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27 août 2006

Rangement fouillé – qui a dit fouillis ?

           Ca a commencé par un déblayage de bureau. Histoire que mes paperasses ne prennent pas la poussière dans la chambre que j’ai gardée chez mon beau-père. En déménageant, je n’ai pris que les affaires qui ma paraissaient utiles au jour le jour ; le reste est restée entreposé, dépotoir à souvenirs et autres bricoles inutiles. Ma chambre archive en quelque sorte. Quand j’y pénètre, j’ai l’impression de retourner quelques années en arrière ; je me retrouve au milieu de mes magazines de petite fille et de mômes photographiées avec qui j’ai parfois perdu contact.

           La mission du jour consiste à transformer cette chambre figée à la veille d’un départ en vacances en musée de ma petite vie passée.
Outils mis à disposition : une paire de bras aux coudes bien huilés ainsi que des sacs poubelles.
Temps imparti : une matinée.

           La poubelle n’a pas été en reste : en supposant qu’elle reste en état, un archéologue la déterminerait comme appartenant à un homos scriptus, particulièrement porté sur l’écriture et la conservation de papiers toutes catégorie confondues : catalogues de vêtements de danse, brouillons chargés ou au contraire très épurés, numéros de téléphone sans nom associé, ticket de métro, billet de cinéma à moitié effacé par un long séjour dans des poches débarras, carnet de correspondance de troisième, articles de journaux soigneusement découpés et dont je ne sais même plus quelle face je voulais conserver ou encore des dépliants relatifs à un pays visité, qui voisinent avec des stylos sans encre aux capuchons dépareillés.
          C’est dans ces moments-là que ressort le mieux une certaine étrangeté du cerveau qui s’obstine à se souvenirs de détails inutiles, tandis qu’il laisse l’important crouler au-dessous. Tiens, ce bracelet brésilien, je l’avais gagné à la fête de l’école, en primaire. Et ce truc, là ? Le bouton d’une poupée délaissée (je hais les poupées) que l’on a revendu à la brocante il y a deux ou trois ans. Vous m’en direz tant… Je pourrais vous compter mille et unes bricoles durant autant de nuits. Le récit aurait une telle allure de conte que vous me diriez « Fable que tout cela ! ». Pourtant je n’affabule pas. Et tout à la joie d’avoir fait ressurgir un souvenir dans un bout de plastique, je suspends le rangement et confie à la poubelle le soin d’enterrer ces madeleines périmées. Il me suffit de garder Proust bien au chaud dans ma bibliothèque. Je ne fais pas table rase du passé, je l’épure pour qu’il se moule dans le présent.
           Les fouilles archéologiques peuvent s’avérer payantes. Pas de figuré, mais figure-vous qu’une enveloppe d’anniversaire n’avait pas été débarrassée de son billet de 50 € ! De quoi se faire des provisions de trésors à exhumer dans quelques années !

25 août 2006

Je suis un contraire - et tout son bon sens.

              Il y a un réel plaisir à ne pas faire les choses dans l’ordre qu’on leur a assigné. Pas forcément par goût de l’interdit (bien que l’esprit de contradiction n’y soit pas tout à fait étranger). Simplement pour bouleverser d’une naïveté facétieuse la morne routine. Sans la faire dérailler totalement. Juste la pousser un peu, qu’elle patine dans le vide un instant. Un instant qui ne sert à rien d’autre qu’à observer cette roue (du quotidien – soyons modeste face à la fortune et au destin) tourner en rond.
            Réellement, la crêpe* banane chocolat enrichie en glace vanille, chantilly et amandes effilées se goûte d’autant plus qu’elle précède la galette steak fromage. Les papilles papillonnent, butinent un nouveau miel qui n’est pas englué par le suc collant de la convention. De même, déguster des pépitos* alors que l’on vient de se réveiller à trois heures du matin – en jouant à la bataille corse- nous les fait découvrir sous un autre jour nuit. D’où le mystère des conversations qui filent sans problème la nuit. « Il faudrait dormir quand même », intercalé à intervalles réguliers, histoire de se donner bonne conscience. La condition du plaisir est le conditionnel. Je ne devrais pas donc j’aime.

* testé et approuvé  

24 juillet 2006

Questions insipides

Pourquoi le code m'endort-il ?

Pourquoi m'a-t-on dit "Madame" à la boulangerie ? Faudrait qu'elle se réveille et ouvre les n'yeux la p'tite dame.

Pourquoi Gilbert est-il fermé le lundi ? Et Christophe aussi ?

Pourquoi la tranche des livres anglais est-elle imprimée dans le sens inverse du notre ? Chez nous, le titre va de bas en haut ; les anglais, de haut en bas. Pessimisme, esprit de contradiction ou résultat de la conduite à droite ?

Pourquoi me posai-je ces questions ?

03 juillet 2006

Bac à lauréate - j'veux bien une couronne de laurier, tant qu'on y est

         Prête. Je me suis mise pieds nus, afin que mes chevilles puissent gonfler à l’envie. La tête est déjà libre, le sourire jusqu ‘aux esgourdes. Je sais que ça ne se fait pas, mais je suis si contente que je pourrais le crier sur les toits. Alors plutôt que d’inciter la pluie à gacher un si beau ciel, je les inscris dans un petit coin de la toile d’araignée. Quoi ? Mes résultats de bac, pardi ! J’ai la mention très bien avec les félicitations du jury ! 18.57 de moyenne, je vous prie. Moi-même je n’y crois pas. Amazing.

[ J'ai supprimé cette partie de la note, parce qu'il est vrai qu'emportée par ma joie, j'ai été vraiment orgueilleuse (d'accord, pas seulement orgueilleuse, beaucoup plus que d'habitude ;p ) ]

You know what ?       
          ...

I’m happyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

           ...

 

That was big ben time, pour l'élite de la nation. ;) Parce qu'en plus d'être crâneuse, je fais des private jokes.

[ Que je vais faire en sorte qu'elles ne soient plus private  pour qu'elles ne soient pas mal interprétées. Big ben time, c'est un délire avec Nourhan qui marque la dérision d'un moment de pure mégalomanie. "L'élite de la nation", c'est ironique, en référence au bla-bla sorti pour le concours général. L'orateur en question tenait à ce que nous formions cette élite alors que nous avons bien conscience de n'être que des élèves ]

 

Voilà, je m'excuse pour ceux qui ont pu être blessés. Ce n'était nullement voulu. Je suis juste heureuse de ce que j'ai eu, mais j'ai aussi conscience qu'il réside une part de chance dans les épreuves, et que de toute façon, elles ne sont pas forcément représentatives de ce que l'on est. On ne peut pas être réduit à ses notes. Ce qui compte, c'est d'avoir le diplôme pour pouvoir avancer. Et quand bien même on ne l'aurait pas, il existe d'autres voies. Bravo à tous les bacheliers et bon courage à ceux qui sont au rattrapage.