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30 septembre 2005

Fait d'hiver

Si les poètes ont déversé sur le printemps des giboulées de petites fleurs et une avalanche d'amour, il est étonnant qu'ils ne nous annoncent pas l'hiver par un brouillard de spleen sur tout le pays... L'humeur s'accorde à la pluie... maussade, pour qui que ce soit, où que ce soit. Dans un film à la télé, autour de soi, sur les blogs... Halte là ! On s'ébroue pour se sécher de l'averse puis on se réchauffe par un petit sourire. Histoire de diffuser un rayon de soleil dans l'atmosphère (parfois les clichés sont encore parlants). Après tout, malgré leur fog quasi perpétuel, les Anglais sont bien connus pour leur humour, non ?  

J. a dit...

Une phrase entendue en cours de philo mais compréhensible par tous (je précise, ça ne va pas toujours de soi) : "Habiller des idées, c'est leur confectionner des mots". Or en ce moment, j'ai l'impression que je suis à court d'étoffes... Soit je n'arrive plus à habiller mes idées et les autres ne peuvent pas les voir, soit je leur fais des coupes de travers et on les juge (mal) sur les apparences ou on ne les reconnaît pas. La preuve par 9 : Qui a vraiment compris ce que je viens décrire ?

25 septembre 2005

Je danse donc je suis

         Vendredi dernier... j'ai participé à un spectacle au profit de la lutte contre le cancer, à Fontenay. Malheureusement, il n'y avait pas foule. C'était quand même une expérience sympa, vu que j'aime toujours autant monter en scène. C'est grisant. Un grand espace vide pour soi. Pour se défouler, s'exprimer... vivre en scène, quoi. Je ne sais pas si j'aime autant ça parce qu'à cette occasion mon âme se concentre en elle-même, elle est libérée du corps parce qu'elle le fait plier sous sa volonté...non, d'accord, j'arrête avec la philosophie. Je vous renvoie tous à vos cours. Il n'empêche que notre professeur a raison quand il dit qu'il s'agit d'un dépassement de soi. Je peux mettre "lu, testé et approuvé" en marge de ma copie... Je rigole, bien entendu. Pour en revenir à nos moutons (ou devrais-je dire à nos rats d'Opéra ?... non c'est trop cliché), la représentation s'est bien déroulée bien que...
- j'avais oublié mon costume et que j'ai du en emprunter à ma professeur de danse. Mais j'ai gagné au change une jupe de mousseline noire que j'ai enfilée par dessus un de mes justaucorps puis une robe dans les tons de roses mais sans miévrerie aucune. De toute façon, ce n'était pas du classique pur et même le rose le plus layette ne rendrait pas si mal sur la musique d'Erikk- Sven Tüur (compositeur estonien).
- mes pointes étaient en fin/faim de course(s) : plus proche des demi-pointes que des pointes, c'est dire.
- nous n'ayions pas fait de filage ce qui m'a conduit à rentrer en scène alors que ce n'était pas mon tour...
         Il y a des jours comme ça... Du coup la technique n'était pas au rendez-vous mais je me suis -j'espère- rattrapée sur le côté artistique. Les musiques sur lesquelles je dansais sont vraiment émouvantes, elles prennent à la gorge, ne nous lachent plus. Il est par conséquent plus simple de se laisser envahir par la musique et ainsi de lui donner une autre dimension par les gestes. Je m'aperçois que je dérive. Il faut que j'arrête de me mettre en scène et je que m'éclipse par les coulisses.

Nota Bene (ça fait quand même plus classe qu'un vulgaire Post Scriptum sur un post-it jaune ) : veuillez excuser le style déplorable de cette note. Circonstances atténuantes : je sors de la lecture du Procès de Kafka et la traduction de la langue allemande est rarement très élégante. Il va falloir que je me fasse une petite cure d'Enfance de Nathalie Sarraute pour réinjecter un peu de fuidité dans tout ça.

02 septembre 2005

Rentrée... rentrez chez vous

    Les meilleures choses ont une fin. Soit. Mais pourquoi cette fin met-elle plus rapidement un terme aux bonnes qu'aux mauvaises choses ?  Parce que  le temps passe plus vite quand  on se divertit. D'accord. Je me suis beaucoup amusée pendant les vacances et voici déjà la rentrée. Avec son protocole :

    1° Tous les lycéens se rassemblent devant le lycée. En marchant, on voit des Eastpack partout alors qu'on s'était plutôt habitués à la vue des sacs de plage. Premier coup rude. Donc rassemblement d'une horde de loup hagards absolument pas affamés par le programme scolaire.
    2° Les loups prennent des allures de moutons de panurges quand ils passent la porte de l'établissement scolaire, tous en même temps car aucun ne consentirait à rentrer avant les autres. Surtout pour s'assoir dans la cantine, pardon, le réfectoire.
    3° Discours du proviseur qui rabâche chaque année la même chose (et pourtant je ne suis là que pour la deuxième année, c'est dire). Ton monocorde, cherche ses mots. Pause. UN mot. Deux mots. Pause. Bla bla. Aurait-il fait un petit stage chez Arte pendant la saison estivale ? Hum... non, puisque le discours est moins intéressant d'un point de vue culturel et suscite des réactions (autre que l'assoupissement).
    4° Les soupirs ont été interrompus par des clameurs saluant ou critiquant :
- l'interdiction formelle de fumer. (l'air pur a repris son droit, je cite)
- l'interdiction des téléphones et baladeurs même dehors.
- l'interdiction de s'assoir dans les couloirs. (comme l'a très justement dit Laure, ils devraient nous mettre des bancs.)
- la mise en place de plans de classe. (du délire pur, de l'avis général)
- l'ouverture plus régulière du CDI. Le doute est permis.
Le proviseur nous annonce le pourcentage de réussite au bac de nos prédecesseurs : 94%. On n'attend que nous pour les 100%. Ben voyons. Nous sommes là pour travailler (l'italique s'entend même dans ses paroles) et puisque nous sommes au lycée et qui plus est dans une section littéraire (donc appelant de longues études supérieures), nous sommes tous "appelés à avoir notre bac"... "un jour ou l'autre" rajoute-t-il. Salle hilare.
    5° L'appel. Il s'ensuit que la classe a été explosée et que je suis restée dans la "mauvaise" partie. La loi de l'emmerdement maximum a toujours cours. Je suis ravie de l'avoir si vite vérifié. Heuresement que je garde ma Dre avec moi. Il s'ensuit également que, certes je n'ai pas la prof que je n'avait pas du tout envie de revoir, mais que je n'ai pas non plus ceux que je voulais. Ne critiquons cependant pas avant d'apprécier la nouveauté. Même si elle se présente sous la forme d'un prof de philo aux allures Einsten-je-suis-un-fantôme-et-j'erre-dans-les-couloirs.
    6° L'emploi du temps, pour une fois, ne ressemble pas  à un morceau de gruyère.  (Ma condition de souris va en prendre un coup). Je commence tous les jours à 8h15 mais finis en contrepartie tôt. Un prêté pour un rendu qui va me permettre d'aller à mes cours de danse. Pas mal!
    7° Distribution de la paperasse administrative et lecture (avec les commentaires qui se veulent drôles mais ne font que casser la monotonie de la prose juridique).
    8° Soupir de connivence à l'entrée du CDI. Remise des bouqins : en bon état! Youpi! (Est-ce normal que le livre de philo ne présente que des extraits de texte et pas de leçon ou de résumé - ni d'image ?)
    9° On se souhaite un bon week-end. Avant l'effort, le réconfort, que diable !