27 juillet 2007

Universe city

          A university for the real world : le slogan de l’université d’Audrey en Australie. Bien que je n’aie jamais posé mon postérieur sur les bancs de la fac française, je peux affirmer que ça n’a rien à voir avec la faculté australienne. Cette dernière commence par vous en mettre plein la vue, avec ses différents campus, ses bâtiment ultras modernes et ses computer labs où des écrans 16/9ème s’étendent à perte de vue.
         Car tout se fait par informatique – contrairement à notre contrée septentrionale hexagonale où internet est considéré comme le diable qui profane le temple du savoir en détournant les scolastiques de leurs sacro-saints parchemins, et où certains professeurs d’anglais un brin réac assimilent Google à gogole, internet est révéré comme un dieu. Une dévotion qui tourne parfois à l’aveuglement, me prévient Audrey qui, lors d’un de ses devoirs qui devait être rédigé entièrement à partir de sources électroniques, s’est vu ôter des points pour avoir transformé la webographie en bibliographie (le web n’étant pas encore abondamment pourvue en historique du nucléaire, à l’exception de quelque propagande de ses utilisateurs – voilà, si vous cherchiez un sujet de recherche et de thèse non encore exposée aux toiles d’araignées sur la toile, c’est chose faite). Dingue qu’on ne puisse encore appréhender cette nouvelle technologie sans avoir recours au vocabulaire usé de la moralité. Pas de juste milieu ; mais un usage équilibré et critique suffirait à ce que tout aille pour le mieux sans que l’on tombe dans le meilleur des mondes.
         Impossible donc d’étudier en Australie sans avoir d’ordinateur. Tous les devoirs – qui sont d’ailleurs plus des recherches, des analyses, parfois presque des papiers (journalistiques)- doivent être dactylographiés. L’écriture manuscrite est un signe d’archaïsme que l’on déchiffre presque aussi bien que les manuscrits médiévaux calligraphiés en gothique – et quand on s’entend demander « C’est quoi le Moyen- Age ? », on n’est pas près de déterrer la pierre de Rosette. La correction du travail suit un itinéraire digne de l’administration française, et il faut attendre de recevoir un mail pour faire biper son code barre et obtenir les fruits de son labeur. La notation s’échelonne de 1 à 7, 7 étant la plus haute note.

        Moins étonnant, mais plus important, voire inquiétant est le choix des matières. A fond sur le business, « à quoi ça sert d’étudier les langues, l’histoire, ou la sociologie ? ». A QUT (l’université d’Audrey), ils ont carrément décidé de fermer les humanities. Et quand on nous demande « C’est quoi la philosophie ? », on vérifie l’étanchéité de la porte de sa tour d’ivoire, et on hésite entre l’ouvrir pour en faire un musée ouvert aux businessmen ou la verrouiller à double tour pour s’enfermer dans sa secte. Un autre monde, celui de la majorité de la population en fait – même si une part résiste et manifeste. C’est quoi la philosophie ? - difficile à expliquer, en fait. Un peu comme le concept franco-français de classe prépa. Une fois qu’on a hasardé une ébauche de réponse, la réaction est immédiate : « Mais c’est fatiguant, il faut réfléchir tout le temps ». Cet été, j’ai décidé de me mettre au parfum de l’air du temps : je vais aller encrouter mes neurones en les tartinant de crème solaire et m’en tenir à la croyance – un esprit saint dans un corps sain.
        Avant d’aller léguminer (ta gueule, word, je néologise quand je veux) au soleil, j’observe la sortie des collégiens. Pour le prestige de l’uniforme, faut voir. Mais pour le look, il faudra repasser : certains s’en sortent avec du bleu marine ou du vert bouteille, mais d’autres écopent de bleu layette et de marron passé. Les garçons sont mieux lotis que es filles, dont les jupes sous le genou (c’est-à-dire ni courtes, ni longues – coupées comme des sacs à patates) combinent la mode scout, cléricale et mémère –un cocktail explosif des plus sexy. Bardés de leur sac de sport, les high school sortent tôt – « après on s’étonne qu’ils n’aient rien dans la tête », râle Audrey, « ici, on peut même passer sa scolarité sans faire d’histoire. » Ils n’en feront pas un camembert en tous cas – ou alors sous forme de plastique pasteurisé.
        Les universitaires n’étudient pas non plus des masses – 13 heures par semaine ne semblent pas mener directement au surmenage. D’autant plus que les cours sont plus des pistes de réflexions à développer soi-même (ou pas – hein Dre, qui obtient 7 en bâclant la veille de la deadline) que des cours proprement dits – on parle d’ailleurs de lectures, c’est-à-dire de conférences. Pas de leçons donc, mais des travaux à rendre. Les domaines sont variés, l’nuversité autralienne offrant quelques belles idées comme des cours de creative writing. Les cours en eux-mêmes sont plutôt attrayant, divertissant à grands coups d’écran géant, d’extraits de films et de powerpoint reprenant les clés du cours (vous ne viendrez pas vous plaindre que l’écriture du prof n’est pas lisible ni que la poussière de la craie vous fait tousser). On ne sait plus très bien si on s’amuse en travaillant ou si l’on travaille en s’amusant.
        Critique mais lucide : si les étudiants ne s’éreintent pas intellectuellement, ils se tuent quand même à la tâche. Outre le temps que demandent les recherches, le prix des études oblige à cumuler les boulots ou à avoir Crésus comme parent – d’où les 13 heures de cours hebdomadaires. Certains bossent même avant de faire leurs études, histoire de faire des économies. Etudiant n’est donc pas synonyme de « jeune », et il n’est pas rare de croiser des adultes sur le campus – il existe même une garderie pour ceux qui sont déjà parents – à moins que parents et enfants étudient en même temps, cas possible, d’après une anecdote que m’a rapportée Audrey.

Un autre monde vous, disais-je. Downunder.
Technologie à tout crin versus par-cœur écœurant. Reste à savoir qui est tombé sur la tête.

11:18 Publié dans Souris des villes, souris des champs | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note

26 juillet 2007

Of kangaroos and men

     Le pays des kangourous est d’abord celui des moutons : ils sont plus nombreux que les habitants. ¨Pourtant, la viande que l’on met à toutes les sauces, c’est le poulet et l’animal qui fait le pendant de l’émeu sur les pièces de cinquante centimes, le kangourou. Pour approcher cet animal mythique, nous sommes allées au zoo. Nous avons pu caresser et même nourrir ces bêtes qui ont un vague air de lièvre dans la gueule… (là, je viens de signer mon arrêt de mort, je sens gronder l’indignation d’Audrey ). Pour les bonds effrénés, il faudra repasser ; ils somnolaient comme des chats au soleil. Mon véritable coup de cœur animalier fut moins les koalas (mais manger et dormir, ça me va pour une vie future – la puanteur en moins si possible) que les wombats, ces drôles de cochons d’inde géants à tête d’écureuil et qui marchent parfaitement au rythme de la musique de Fantasia.

18:57 Publié dans Souris des villes, souris des champs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

25 juillet 2007

A sunburnt country

          Je n’échapperais pas plus que Bill Bryson à appréhender l’Australie sous l’angle de son climat. Avant qu’on ne me demande où en est mon bronzage, rappelons tout de même qu’en ce moment, c’est l’hiver. Un hiver tout relatif, au ciel digne de Grèce et doté d’un soleil que ne renierait pas Paris en ces mois estivaux – il n’y a pas à dire, prendre son petit-déj au soleil, c’est vraiment jouissif. Le revers de la médaille, c’est la sécheresse. Les cascades ne versent plus goutte, les arbres se pèlent comme des bananes, et les cours d’eau sont si à sec que leur lit s’efface. Actuellement, le Queensland est en niveau 4 (sur 6) de restriction d’eau. Les douches ne doivent pas excéder quatre minutes et il est interdit d’arroser son jardin, à moins d’employer à cet usage des seaux placés dans la cabine pour récupérer l’eau de la douche.

Pour autant les températures ne sont pas estivales, *météo de Brisbane, bonjour*. Ca caille même sévèrement la nuit. Et la bonne blague, c’est que les Australiens n’ont pas le chauffage central. Les maisons sont en bois, non isolées, simplement construites comme sur des pilotis, le rez-de-chaussée servant de garage et de buanderie. Non chauffées et non isolées, il y fait moins de 10 degrés la nuit. De quoi redécouvrir les bienfaits de la bouillote de votre grand-mère et de tester votre sex-appeal dans un chauffe de danse en polaire (ca ressemble à une sorte d’immense vareuse, pour vous donner une idée concrète). En bonne frileuse, je n’ai pas tardé à faire l’acquisition d’un radiateur portable – un chose que nous n’avons jamais réussi à monter (comment voulez-vous mettre une vis là où il y un trou sans épaisseur aucune derrière pour pouvoir visser – sans tournevis qui plus est ?) mais qui n’en a pas moins fait chaud au cœur au corps, sans émettre de lumière (la lampe à bronzer, ce n'est pas terrible la nuit) ni faire de bruit (même remarque, surtout lorsqu’on sait que les murs sont épais comme du papier cigarette – nous ferons une belle litote et un petit appel à votre imagination pour passer sous silence le manque d’intimité qui s’ensuit ^^).

Déplaçons-nous quelque peu au sud sur notre carte météo pour évoquer les conditions de notre escapade à Sydney. Petit rappel auparavant : dans l’hémisphère sud, descendre vers le sud signifie également descendre dans les températures. Nous avons été contraintes de nous équiper plus chaudement, le duo gagnant gant-bonnet ainsi que la doublure du pantalon par un collant n’étaient pas de trop. Quant à la randonnée dans les Blue Mountains, Audrey et moi ressemblions à deux petits bonshommes Michelin.

Ce temps déconcertant règne sur la côte est du pays et se traduit par des tenues vestimentaires disparates allant du manteau au bermuda-tongues. Le refus réitéré des Australiens à installer le chauffage central est quant à lui audible dans leurs éternuements permanents. Peut-être l’achat de médicaments est-il plus rentable. Qu’il me soit cependant permis d’en douter, surtout quant la fraîcheur saisonnière est secondée par l’usage intensif intempestif de la climatisation. Nous en avons fait l’expérience frigorifiante dans le bus pour aller à Sydney - il semblerait que l’Australien apprécie mieux ses quatre couvertures avec la douce caresse de l’air conditionné. Pourquoi diable sommes-nous toujours aussi logiques cependant ?

19:50 Publié dans Souris des villes, souris des champs | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

14 juillet 2006

American [lack of] logic

... ou d'une certain logique outratlantique.

      Le chaud-froid y a une place spéciale. Ceux deux notions sont deux faces dont on ne semble pas soupconner qu'elles constituent une seule et même pièce. Ca démarre ainsi : les Américains veulent climatiser le subway -nan, pas le fast food, morfales. Ils font donc. Mais pour ce faire, l'on dépense de l'énérgie et celle-ci produit de la chaleur qui est rejetée dans les couloirs. D'où le besoin de descendre encore la température dans la rame. D'où une chaleur plus forte dans les couloirs. D'où l'on finit par passer d'une étuve étouffante à un frigo glacial. CGFD. Je croyais que le but était d'avoir du frais, pas de la climatisation. A quand le retour des éventails ?

      Egalement disponible : le muffin allégé en matières grasses. What's the point about it

12:13 Publié dans Souris des villes, souris des champs | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

01 février 2006

Away

Je pars demain à Chypre avec ma classe de latinistes -espèce en voie de disparition mais ô combien agréable à fréquenter. Mon trou à rat souris restera donc dans l'état actuel pendant une semaine. Mais j'espère bien vous assomer de notes à mon retour.

21:35 Publié dans Souris des villes, souris des champs | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

07 janvier 2006

Expressions canadiennes… ou le plaisir d’un autre français

     Plus français que les Francais !
C’est la même langue et pourtant ! … par l’accent et par les expressions idiomatiques, la conversation peut vite tourner au quiproquo. Petite revue de détail (je vous épargne tout de même le char, le tcheum et les gosses) :
- Le dîner est servi à midi. Non que les journées soient décalées mais le repas du soir est le souper (et le petit-déjeuner s’appelle le déjeuner). Je vous laisse imaginer la tête des gens lorsqu’on leur a annoncé qu’on irait faire une excursion en motoneige et dîner dans la pourvoirie voisine !
- Bon matin ! Les canadiens sont d’une logique implacable.
- A « merci » on ne répond pas « de rien » mais « bienvenue ». Ce qui laisse déjà entrevoir la grande générosité et chaleur de nos amis du grand nord.
- Notre guide trouvait que les motards en Harley Davidson se pétent les bretelles. Comprendre qu’ils se la jouent.
- Leur relation à l’anglais est pour le moins paradoxale. Influencé par leur voisin, ils veulent néanmoins garder leur langue. Aussi les panneaux stop sont-ils devenus des « arrêts ». Mais en même temps, les mots anglais envahissent la conversation.
Le musher (chef des chiens de traîneau) avant de nous confier les attelages : si on veut s’moquer, c’est maintenant. Parce qu’après on se fait traîner par les chiens ? *regards angoissés* En fait pas du tout. On devait juste ne pas smoker, de smoke, fumer.
De même on va shoper (pas choper, comme la phonétique laisse planer le doute) et non faire du shopping. On ne marque pas un but mais on score.
La règle, c’est le mot anglais francisé, après on décline.
- J’espère que jusque là vous ne trouvez par l’article trop plate, c’est-à-dire ennuyeux.
- Les hommes portent aussi des bas puisque ce sont des chaussettes. Les moufles deviennent des mitaines, les moufles canadiennes étant des cache oreilles et nos mitaines étant désignées par « des gants pas d’doigts ».
- C’est correct… pas le code de votre CB mais une façon de dire « c’est bon ».
- Vu aussi lors de mon précédent voyage, les panneaux « Pieds pesants, ralentissez » « Les angles morts, voyez-y »

      Autant vous dire qu’on a fini les soirées avec le dictionnaire. Pas le Petit Larousse, comme l’aurait voulu Crevette mais avec un dico français et canadien qui donne les subtilités des deux langues.
Nous avons aussi vu Garfield doublé en canadien et c’était pas mal drôle.
La note est finie, j'ai fait ma job.

Alors, c’est à votre goût ? (question rituelle au restaurant)

23:15 Publié dans Souris des villes, souris des champs | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

06 janvier 2006

Mise en bouche

      Je ne peux tout de même pas passer sous silence mes vacances au Canada. Mais avant d’affronter le froid, je vous propose de prendre des forces avec la cuisine du coin. Dès qu'il s'agit de nourriture, je suis facilement multilangue. (Quand on est morfale, c’est pour la vie). A éviter de lire après les tardifs réveillons ou en cas de famine aiguë. Autant le dire tout de suite, c’est riche, gras et sucré.

      ...Exception faite du début du repas… soupe ! Ca réchauffe le corps mais également l’ambiance, puisqu’on a eu le droit à une soupe à la grimace de la part de pas mal de personnes…

        Dans les plats, je ne vous cacherai pas mon faible pour la tourtière. Tourte à la viande. Bourratif mais excellent . Deuxième élément que vous vous devez d’aimer si vous avez l’intention d’émigrer ; la pomme de terre. Ceux qui ont fait un séjour en Angleterre sont parés. Elle survient même sournoisement au détour d’un pâté chinois. Késako ? Un hachis parmentier avec du maïs en plus… qu’ils mangent avec du ketchup. Mais pourquoi chinois, notre guide elle-même n’a pas été en mesure de nous donner la réponse.

        Passons à l’essentiel de tout repas, le dessert (toujours jeter un œil à la carte des desserts pour se ménager une grande petite place). La palme de l’écoeurant revient à la tarte au sucre, qui comme son nom l’indique, est saturée en sucre genre mon-caramel-est-devenu- un-gâteau. Je n’ai pas pu avaler deux bouchées, c’est dire. Sympathique également sur pas mal de dessert, la sauce au sucre, façon j’ai-fait-fondre-ma-tarte-au-sucre. Plus digérable pour les touristes est le pudding chômeur, nommé ainsi car il n’y a pas besoin de beaucoup d’ingrédients pour le réaliser. Le summum du délice – toujours pas synonyme de légèreté - était un gâteau au chocolat – c’est international, je crois…. Laissez-vous porter par la description : brownie au chocolat sauce fudge. Ca fait rêver, non ?   

       Mais le summum a été les déjeuners, que l’on nomme nous petit-déjeuner. En buffet à volonté (je propose une modification : le buffet à outrance) : salade de fruits, pancakes en alternance avec pain doré (du pain perdu où le pain a été remplacé par de la brioche –adeptes de Marie-Atoinette, à vos marques.. prêts…) , des haricots avec une sauce sucrée, du bacon croustillant –heureusement que je ne l’ai découvert que le dernier jour parce que sinon, je serais revenue avec quelques kilos superflus. Et les bagels (forme d’un donut's mais c’est un genre de pain)… plus étouffe-chrétiens, tu meurres. . Surtout quand ils sont tartinés au peanut butter and jelly. La guide me regardait bizarrement… l’habitude américaine n’a pas du bien traverser la frontière.

          Bon, je vous libère, vous pouvez au choix aller rejeter ce surplus de nourriture ou vous précipiter sur le garde-manger. Je vous parlerai une autre fois des activités nécessaires pour digérer.

 

22:00 Publié dans Souris des villes, souris des champs | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

04 décembre 2005

Aimez-vous les uns les autres... ou quand trouver enfin une utilité aux exercices sur la focalisation

Tout est question de point de vue...

En anglais, "filer à l'anglaise" se dit "to take the French leave". No comment.

                                           ***

Petit quart d'heure d'amusement proposé par notre assistant américain (Dre, on se redresse et on abandonne son regard de celle-qui-a-vu-une-apparition) ... Allez sur Google, tapez "French military victories" puis cliquez sur le bouton "I'm feeling lucky". Vous allez avoir droit au lien "did you mean French military defeats ?". Sur ce site sont recensées toutes les batailles perdues ou interprétées comme telles. J'aime particulièrement ces définitions :
 - Hundred Years War : Mostly lost, saved at last by female schizophrenic who inadvertently creates The First Rule of French Warfare; "France's armies are victorious only when not led by a Frenchman." Sainted.
- American Revolution : In a move that will become quite familiar to future Americans, France claims a win even though the English colonists saw far more action. This is later known as "de Gaulle Syndrome", and leads to the Second Rule of French Warfare; "France only wins when America does most of the fighting."
- French Revolution : Won, primarily due the fact that the opponent was also French.
- The Napoleonic Wars : Lost. Temporary victories (remember the First Rule!) due to leadership of a Corsican, who ended up being no match for a British footwear designer.

Enjoy.

21:51 Publié dans Souris des villes, souris des champs | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

01 août 2005

Ah... PARISSSSS ou la France vue par le géant

1-     Les françaises sont poilues. Vérification incessante de l’absence de points noirs sur les jambes. Grâce à nous, cette idée préconçue disparaîtra pour quelques uns.

2-     Le français est fier, hautain, prétentieux, un poil je-bois-mon-5-o’clock-tea-le-petit-doigt-en-l’air. Demandez leur de prononcer « oui oui »,  vous en prendrez pour votre grade. Prononcez le « no », de façon net et rapide et non « nan » façon non sous peine d’amusement chez votre interlocuteur.

3-     France = pays de l’escargot et des grenouilles.

4-     Mais aussi de la mode. La jupe longue de ma copine faisait très française car élégante (la concurrence est rarement rude, les filles étant plus jolies qu’élégantes). Déclaration au vu de l’habit : « Tu m’amuses » à Tu es ma muse.

5-     La gastronomie. Les français ne font pas à manger, ils cuisinent. Eux jouent parfois à la cuisine française, revisitée à la sauce Nouvelle Orléans. Avec l’idée que c’est typically french. No ?! Pour se donner une idée des différences, demander du pain à on obtient de la brioche… Marie-Antoinette a fait des adeptes.

6-     L’absente quasi-totale de peanut butter dans notre régime alimentaire conduit à l’effondrement de leur système de valeur. Aussi vérifie-t-on que nous sommes civilisés : mais, vous avez des centres commerciaux ?

7-     On aime les eaux de toilettes. Humez cette délicieuse odeur de jambon rôti ! Il s’avère, après exhumation du flacon, de Jean-Paul Gautier. (eh non, ils n’ont pas l’air d’avoir la bosse des langues)

8-     Notre douce langue est gutturale. En témoigne BonjourrrrRRRRRR madm ! N’ont-ils jamais entendu d’allemand ? Notre belle langue leur ferait l’effet d’un bonbon suisse.

9-     Nous avalons les mots quand on parle français. ‘r you really sure of what’ you’re askin’ ?

10- La question existentielle : les français aiment-ils Jacques Chirac?

11- Que veulent apprendre les ados américains de leurs camarades français ? Quelques basics indispensable du genre Je t’aime, Je t’emmerde (Je te med’) et autre bad words. ( C’est quand m^me un comble que ces mots soient mauvais chez eux et GROS ches nous !)

12- La chanson française ? Voulez-vous coucher avec moi, ce soir… (ce qui est marrant c’est que pas mal n’en connaissent pas le sens)

 

Toutes ces listes ne sont en fait que des détails amusants auxquels on s’habitue bien. Nous sommes globalement pareils ( deux yeux, un nez une bouche… ) et l’on a même les couleurs de nos drapeau en commun !

N’allez pas croire que je n’aime pas ce pays, j’y ai eu beaucoup de fun et y ai rencontré beaucoup de gens sympas. Was nice to meet you ! (l’expression n’est pas réservée à un langage soutenu contrairement à ce qu’on peut croire)

17:47 Publié dans Souris des villes, souris des champs | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Autres us et coutumes

1-     Comme les scouts, toujours être prêts. Sauf que ce n’est pas de la même manière. Toujours made up même pour se plonger dans l’obscurité d’une salle de cinéma.

2-     Adorer le shopping. L’Amérique est la civilisation de la société de consommation par excellence.

3-     Ne pas boire avant 21 ans mais avoir sa voiture à 16.

4-     Vivre dans un froid clim(atique) alors qu’il fait plus de 100 degrés dehors (Fahrenheit)

5-     S’arrêter au milieu de la rue pour dire I love your hair ou You look like a model (même sans intention dragueuse). Les cheveux, les chaussures et les jupes sont fortement susceptibles de déclencher ces commentaires. Sympathique, il faut bien le dire.

6-     Même style mais autre registre : demander aux passants How many rips (bourrelets) do you have ?

7-     S’habiller en minijupe sans se faire siffler.

8-     Avoir une grande expérience en écrabouillage de bestioles. (bugs)

9-     Ne pas repasser ses 1001 fringues.

10-  Etre TRES accueillant. Je me suis vu offrir par des gens à qui je n’ai fait que dire bonjour un livre (100 why living in Alabama) et un grand panier de spécialités. La famille chez qui je résidais m’hébergeait gratuitement et m’a offert un bouquet de roses rouges après le spectacle (je n’étais pourtant pas soliste).

11-  Mettre les gens à l’aise : Help yourself !

12- Zapper à l’arrivée de chaque pause pub et par conséquent ne regarder que 10 minutes d’un film. (Ne s’applique aux reality shows)

13- S’étonner et admirer les étrangers qui apprennent des langues étrangères. Une idée qui leur est… étrangère.

14-  Avoir des bornes incendies jaunes.

15- Avoir des boîtes aux lettres semi cylindriques mais où l’on ne trouve pas les journaux qui sont dans de mini sacs poubelles et balancés sur les pelouses.

16-  Tondre sa pelouse façon terrain de golf. Tout doit paraître clean.

17-  Etre patriotique. D’accord on était en juillet, mois de la fête nationale, mais chez nous les drapeaux ne restent pas accrochés dans les jardins.

18-  Pour les enfants, marcher pieds nus. A l’église, dans la maison, les centres commerciaux. Commence à poser problème sur le goudron à 45 degrés…

17:44 Publié dans Souris des villes, souris des champs | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Car addict

1-     Emmener son mug de café dans la voiture et le boire en conduisant sa fille à la danse / au cinéma/ au tennis (cochez la mention correspondante)

2-     Vivre à bord de sa voiture. Sans en descendre, on peut tirer de l’argent et se nourrir au drive-in.

3-     Etre sans arrêt en voiture. La ville est étendue, les distances sont gigantesques.

4-     Pouvoir conduire à 16 ans.

5-     Garer sa voiture le plus près possible du magasin après avoir largué les passagers à la dépose rapide (et pas seulement à l’aéroport)

6-     Avoir des panneaux routiers verts, une double ligne jaune au milieu de la route.

7-     Regarder les feux tricolores qui sont suspendus de l’autre côté du carrefour.

8-     Pouvoir nommer Rino et Pijo ou Pujeau (Renaud et Peugeot)

17:42 Publié dans Souris des villes, souris des champs | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

In God they trust

1-     Aller à la messe dans un accoutrement qui ressemble fort à une minijupe.

2-     Fournir le programme détaillé de la messe y compris le plan du sermon ( I II … avec a) b) et c) à l’appui). Vive les explications de texte. On est  vraiment à l’école du dimanche.

3-     Dire une bénédiction avant chaque repas, y compris avant de manger son sandwich à Subway.

4-      Editer le livre A la recherche de Dieu dans Harry Potter.
5-      Jurer Oh my Gosh (God) à tout bout de champ.

 

17:39 Publié dans Souris des villes, souris des champs | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

De yumi (miam) à yerk (berk), petit tour de la nourriture

1-     Boire toute la journée des boissons sucrées, l’eau étant réservée à l’arrosage des plantes, à la douche, vaisselle ou exceptionnellement à boire pour s’éclaircir la gorge avant de chanter (dans ce dernier cas de figure, une certaine dose de glaçons permet d’anesthésier pour ne pas sentir l’eau).

2-     Acheter ses boissons en bidons de 1 gal soit près de 4 litres. (3, 79 comme le souffle l’info Word)

3-     Manger du poulet frit à toutes les sauces.

4-     Passer au drive in quand il serait aussi rapide et plus diététique de s’arrêter chez l’épicier.

5-     Prendre du lait à 1% de matières grasse pour s’enfiler avec un paquet entier d’Oreo (quand ils ne sont pas plutôt associés à du peanut butter – âmes sensibles s’abstenir.

6-     Pouvoir se goinfrer d’Oreo = cookies composés de deux gâteaux au chocolat et fourré d’un fourrage blanc lait. Avec variantes : tout chocolat, peanut butter, double fourrage, seize mini … A déguster tel quel, trempés dans un verre de lait, ou comme les BN.

7-     Manger des sandwichs peanut-butter and jelley soit pour les gourmands non anglophones tartine de beurre de cacahuète + tartine de confiture (mûre, myrtille ou autre)

8-     Avaler son hamburger en en connaissant le nombre de calories ( terrifiant à moins de le prendre sans sauce)

9-     Manger peu car pas équilibré et sans heure fixe.

10- Manger vite et pas seulement au fast food.

11- Aller au restaurant italien, manger la moitié du plat à toute vitesse et emporter la fin dans un doggy bag.

12- Commander beaucoup et laisser son assiette à moitié pleine (et pas à moitié vise, on est optimiste de l’autre côté de l’Atlantique.

13- Voir la vie en bleu blueberry. Les myrtilles sont partout (confiture, gaufres, baggels, yogourts…)

14- Envisager la cuisine comme un art ludique et occasionnel. Même s’il est 10h, ne pas alors être pressé, les pâtes ne seront pas cuites avant une demie heure strict minimum, sans compter la préparation de la sauce aux fines herbes cueillies dans le jardin.

15- Etre fier des sandwiches dits américains même s’ils ne sont que mayo tomate (il faut reconnaître que ce produit est délicieux).

16- S’approprier toutes les cuisines du monde, en particulier le mexicain dont on mange les fajitas sur le pouce à la moindre occas.

17-  De temps à autre, manger des légumes qui m’étaient jusqu’alors inconnu : des sortes de courgettes jaunes (meilleures que leur cousines vertes) et une chose verte très bonne à mi chemin entre les épinards et les poireaux.

Tordre le cou à une idée reçue : je n’ai pas observé beaucoup plus d’obèses qu’en France.

J'espère que ça vous a mis en appétit.

 

 

17:35 Publié dans Souris des villes, souris des champs | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Notes from a much more little country...

De retour dans l'hexagone, je peux maintenant vous faire part de quelques petites remarques.

                     Avertissement au lecteur

Ce qui suit est une série de notes humoristiques et non subversives. Tous les événements rapportés et les remarques formulées sont le fruit de l'observation de l'auteur et ne peuvent être considérés comme purs affabulations. Toute ressemblance à une personne ou un lieu est voulue. Cependant, il ne s'agit que de l'observation d'un échantillon, qui comme tout échantillon ne peut être totalement représentatif. Dans un souci de précision, ajoutons que les spécimens étudiés proviennent de Montgomery (Alabama) et ont été observés dans leur milieu naturel.

Globalement être Américains, c'est être Français. Mais, tout de même, quelques différences font de nous deux peuples à part... Lire les notes suivantes sous la forme de "Etre Américains, c'est...".

17:32 Publié dans Souris des villes, souris des champs | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

11 juillet 2005

Notes from a big country...

Bill Bryson avait raison. Les Americains vivent a l'interieur. Nous n'avons pas fait plus de trois pas dehors. Voiture, destination, voiture, home sweet home. Toujours avec l'air conditionne a fond. A croire qu'ils aiment avoir froid ( Virginie dit que c'est pour rafraichir leur kilos superflus). En temoigent egalement le kilo de glace qu'ils se versent a chaque soda...

Cette note est la premiere d'une serie que j'espere longue. Je ne peux pqs m'eterniser car j'ecris depuis la clinique veterinaire de notre hote. PS : pas d'accent car nous sommes aux US, ici c'est le qwerty...

03:11 Publié dans Souris des villes, souris des champs | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note