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30 septembre 2009

Cuisse hard !

La quête ardue de la cuissarde. Bientôt à vos trousses.

[Post à haute teneur en bas babillage de fillasse, fortement déconseillé à toute personne masculine, a fortiori ayant dépassé la vingtaine]

Je veux des cuissardes !

Combien de fois Melendili m’a entendu poussé ce cri du cœur / souhait / rêve le plus fou / regret me mettant la mort dans l’âme (qui, comme chacun sait depuis Cendrillon, réside dans le pied, auquel il convient de trouver une chaussure adéquate). Elle est restée stoïque pendant trois ans, mais la mode ayant tournée (mieux que du lait caillé, fort heureusement), elle a décrété cette année dead-line ; sous-entendu, si je n’en trouve pas cette année, c’est que je suis une emmerdeuse patentée –reste à prouver que l’infirmation de la conditionnelle entraîne directement celle de la qualification, ce qui serait assez peu scientifique, ne nous souvenons pas de notre Karl Hempel.

Tout d’abord, laissez-moi vous présenter le modèle de mes rêves, qui n’existe nulle part sauf peut-être chez Hermès, mais alors le prix à quatre chiffres fait aussitôt basculer le modèle dans la non-existence ; un pur potentiel pas même possible. L’Idée kantienne de la cuissarde : noire, en nubuck ou en tissu, à talon carré, stable, d’environ 5 ou 6 centimètres, qui arrive dix bons centimètres au-dessus du genou et épouse la galbe de la jambe. On dirait une pub Extrême, mais version chaussures, je sais, inutile de me le rappeler.

Mais l’Idée kantienne, même de la cuissarde, n’est qu’un simple horizon sur lequel articuler ses recherches. Trouver un phénomène approchant est une autre paire de godasses. Et chaque écart de l’original perdu dans les replis de l’origine recèle une complication.

Noir. Les autres couleurs seraient difficiles à assortir à mes minijupes.

Nubuck. Le principal écueil, c’est le cuir noir brillant qui, dans le meilleur des cas, vous fait ressembler à une dompteuse de tigre, et plus probablement à Pretty Woman (pas à Julia Roberts, malheureusement, seulement à la caricature de la « professionnelle » - j’ai mis deux cents ans à comprendre quelles étaient les « professionnelles » auquel un magazine féminin retiré l’exclusivité des cuissardes ; c’est dire que je suis à mille lieues de craindre une association dans l’esprit des gens).

Talon carré, stable. L’aiguille est à proscrire pour la raison mentionnée ci-dessus. La prostituée toxico, décidemment, ça ne le fait pas. Puis si l’objet est trop suggestif pour certains, il faut encore pouvoir courir. De même s’il ne l’est pas du tout pour d’autres ; le conducteur du RER, malheureusement insensible au charme de la chaussure, ne vous attendra pas sous prétexte que vous avez mis un quart d’heure à les enfiler.

Talon de 5 ou 6 centimètres. Plus haut, cela nuirait au confort, et il ne faut pas se leurrer, la cuissarde est un rêve de frileuse qui va pouvoir avoir bien chaud aux jambes, même quand ses grandes chaussettes rayées sont toutes au sale, même en minijupe, même en plein hiver. Plus bas, vous avez l’air de sortir du cours d’équitation, ou pire, du chalutier. Faire les essayages avec un pantacourt jaune orangé de danse est le meilleur moyen de sonder le potentiel de botte de pêcheur qui sommeille dans la cuissarde – ça a tôt fait de virer au ciré. Et roulé en mini-short boudin sous un T-shirt informe, c’est tellement sexy.

Dix centimètres au-dessus du genou. Quand vous êtes grande, la cuissarde a la ridicule tendance de se transformer en botte bâtarde, qui s’arrête à mi-genou.

Epouse le galbe de la jambe (je pense me reconvertir dans la pub pour collants) Cela va avec la mise à l’écart de la démarche cavalière et pécheresse. Empêche que vous ne mutiez en clown ou cow-boy. Elimine les pompons, les clous, les boucles et autres effets plissés indésirables. Fait une belle jambe.


A toutes ces difficultés d’ordre stylistique s’an ajoutent d’autres, pratiques.

Le prix. J’ai pu croiser l’idéal incarné dans une vitrine italienne, mais les deux zéros derrière le 6 ont eu l’effet de balles qui ont descendu l’idéal, grimpé trop haut.

La chaussure. C’est idiot, mais tout ce tissu pourrait nous faire oublier que la cuissarde n’est pas un vêtement et que par conséquent des impératifs de largeur et de cambrure sont à respecter – et il n’y a bien que là que j’ai trop de coup de pied.

Comme dans toute quête se profilent des (més)aventures. Faire les essayages en pantacourt est comme nous l’avons vu fort peu dans le ton (davantage dans le thon, en revanche) ; la jupe, qui l’est bien plus, a cependant l’inconvénient d’être un peu courte pour pouvoir se pencher et se démener convenablement pour enfoncer son pied dans les entrailles de la bête. Et ne parlons pas de les retirer lorsque le modèle ne convient pas : il faut prolonger la barre en terre par des étirements en quatrième devant si l’on ne veut pas faire sa Médusa (5’58). On va donc de déconvenue en déconvenue. Parfois, le Graal semble à porter de pied : chez Cosmo, de magnifiques cuissardes chaussettes qui n’arrivent pas dix centimètres au-dessus du genou, mais carrément à dix centimètres des hanches. Mais vous pouvez shooter dedans, ce Graal n’était évidemment qu’une réplique destinée à vous leurrer amèrement : en chaussant du 41, il faudrait avoir des cuisses comme des poteaux pour que ça ne vienne pas tire-bouchonner aux genoux. Ou utiliser des porte-jarretelles, mais là, rien ne sert de tant se fatiguer, autant prendre tout de suite des cuissardes vernies noir à talons aiguille et les assortir avec une jupe ceinture.

Et alors vous n’y croyez plus, vous trouvez. Pas très hautes au-dessus du genou, ni vraiment moulantes, mais des cuissardes faciles à enfiler, confortables, pas vulgaires, qui vous plaisent et qui sont dans vos moyens. Vous m’étonnez après ces rocambolesques aventures moyenâgeuses qu’il y ait des filles qui croient au prince charmant.

19 septembre 2009

Con post

Le retard s’accumule dans les posts de blogs prévus et non-écrits. On pourrait dire que c’est comme le retard dans la lecture des journaux auxquels on est abonnés : il y a un moment où il faut sacrifier la poursuite de la chronologie au saisissement de nouvelles tant soit peu dignes de leur nom, et (comme on le fait de fruits dans une corbeille) sacrifier quelques « nouvelles » périmées afin d’éviter qu’elles ne contaminent les fraîches à la durée de consommation fort limitée. Il faut néanmoins remarquer qu’à la différence des piles de journaux qui ne se détruisent pas comme les lignes de Tetris, les idées de posts de blogs sont biodégradables. Au lieu de s’accumuler, le retard s’autodétruit. Il disparaît justement parce qu’il est monstrueux : j’en viens à oublier ce dont je voulais parler. Mais les oublis ne sont pas perdus et les épluchures de projets se recyclent, d’où le titre de ce post. Après, mieux vaut ne pas se demander ce que ça aide à faire pousser- les digressions et l’engouement obsessionnel pour les métatrucs. D’où j’en viens quelque part (et n’en reviens pas moi-même, ce n’était pas prévu) : mieux vaut ne pas s’abymer devant le « récit abîmé ». Exit le Nouveau Roman comme choix de mémoire. Nouveau t’aime sur lequel enchaîner les variations : Kundera. Le motif reste à élucider.

31 décembre 2008

36 décembre 2008

Le 31 décembre a beau revenir régulièrement et être donc par là prévisible, c’est toujours la loose. Il est 17h00 passé, je suis toujours en pyjama avec le cheveu gras (mais les mains très douce pour cause d’essorage de tomates séchées – ce qui, à dire, a l’air bien plus classe que l’essorage des carottes rapées à la cantine, mais qui l’est en fait beaucoup moins à faire). En général, on sait la veille ce que l’on fait. Cette année, on l’a su bien plus tôt, et pour compenser cette belle organisation, mon *boulet power* m’a poussée à me proposer pour faire des cakes salés. Cela paraîtra basique à tout le monde, mais j’adore les céréales et le fromage en plat unique, j’idolâtre le micro-ondes et je rends un culte à Picard - je fais la cuisine tous les 36 du mois, en somme. Même des crêpes s’avèrent challenging pour mon incapacité notoire ; la dernière fois, j’ai dû faire disparaître les preuves compromettantes et je suis arrivée au dîner déjà bien calée. Définitivement, il y a deux types de personnes : celles qui font les gâteaux et celles qui les mangent. Les premiers peuvent également faire partie des seconds mais ces derniers sont totalement dépendants des premiers.

Donc cake salé. Il faut imaginer le roquefort qui colle aux doigts, les câpres dans la passoire, l’hésitation sur le nombre de tours de moulin à poivre, l’épluchage des poires (amélioration à peine visible par rapport aux pommes de la tatin de l’année dernière), l’angoisse devant le cake qui n’est pas cuit à l’heure dite, alors que la lame de couteau doit ressortir sèche, que le dessus a passé le cap du doré et que le roquefort bave des petites bulles à la surface. Tension indépassable entre pas assez cuit à l'intérieur/ cramé dessu. Ne parlons pas du démoulage avec un moule qui accroche - avant que le cake soit refroidi, puisque le second attendait avec le cri désespéré de la câpre noyée dans un océan de gruyère. Le roquefort-poire-noix n’a pas apprécié d’être expédié et nous a fait un petit abcès sur le côté. Après avoir mis le dernier monstre au four, je me suis fait un thé, parce que bon, hein. Et puis mangeons à même la nappe plastique, je nettoierai tout après. Je préfère ne pas penser que mon shortbread avait un vague arôme de tomate séchée. A présent, monstre II fait le même caprice et joue au dur à cuire – alors que lui ai donné un coup de couteau, ça lui apprendra. Bref. Le faire part de décès du deuxième cake ne va pas tarder à arriver. Je vais vous laisser pour aller finir de me flinguer le dos en me lavant les cheveux. Parce qu’on ne peut pas faire la cuisine quand on est grande, les plans de travail sont trop bas. J’ajouterai cela à mes récriminations vaines où figure déjà les fauteuils de train faits pour les gens bossus, affalés, ratatinés et hautement inconfortables pour les autres.

Voilà, si mes cakes ne le sont pas, du moins grâce à eux (comparativement) l’année à venir devrait être bonne.

26 décembre 2008

Cadeau de Noël + maquillage = post gamin et girly

La trousse à pinceaux étalée sur le rebord du tiroir où s’entassent les fards et autres, fond de teint, rouges à lèvres, crème pour les genoux, pinces à cheveux (on a tous notre tiroir à bordel, mais le mien est dans la salle de bain et non ma chambre puisque cette dernière est un bazar à elle toute seule et que les tiroirs doivent être le seul endroit où tout est en ordre), une petite grimace dans la glace et c’est parti. Un maquillage tel que je puisse utiliser tous les pinceaux, le petit plat, pour l’ombre, le petit rond pour le halo, le tout fin biseauté, et un tout fluffy pour fondre les couleurs. Ces nuances de magazine de mode me font bien rire, mais les pinceaux en main, je m’amuse bien – le maquillage n’est pas un truc d’adulte mais bien une reconversion du gribouillage enfantin. Je me débrouille pour utiliser tous les pinceaux, en peu comme ceux qui découvrent que les polices ne se limitent pas au Time new roman et à Arial. Mais là où la mise en page surchargée de lettres de toutes les formes, en diagonales, avec une ombre, de toutes les couleurs donne un résultat somme toute immonde, la multiplication des pinceaux et des couleurs donne au contraire un aspect plus naturel et beaucoup moins peinturluré. Voilà ma découverte du jour, d’où je comprends mieux qu’en légende d’un visage nude, comme ils disent, on vous mette une liste de produits de beauté pire qu’une liste de lectures khâgneuses, et que la(premièrement)dite liste n’est pas uniquement là pour faire fonctionner simultanément toutes les grandes marques de maquillage. Sur ce, je m’en vais chez mon vieil ami Gibert pour récupérer de quoi me distraire de ces puérils divertissements. ^^