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19 septembre 2009

Con post

Le retard s’accumule dans les posts de blogs prévus et non-écrits. On pourrait dire que c’est comme le retard dans la lecture des journaux auxquels on est abonnés : il y a un moment où il faut sacrifier la poursuite de la chronologie au saisissement de nouvelles tant soit peu dignes de leur nom, et (comme on le fait de fruits dans une corbeille) sacrifier quelques « nouvelles » périmées afin d’éviter qu’elles ne contaminent les fraîches à la durée de consommation fort limitée. Il faut néanmoins remarquer qu’à la différence des piles de journaux qui ne se détruisent pas comme les lignes de Tetris, les idées de posts de blogs sont biodégradables. Au lieu de s’accumuler, le retard s’autodétruit. Il disparaît justement parce qu’il est monstrueux : j’en viens à oublier ce dont je voulais parler. Mais les oublis ne sont pas perdus et les épluchures de projets se recyclent, d’où le titre de ce post. Après, mieux vaut ne pas se demander ce que ça aide à faire pousser- les digressions et l’engouement obsessionnel pour les métatrucs. D’où j’en viens quelque part (et n’en reviens pas moi-même, ce n’était pas prévu) : mieux vaut ne pas s’abymer devant le « récit abîmé ». Exit le Nouveau Roman comme choix de mémoire. Nouveau t’aime sur lequel enchaîner les variations : Kundera. Le motif reste à élucider.

31 décembre 2008

36 décembre 2008

Le 31 décembre a beau revenir régulièrement et être donc par là prévisible, c’est toujours la loose. Il est 17h00 passé, je suis toujours en pyjama avec le cheveu gras (mais les mains très douce pour cause d’essorage de tomates séchées – ce qui, à dire, a l’air bien plus classe que l’essorage des carottes rapées à la cantine, mais qui l’est en fait beaucoup moins à faire). En général, on sait la veille ce que l’on fait. Cette année, on l’a su bien plus tôt, et pour compenser cette belle organisation, mon *boulet power* m’a poussée à me proposer pour faire des cakes salés. Cela paraîtra basique à tout le monde, mais j’adore les céréales et le fromage en plat unique, j’idolâtre le micro-ondes et je rends un culte à Picard - je fais la cuisine tous les 36 du mois, en somme. Même des crêpes s’avèrent challenging pour mon incapacité notoire ; la dernière fois, j’ai dû faire disparaître les preuves compromettantes et je suis arrivée au dîner déjà bien calée. Définitivement, il y a deux types de personnes : celles qui font les gâteaux et celles qui les mangent. Les premiers peuvent également faire partie des seconds mais ces derniers sont totalement dépendants des premiers.

Donc cake salé. Il faut imaginer le roquefort qui colle aux doigts, les câpres dans la passoire, l’hésitation sur le nombre de tours de moulin à poivre, l’épluchage des poires (amélioration à peine visible par rapport aux pommes de la tatin de l’année dernière), l’angoisse devant le cake qui n’est pas cuit à l’heure dite, alors que la lame de couteau doit ressortir sèche, que le dessus a passé le cap du doré et que le roquefort bave des petites bulles à la surface. Tension indépassable entre pas assez cuit à l'intérieur/ cramé dessu. Ne parlons pas du démoulage avec un moule qui accroche - avant que le cake soit refroidi, puisque le second attendait avec le cri désespéré de la câpre noyée dans un océan de gruyère. Le roquefort-poire-noix n’a pas apprécié d’être expédié et nous a fait un petit abcès sur le côté. Après avoir mis le dernier monstre au four, je me suis fait un thé, parce que bon, hein. Et puis mangeons à même la nappe plastique, je nettoierai tout après. Je préfère ne pas penser que mon shortbread avait un vague arôme de tomate séchée. A présent, monstre II fait le même caprice et joue au dur à cuire – alors que lui ai donné un coup de couteau, ça lui apprendra. Bref. Le faire part de décès du deuxième cake ne va pas tarder à arriver. Je vais vous laisser pour aller finir de me flinguer le dos en me lavant les cheveux. Parce qu’on ne peut pas faire la cuisine quand on est grande, les plans de travail sont trop bas. J’ajouterai cela à mes récriminations vaines où figure déjà les fauteuils de train faits pour les gens bossus, affalés, ratatinés et hautement inconfortables pour les autres.

Voilà, si mes cakes ne le sont pas, du moins grâce à eux (comparativement) l’année à venir devrait être bonne.

26 décembre 2008

Cadeau de Noël + maquillage = post gamin et girly

La trousse à pinceaux étalée sur le rebord du tiroir où s’entassent les fards et autres, fond de teint, rouges à lèvres, crème pour les genoux, pinces à cheveux (on a tous notre tiroir à bordel, mais le mien est dans la salle de bain et non ma chambre puisque cette dernière est un bazar à elle toute seule et que les tiroirs doivent être le seul endroit où tout est en ordre), une petite grimace dans la glace et c’est parti. Un maquillage tel que je puisse utiliser tous les pinceaux, le petit plat, pour l’ombre, le petit rond pour le halo, le tout fin biseauté, et un tout fluffy pour fondre les couleurs. Ces nuances de magazine de mode me font bien rire, mais les pinceaux en main, je m’amuse bien – le maquillage n’est pas un truc d’adulte mais bien une reconversion du gribouillage enfantin. Je me débrouille pour utiliser tous les pinceaux, en peu comme ceux qui découvrent que les polices ne se limitent pas au Time new roman et à Arial. Mais là où la mise en page surchargée de lettres de toutes les formes, en diagonales, avec une ombre, de toutes les couleurs donne un résultat somme toute immonde, la multiplication des pinceaux et des couleurs donne au contraire un aspect plus naturel et beaucoup moins peinturluré. Voilà ma découverte du jour, d’où je comprends mieux qu’en légende d’un visage nude, comme ils disent, on vous mette une liste de produits de beauté pire qu’une liste de lectures khâgneuses, et que la(premièrement)dite liste n’est pas uniquement là pour faire fonctionner simultanément toutes les grandes marques de maquillage. Sur ce, je m’en vais chez mon vieil ami Gibert pour récupérer de quoi me distraire de ces puérils divertissements. ^^

24 décembre 2008

Rien

Les résolutions de tiennent jamais, même avant le premier de l’an. Je m’étais dit naïvement que j’allais poster tous les jours pendant les vacances, histoire de redonner un peu vie à ce coin moribond, et de voir si par effet d’entraînement les autres ne se remettraient pas à poster, ce qui m’éviterait de passer des heures entières sur l’ordinateur à presque rien faire – j’ai d’ailleurs découvert où se nichait une des failles spatio-temporelles : youtube, où il y a toujours une variation ou un extrait de ballet à regarder qui en propose d’autres qui en imposent d’autres etc. Toute activité exigeant de maintenir un tant soit peu son attention me paraît difficile. Je suis comme un flamby dont on aurait retiré la languette. Très belle image, vous en conviendrez – mais j’ai plein de trucs idiots dans le genre qui me viennent à l’esprit en ce moment. Peut-être le privilège des vacances est-il de pouvoir faire plein de projets et de n’avoir à en tenir aucun. Alors j’ai décidé de les prendre étymologiquement et de les remplir de vide, c’est-à-dire de remplir mon estomac de tous les goûters que vous pouvez imaginer ou regarder des vidéos de danse qu’on m’avait enregistrées et que je n’avais pour certaines encore jamais regardées (d’où par exemple, une d’un gala de l’ABT intitulée « Doc Balanchine », humpf). Le mal est contagieux. Comment expliquer sinon que ma mère finisse par scander le rythme de « il en faut peu pour être heureux » avec des petites cuillères, avant de plonger lesdites cuillères dans le pot de marmelade ?