant une douce coloration rouge, il est parfaitement possible de danser. Pour la danse d’ailleurs, mention spéciale au disciple de Micheal Jackson, un étudiant en médecine ce me semble. Ouverture de parenthèse à propos des étudiants en médecine. Quand un ami m’a demandé s’il y avait des gens « normaux » (attention, différent de normalien), j’ai eu le malheur de répondre « oui » avec en apposition « des gens à la fac, des étudiants en médecine… ». Réponse immédiate : « parce que ce sont des gens normaux ? ». Pendant les vacances je vais aller réviser ma définition de la normalité, les transports en commun sont une excellente zone d’étude pour cela. Fermeture de la parenthèse.

         J’ai du partir relativement tôt pour cause de répétition de danse le lendemain, aussi ai-je abandonné le Teckel ses chaussures à la main – les talons demandent décidemment un entraînement de haut niveau qu’il nous faut encore pratiquer. Somme toute, ce fût assez amusant de jouer aux jeunes filles clââaaasses. Et non, vous n’aurez pas de photo, je ne voudrais pas ruiner tout ce que je viens d’écrire.

 Le Teckel, je suis prête à t’accompagner de nouveau l’année prochaine. ^^

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03 avril 2007

Et caetera

Je ne suis pas là.

Vous ne faites pas partie de la LS1, vous avez échappé à :
- mes jérémiades sur "Philosopher en vers, c'est vouloir jouer aux échecs selon les règles du jeu de dames". Valéry
- l'explication des anticyclones à une classe qui n'a pas fait de science depuis 3 ans.
- 5h 30 de DS de philo
- la nouvelle julienne de légume de la cantine
- un contrôle coup bas tellement il était surprise OU comment se faire accueillir un lundi matin à 8 heures par l'onomastique proustienne vue par Barthes.

Vous ne faites pas partie de la HK1, vous avez loupé :
- le come back de Hugh Grant avec un déhanché parfaitement pop
- l'effeuillage des marguerites pendant les deux heures menant au latin
- des conversations fort féminines à la cantine
- un anniversaire fort sympathique à Paris

Vous n'êtes pas moi, vous avez échappé à/ loupé (je ne veux pas savoir ce que vous choisissez comme option) :
- un spectacle de danse dans une maison de retraite, parfaitement drôle puisqu'il y avait à peu près autant de place que dans ma chambre pour danser.
- le premier spectacle de la compagnie ELEGANZA (association montée avec des amies)
- le bal de l'école des Chartes

Vous n'en avez rien à faire, mais vous risquez fortement de ne pas y couper :
- Lire toutes ces péripéties en retard pendant les vacances.

Vous en rêvez, même Sony ne l'a pas fait :
- Me faire taire.

 

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11 mars 2007

Le temps retrouvé

        Surtout ne chercher aucune logique. J’ai passé ma matinée du samedi à danser. Le début d’après-midi a été consacré à une révision efficace d’un contrôle d’allemand imminent. Puis nonobstant les réjouissances de la semaine à venir, (i.e. 
- un commentaire sur Proust à présenter à la classe –en passant après l’exposé de la madeleine parfaitement réussi, c’est plus drôle
- une khôlle d’histoire –programme cumulatif
- une préparation de commentaire d’anglais sur Shakespeare
- un contrôle de géographie française – mais le camembert a dépassé le Brie de Meaux, donc nous sommes sauvés ), nonobstant cette énumération passant et repassant dans mon esprit pour finir par être aussi emmêlée que les guirlandes électriques de Noël ayant séjourné un an à la cave, je laisse tout en plan pour rejoindre à Paris trois amies prépaïennes, et non pas simplement hypokhâgneuses, puisque contrairement à Clio et Melpomène, Polymnie est chartiste. Cette subtilité ne nous a pas empêché de traîner ensemble un temps infini au milieu des livres ; à apercevoir toutes nos lectures en retard sur les listes de khôlles, à repérer les délices de l’été lointain, à farfouiller dans les bac d’occasion, en parcourant les rangées à arrêter le regard sur les petites étiquettes jaunes, à déplorer le prix des livres neufs, à comparer les éditions et les couvertures, à conseiller tel ou tel bouquins, faire une remarque acerbe ou élogieuse sur tel ou tel autre, à découvrir le concept de la cuisine des séries (un plat par série télévisée… vous prendrez bien un dallas ?) ou au détour d’un présentoir le regard accusateur de Max Weber.
        Un combat cornélien s’engage entre la raison qui vous rappelle avec un cartésianisme implacable que les Illusions perdues et l’Assommoir sont en train de prendre la poussière à votre chevet, et l’envie d’acheter le magasin entier. Je décline chaque ouvrage qu’on m’indique en invoquant le manque de temps. Les assauts répétés des pavés ont raison sur la mienne : avec une petite pierre déculpabilisatrice de Proust, j’emporte ma pierre tombale en la forme d’un modeste ouvrage d’environ huit cents pages. Déformation hypokhâgneuse poussant à chercher des volumes qui tiennent bien en main, encart orange en quatrième de couverture ou titre improbable, peu importe, Les chroniques de l’oiseau à ressort se retrouvent dans mon sac. Mais après une orgie de XVIII et XIX ème, comment ne pas céder à la simplicité de cette première phrase : « J’étais debout dans la cuisine, en train de me faire cuire des spaghettis, et je sifflotais en même temps que la radio le prélude de la Pie voleuse de Rossini, musique on ne peut plus appropriée à la cuisson des pâtes, lorsque cette femme me téléphona. » ?
        Je suis un estomac sur pattes, certes. Mais je ne suis pas seule.  Je vous entends d’ici… Voici une bien meilleure excuse : la fondue au chocolat Häagen-Dazs qui a suivi, pour célèbrer dignement les dix-huit ans de Polymnie (enfin dignement si vous otez la difficulté inhérente à la fondue et au caractère tachant du chocolat). Accompagnée d’un chocolat chaud, tant qu’on y est (la fondue, pas Polymnie, hein). Vous noterez à ma décharge que Melpomène n’a pas ensuite réussi à me corrompre avec les frites de son Mac Do – mais j’avais grande envie de kebab, je le confesse ; il y en a à tous les coins de rues dans le quartier latin ! Nous avons fini par nous échouer devant Notre-Dame. C’est beau, c’est très très beau quand même. Et puis le hamburger post-fondue au chocolat ajoute à la magie de la chose dixit Melpomène. Je dirais plutôt que c’est la petit air hobby que Polymnie a interprété à la flûte. Quoiqu’il en soit, nous nous sommes arrachés à ce trop plein d’esthétique pour aller attraper le RER C. Fin de soirée consumée en lecture dudit livre tentateur. Plus d’approximation sur le nombre de pages restantes pour évaluer le temps de la lecture et organiser le planning des suivantes, mais un grappillage incessant de chapitres. Celui-ci ne fait que dix pages, celui-là  n’est pas bien long – au diable l’histoire et la géographie. Le plaisir de lire retrouvé.

[Ce matin, je me suis mise à mon commentaire de Proust et nom de Dieu pays !  je me suis bien amusée.]

12:30 Publié dans La souris-verte orange | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

21 février 2007

Les éditions GF Flemmardons vous présentent…

      J’ai redécouvert qu’il y avait une vie après les réformes de la Pac, et pas seulement sous le forme du chapitre sur "les mutations du système productif" –français, il va sans dire, pourrait-on ne pas étudier la France, je vous le demande bien. En même temps, entre la France et l’Afrique subsaharienne, où est le moindre mal, je vous le demande (mais pas bien cette fois-ci).
[Le mal absolu reste pour moi incarné par l’Europe rhénane. Chacun ses phobies. Je suis Europe-rhénanophobe. Et arachnophobe aussi – on est commune ou on ne l’est pas].
Donc, revenons à nos moutons – oh, d’ailleurs, il y avait un paragraphe sur la viande bovine, un sur le porc et quelques lignes sur la viande ovine, mais rien sur les moutons ! Mes agneaux ! Si c’est Dieu possible ! Je disais, je disais…

     Allions l’utile à l’agréable, sortons de notre caverne studieuse et allons faire un achat non moins studieux à Gibert.
- L’éducation sentimentale et les œuvres de Walter Benjamin, ça vous fera 15 € ma p’tite dame.
- Vous m’en mettrez 500 grammes alors.

Evidemment, loi de la tartine oblige, je n’ai que 14, 70 €. Aller-retour au distributeur de billets - quel nom inadapté ! est-ce qu’il distribue ? Il rechigne et vous tend les billets du bout des lèvres. Retour chez mon bon ami GiLbert. En bonne souris de bibliothèque, je musaraigne musarde dans les rayons. Et me dit que je commence à être vraiment atteinte quand je m’arrête devant l’édition bilingue des Amours d’Ovide – cela dit, la quatrième de couverture était extrêmement bien rédigée, ce qui est, soit dit en passant, extrêmement rare (oui, avec prononciation du chapeau). Pas de tartinage de culture académique périmée, mais une invite badine et curieuse où l’on vous fait résonner Mozart et Fragonard. Je muse-art- devant les rayons, et frustrant est de constater la quantité de livres que je ne pourrai pas lire avant…* bruit de la calculette pourtant sous copyright chez Miss Me*  avant deux ans !

     La prochaine fois, j’essayerai de ne pas rebondir sur chaque mot que j’écris et de ne pas partir sur une nouvelle idée avant d’avoir commencé à exposer la précédente… mais peut-être n’y arriverai-je pas. 

21:25 Publié dans La souris-verte orange | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

10 février 2007

Ce n’est pas pour rien qu’on habite Versailles.

     L’année dernière on avait déjà eu La Bruyère et sa Cour.

Cette semaine, je vous propose :

-         en philo : « Peut-on ne croire en rien ? » ou comment par ces quelques mots « Et le cynique ? Et le libertin ? » une khôlle peut devenir une colle.

-         en histoire : « La religion catholique dans la société et les débats politiques français de 1870 à 1914 »

 Et Dieu dans tout ça ?

14:54 Publié dans La souris-verte orange | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

01 janvier 2007

Bon courage !

          Le premier janvier, outre un comatage général et un abus de sms tous plus originaux les uns que les autres, se marque par un ensemble de déclarations quelque peu surréalistes auxquelles il convient de ne pas croire soi-même. Elles énoncent une quête vers un idéal incertain, d’autant plus incertain que l’année commence généralement par une exception, minuit ayant la mauvaise idée de faire basculer 2006 dans 2007 en pleine fête. Encore une dernière clope / un dernier gâteau / une dernière bière australienne (personne n’est visé, mais tu peux toujours réagir^^)…
          Les bonnes résolutions sont tout sauf des résolutions. La seule résolution vraiment bonne serait de décider de tenir ce qu’on appelle communément ses bonnes résolutions. On les tient comme on peut : en laisse, mais plus souvent à distance.

          Je passe sur les bonnes résolutions classiques  [telles que : arrêter de boire / fumer / grignoter ; faire du sport et travailler. Sain idéal de vie.] pour m’arrêter sur celles de l’hypokhâgneux.
Chaque semaine  [chaque semaine, hein, chaque jour est inimaginable même pour un auteur de science-fiction], je vais à coup sûr et dans la plus grande joie non dissimulée :

-         Recopier trois pages d’un grand classique dans un carnet qui deviendra ma bible de chevet (parce que la bible de bureau, c’est le Gaffiot) afin d’améliorer mon style et par la même occasion ma culture littéraire. Au bout d’une centaine d’extraits, les effets commencent à se sentir. Dixit le tueur d’ange. Sic ! --> sick.

-         Apprendre trois (oui, on fait dans la Sainte Trinité) pages des Mots latins pour pouvoir comme le vates lyricus pouvoir jeter ses lumières à 7h du soir un lundi en S 309 en déclarant que, bien évidemment, aper, aperi, n , c’est un sanglier. Et accessoirement emprunter un peu de vocabulaire à Shakespeare et Goethe.

-         Apprendre mes leçons au fur et à mesure. Là pour le coup, j’aurais aimé pouvoir continuer la Trinité, moins nombreuse.

-         Lire un roman. Misérables : mot compte triple.

-         Lire un ouvrage critique. Les lectures à haute voix de morceaux choisis au CDI n’ont pu qu’aiguiser ma curiosité pour les Figures de G. Genet.

-         Aller au cinéma, puisqu’il faut garder une vie. Charmante accroche de la prof de latin à une semaine du concours blanc et qui a bien failli la faire lapider à coup de gaffiots de poche.

-         Me tenir au courant de l’actualité. Autre que l’actualité de la danse ou celle d’il y a cinquante ans.

-         Ne pas oublier de dormir. Et racheter du mascara pour rehausser l’anticerne.

Je soussignée, mimylasouris, m’engage à tenir ces bonnes résolutions à la condition express que l’on m’octroie un retourneur de temps.

        Au milieu des années, de la santé, du bonheur des saoulards, je nous souhaite donc bon courage, ainsi qu’une pensée émue pour les étudiants en fac qui doivent réviser leurs partiels pendant les vacances *plaisir sadique de l’hypokhâgneux qui a passé son concours blanc avant les vacances*

22:45 Publié dans La souris-verte orange | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

30 décembre 2006

Mon amour de la démesure a des limites.

     Surtout quand la démesure fait plus de 900 pages pour le seul tome 1.

Victor, tu dépasses les bornes des limites. 

23:18 Publié dans La souris-verte orange | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

18 décembre 2006

Appelez-moi Rouletabille

There are some days, you tell yourself it’s good, there’s gonna be other days.Different other days.

      C’est officiel, je hais non cordialement les marches du lycée. Le contentieux est particulièrement fort avec celles de la cantine, que je considérais pourtant jusqu’à présent avec une relative clémence au regard de leur position antérieure à celles du bâtiment scientifique qui m’achèvent chaque jour.
      Alors que je descendais ces fameuses marches, je n’ai même pas glissé mais je me suis retrouvée à faire un roulé-boulé sur les marches, un peu comme les gamelles effet boule de neige au ski. Surtout que dans ces cas là, on se voit tomber. On voit la marche qui se rapproche au ralenti, comme dans les films –sauf qu’en général c’est pour une cascade héroïque ou un baiser, ce qui est autrement plus attractif. On a le temps de se dire Oh non, non, je veux pme casser la gueule. Surtout qu’en tombant en avant, tu ne retombes pas sur ton postérieur. (Douée en anatomie, je sais.) D’ailleurs fait étrange, j’aurais du tomber sur l’arrière-train, vu que le sac à dos aurait du jouer en corrélation avec la pesanteur. M’en fous, après-demain, je ramène mon Gaffiot. Un peu d’ordre dans ce monde de brutalité *chuis une vraie adepte de Lindt oui. Leur chocolat pâtissier est autrement meilleur que le Nestlé* Résultat des courses du riz au lait au chocolat : un avant-bras éraflé malgré la couche de protection pull-manteau <presque aussi poétique qu’une couche de sédiment de géologie africaine, non ?> et une bosse qui selon le point de vue apparaît soit comme un deuxième genou, soit comme une ébauche de mollet de l’autre côté de l’axe du tibia.
       Heureusement, voyons le point positif de la chose, ce n’était pas une heure d’affluence, donc pas de regard moqueur pour cette cascade de haut bas vol – <dash power !> juste un visage effaré. Et d’avoir la tremblote jusqu’à poser mon séant sur une chaise de la cantine. Réjouissons-nous, les carottes rendent aimables, peut-être un jour arrêterai-je de ma plaindre. Ou peut-être pas.

 

[Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas.]
[Encore heureux.]

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23 novembre 2006

Cher Père Noël,

Je serai très raisonnable cette année, je ne demande qu'un malheureux

retourneur de temps

[...]

[ Time goes back so slowly so slowly ] 

[...]

° Qui est assez vicieux pour penser qu'une fois le retourneur en poche, j'en profite pour revenir en arrière et demander d'autres cadeaux ? C'est pour un usage strictement professionnel. 

°  HP a de beaux jours en HK... entre le phénix de Mallarmé, les Hermione en puissance et la séduction potterienne, mon coeur balance !

23:42 Publié dans La souris-verte orange | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

19 novembre 2006

samedi 18 novembre 2006

"Ce matin, je me suis levée en vrai schtroumpf grognon. J’aime personne, et pas envie de faire ce commentaire de texte pis  veux dormir, non moi j’veux pas. Et après la distribution des sujets et surtout le début de se résolution… le petit miracle. Réveil des neurones. J’aime Bergson ! "

 

21:16 Publié dans La souris-verte orange | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

13 novembre 2006

Il y a pire qu'un vendredi 13 : il y a le lundi 13

1° Nam, un vendredi 13 est immanquablement suivi d'un samedi 14, tandis qu'un lundi 13 est suivi de tout une semaine.
2° Surtout lorsqu'à 8 heure du matin, les petits n'yeux encore tout embués de sommeil, on vous demande, au lieu de la correction de dissert (catastrophique) prévue, de vous atteler à une présentation-batârde-puisqu'avec- des-éléments-de-commentaires-mais-pas-un-commentaire-non-plus sur le Cid.
O râge, ô desespoir, ô jeunesse ennemie... 
3° En plus, on en est réduit à faire mentir le proverbe... pas de troisième point intéressant (loin de moi l'idée que les deux précédants l'étaient) 

Bon, Ephreet, où faut-il signer pour avoir sa carte de membre de la lose du lundi ? 

20:35 Publié dans La souris-verte orange | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

26 octobre 2006

Bescherelle - dormir

      Sur les conseils de mon professeur de français, je vous invite à revoir votre conjugaison... Commençons avec un verbe encourageant : dormir ! ZZzzZZzZzZzzz

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Théoriquement un clic agrandit l'image... J'ai bien dit théoriquement. Mais comme théorie et pratique sont souvent à l'opposé, cliquez plutôt ici.

 

       [ C'est bon les vacances ]

[ surtout quand les facs ont enfin repris... ]

 

09:35 Publié dans La souris-verte orange | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

03 septembre 2006

Who killed the dodo ?

Méthode Couet(te)

- C'est ce sacré Charlemagne ! (Pour une fois que Voltaire ne fait pas le bouc émissaire...)

Demain, rentrée en prépa littéraire à 8h15 pour se mettre de suite dans l'ambiance.

20:35 Publié dans Cheese ! *flash* , La souris-verte orange | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

27 août 2006

Rangement fouillé – qui a dit fouillis ?

           Ca a commencé par un déblayage de bureau. Histoire que mes paperasses ne prennent pas la poussière dans la chambre que j’ai gardée chez mon beau-père. En déménageant, je n’ai pris que les affaires qui ma paraissaient utiles au jour le jour ; le reste est restée entreposé, dépotoir à souvenirs et autres bricoles inutiles. Ma chambre archive en quelque sorte. Quand j’y pénètre, j’ai l’impression de retourner quelques années en arrière ; je me retrouve au milieu de mes magazines de petite fille et de mômes photographiées avec qui j’ai parfois perdu contact.

           La mission du jour consiste à transformer cette chambre figée à la veille d’un départ en vacances en musée de ma petite vie passée.
Outils mis à disposition : une paire de bras aux coudes bien huilés ainsi que des sacs poubelles.
Temps imparti : une matinée.

           La poubelle n’a pas été en reste : en supposant qu’elle reste en état, un archéologue la déterminerait comme appartenant à un homos scriptus, particulièrement porté sur l’écriture et la conservation de papiers toutes catégorie confondues : catalogues de vêtements de danse, brouillons chargés ou au contraire très épurés, numéros de téléphone sans nom associé, ticket de métro, billet de cinéma à moitié effacé par un long séjour dans des poches débarras, carnet de correspondance de troisième, articles de journaux soigneusement découpés et dont je ne sais même plus quelle face je voulais conserver ou encore des dépliants relatifs à un pays visité, qui voisinent avec des stylos sans encre aux capuchons dépareillés.
          C’est dans ces moments-là que ressort le mieux une certaine étrangeté du cerveau qui s’obstine à se souvenirs de détails inutiles, tandis qu’il laisse l’important crouler au-dessous. Tiens, ce bracelet brésilien, je l’avais gagné à la fête de l’école, en primaire. Et ce truc, là ? Le bouton d’une poupée délaissée (je hais les poupées) que l’on a revendu à la brocante il y a deux ou trois ans. Vous m’en direz tant… Je pourrais vous compter mille et unes bricoles durant autant de nuits. Le récit aurait une telle allure de conte que vous me diriez « Fable que tout cela ! ». Pourtant je n’affabule pas. Et tout à la joie d’avoir fait ressurgir un souvenir dans un bout de plastique, je suspends le rangement et confie à la poubelle le soin d’enterrer ces madeleines périmées. Il me suffit de garder Proust bien au chaud dans ma bibliothèque. Je ne fais pas table rase du passé, je l’épure pour qu’il se moule dans le présent.
           Les fouilles archéologiques peuvent s’avérer payantes. Pas de figuré, mais figure-vous qu’une enveloppe d’anniversaire n’avait pas été débarrassée de son billet de 50 € ! De quoi se faire des provisions de trésors à exhumer dans quelques années !

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25 août 2006

Je suis un contraire - et tout son bon sens.

              Il y a un réel plaisir à ne pas faire les choses dans l’ordre qu’on leur a assigné. Pas forcément par goût de l’interdit (bien que l’esprit de contradiction n’y soit pas tout à fait étranger). Simplement pour bouleverser d’une naïveté facétieuse la morne routine. Sans la faire dérailler totalement. Juste la pousser un peu, qu’elle patine dans le vide un instant. Un instant qui ne sert à rien d’autre qu’à observer cette roue (du quotidien – soyons modeste face à la fortune et au destin) tourner en rond.
            Réellement, la crêpe* banane chocolat enrichie en glace vanille, chantilly et amandes effilées se goûte d’autant plus qu’elle précède la galette steak fromage. Les papilles papillonnent, butinent un nouveau miel qui n’est pas englué par le suc collant de la convention. De même, déguster des pépitos* alors que l’on vient de se réveiller à trois heures du matin – en jouant à la bataille corse- nous les fait découvrir sous un autre jour nuit. D’où le mystère des conversations qui filent sans problème la nuit. « Il faudrait dormir quand même », intercalé à intervalles réguliers, histoire de se donner bonne conscience. La condition du plaisir est le conditionnel. Je ne devrais pas donc j’aime.

* testé et approuvé  

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24 juillet 2006

Questions insipides

Pourquoi le code m'endort-il ?

Pourquoi m'a-t-on dit "Madame" à la boulangerie ? Faudrait qu'elle se réveille et ouvre les n'yeux la p'tite dame.

Pourquoi Gilbert est-il fermé le lundi ? Et Christophe aussi ?

Pourquoi la tranche des livres anglais est-elle imprimée dans le sens inverse du notre ? Chez nous, le titre va de bas en haut ; les anglais, de haut en bas. Pessimisme, esprit de contradiction ou résultat de la conduite à droite ?

Pourquoi me posai-je ces questions ?

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03 juillet 2006

Bac à lauréate - j'veux bien une couronne de laurier, tant qu'on y est

         Prête. Je me suis mise pieds nus, afin que mes chevilles puissent gonfler à l’envie. La tête est déjà libre, le sourire jusqu ‘aux esgourdes. Je sais que ça ne se fait pas, mais je suis si contente que je pourrais le crier sur les toits. Alors plutôt que d’inciter la pluie à gacher un si beau ciel, je les inscris dans un petit coin de la toile d’araignée. Quoi ? Mes résultats de bac, pardi ! J’ai la mention très bien avec les félicitations du jury ! 18.57 de moyenne, je vous prie. Moi-même je n’y crois pas. Amazing.

[ J'ai supprimé cette partie de la note, parce qu'il est vrai qu'emportée par ma joie, j'ai été vraiment orgueilleuse (d'accord, pas seulement orgueilleuse, beaucoup plus que d'habitude ;p ) ]

You know what ?       
          ...

I’m happyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

           ...

 

That was big ben time, pour l'élite de la nation. ;) Parce qu'en plus d'être crâneuse, je fais des private jokes.

[ Que je vais faire en sorte qu'elles ne soient plus private  pour qu'elles ne soient pas mal interprétées. Big ben time, c'est un délire avec Nourhan qui marque la dérision d'un moment de pure mégalomanie. "L'élite de la nation", c'est ironique, en référence au bla-bla sorti pour le concours général. L'orateur en question tenait à ce que nous formions cette élite alors que nous avons bien conscience de n'être que des élèves ]

 

Voilà, je m'excuse pour ceux qui ont pu être blessés. Ce n'était nullement voulu. Je suis juste heureuse de ce que j'ai eu, mais j'ai aussi conscience qu'il réside une part de chance dans les épreuves, et que de toute façon, elles ne sont pas forcément représentatives de ce que l'on est. On ne peut pas être réduit à ses notes. Ce qui compte, c'est d'avoir le diplôme pour pouvoir avancer. Et quand bien même on ne l'aurait pas, il existe d'autres voies. Bravo à tous les bacheliers et bon courage à ceux qui sont au rattrapage.

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02 juillet 2006

Avis de passage

Si vous avez vu il y a deux jours,
à Lyon, sur la place Bellecour, à cheval sur un muret
deux filles en tongs
en train de manger avec les doigts une boîte de conserve de haricots extra-fins (préalablement égouttée auprès d’un arbre),
tout en trempant des morceaux de baguette dans de la sauce chili froide,
J’étais celle avec le T-shirt rose.

Egalement disponible : la dégustation de boules blanches sur les marches entre l'Opéra et sa boulangerie.
Je sais, manger et danser sont deux composantes essentielles de ma vie.

La prochaine fois, when chicken ‘ll have teeth et que les cocherons voleront, je vous ferai plutôt le récit d’une audition réussie. Mais voyez-vous, ça ne m’est encore jamais arrivé. Alors on prend son mal en patience et l’on fait contre mauvaise fortune beau sourire et notes acides acidulées.

 

12:30 Publié dans La souris-verte orange | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

16 juin 2006

Alea jacta est. Et n'oublions pas : Errare humanum est.

              Après vous avoir filé à l’anglaise ne vous laissant filer la métaphore de la tartine (brillamment, sans même l’ éfilocher !) voici un compte rendu de cette semaine sous le signe du début d’alphabet –eh oui, après la métaphore, je fais dans la périphrase.

Lundi : Philosophie… acounamatata

        Cela signifiiiiiie que tu vivras ta viiiiiiiiiie sans aucun souciiiiiiiis, philosophiiiiiie… acounamatata ! – je suis lion, ça ne se voit pas ?

Durée : 4 heures
Coefficient : 7
Brouillon : rose
Tartine : 1.5 L, un paquet de Ti déj et un paquet de atillefine au chococlat
     

Après une hésitation d’une demi-heure entre les deux dissertations, j’ai opté pour « N’avons-nous de devoir envers autrui ? ». Si vous vous constater par vous-même à quel point quatre heures de réflexion intenses peuvent faire rassir la tartine, lisez ce qui suit. Pour une tranche de brioche avec Marie-Antoinette les courtisans, passez directement au paragraphe suivant. 

          C’est donc faire preuve d’immaturité de dire que l’on n’a de devoirs qu’envers autrui. C’est considérer le devoir comme une contrainte pesante et non comme un désir de faire le bien . Nietzsche s’est indigné contre cette conception, celle des « morales de l’ennui » qui ne nous poussent pas « à faire et à refaire une chose » et à vouloir la faire bien.
            Le devoir est obligation envers autrui mais également envers l’homme en général et, partant, envers moi. C’est par autrui que j’exerce un devor envers moi : d’une part parce que le devoir d’autrui est mon droit, d’autre part parce que c’est par mon action sur lui que je me rends digne d’être respecté et que je prends conscience de ma valeur. Ainsi que l’a très justement formulé Sartre, Autrui est le médiateur entre moi et moi-même.

Mardi : Tout ceci n’est que littérature