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01 avril 2017

Budapest, approche touristico-historique

Vous ne lui trouvez pas un air Disney à cette tourelle ?

 

Les guides touristiques commencent toujours par "un peu d'histoire". Histoire d'ajouter la dimension du temps à celle de l'espace, celle-ci ayant pourtant été façonnée par celle-là. L'histoire aplanit le relief : les vestiges co-existants redeviennent successifs, alignés sur le fil chronologique. On oublie que chaque présent réécrit le passé sans ambages, comme l'hôtel Hilton mochement moderne installé dans les restes d'un couvent du XIIIe siècle. L'histoire dévidée comme un boniment est explicative, reposante, ennuyeuse aussi. Je n'ai pas grand-chose à faire du roi Matthias*, je le confesse, ni de ceux qui viennent avant, ni de ceux qui viennent après. Pas individuellement en tous cas.

L'accent prononcé de la guide, le micro, le bruit ambiant… mon anglais ne me permet pas de combler aussi facilement la perte d'information. Je décroche régulièrement, happée par ses tirades ingressives. Ingressif : j'ai découvert ce mot en cours de phonétique (enseignement secondaire obligatoire tombé de nulle part en fac de lettres) ; il caractérise un son émis sur l'inspiration, comme "oui". (Non, nous n'avons pas parlé de la problématique de l'orgasme en cours.) C'est assez rare en français, qui se parle dans l'expiration (égressif). Je ne sais pas ce qu'il en est du hongrois, mais notre guide hongroise parlant anglais semblait parfois à la limite de l'asthme. On se trouve aspiré dans son manque d'air et l'on se heurte à ses lèvres trop fines et étirées pour articuler le filet d'air qui passe, au-dessus desquelles s'agite un regard vaguement inquiet. La visite est un peu éprouvante, mais elle est, elle, émouvante dans son désir de partager sa culture à des étrangers un peu paumés.

Je ne suis pas très concentrée, mais je suis docilement la visite guidée pour attraper au vol les influences diverses, pour les voir s'entrechoquer et s'entremêler dans la ville, pour les voir faire la ville, devant moi dans le désordre de l'histoire non-linéaire : résidence royale néoclassique tristounette ; fontaine priapique héritée de l'occupation ottomane (occupation parce que ce n'est pas la culture qui a été conservée ; les Magyars** aussi ont été des envahisseurs…) ; église médiévale agrandie, transformée en mosquée, redevenue église, reconstruite ; ou encore Palais royal médiéval-baroque-dixneuvièmiste devenu musée, ce qui n'est à tout prendre que la version culturelle de la disneylandisation. Dans un cas, le temps n'a pas été (Disney uchronique et donc utopique) ; dans l'autre, on fait semblant qu'il ne passe plus (temps devenu géographique, désincarné dans des œuvres ou des objets parmi lesquelles on peut à notre tour passer, comme le temps). Le quartier du château et de l'église, trop touristique avec son passé marchandé et ses tourelles qui semblent tout droit sorties du château de la Belle au bois dormant à Marne-la-vallée, n'en exerce ainsi pas moins sa fascination : celle de voir le temps en bloc, ivresse de se promener parmi ce qui était avant nous et ce qui était avant ce parmi quoi on se promène, vertige temporel conjugué à celui d'une position imprenable (comme si nous n'allions pas y passer nous aussi), vue sur la ville qui se déroule des temps passé jusqu'à nos pieds, le long du fleuve qu'on ne voit pas couler, entre le kitsch et la légende (je ferais bien un tour de la ville à dos de Turul, un aigle qui n'en est pas un, ni bonapartien, ni germanique : hippogriffe local).

Turul vers l'infini et l'au-delà
(vu de profil, il n'a pas l'air commode, en fait)

Le Pont aux chaînes et les fantômes parasols du passé

 

Sur le seul point plus haut de la ville, à vol d'oiseau justement, une statue commémore la libération de Buda, c'est-à-dire le début d'une nouvelle occupation, soviétique et non plus nazie. S'il est une influence historique qui brille par son absence, c'est bien celle-ci : cette statue est la seule à avoir été conservée et, à en croire le guide (papier, cette fois), elle avait originalement été commandée par un hitlérien pour commémorer la mort de son fils sur le front de l'Est… Ironie de l'histoire et rappel de ce que les vainqueurs (même temporaires) la réécrivent toujours. Les autres statues (réellement) communistes ont été reléguées dans un parc en dehors de la ville. J'y aurais bien été s'il ne se trouvait pas à une heure en transports de la ville ; je trouve l'idée d'un cimetière de statues hautement poétique (et intelligente : ne pas renier l'histoire, l'évacuer toutefois). Dans la ville elle-même, quelques trams vieillots (d'autres flambant neufs) et quelques bâtiments blockhaus, mais pas plus qu'ailleurs (juste de quoi enrichir ma collection photo de contrastes urbains). Rien à voir avec Prague, qui semblait d'une autre époque lorsque je l'ai visitée - mais aussi, c'était il y a plus de dix ans ; peut-être la capitale tchèque en est-elle au même point aujourd'hui… Tant de lieu qu'il faudrait déjà revoir quand il en reste tant à découvrir…

 

Contrastes urbains, côté Pest

 

Épilogue de la visite de Buda : nous quittons le Buda historique par la porte de derrière, du côté opposé au fleuve, et redescendons en bus parmi les mortels pas encore morts dans le Buda en contrebas, aux vagues airs de banlieue dortoir ou cossue.


* Mátyás en hongrois. Maintenant je me demande si le pâtissier Matyasi a des origines hongroises, c'est malin.
** Si j'ai bien compris (mais c'est peu probable), magyar est la version hongroise de hun (hunhongrois…).

Budapest, approche comparative

Toujours cette double flèche du premier cours de philo en hypokhâgne, on n'en sort pas :

identité <--> altérité


Il en va pour les villes comme pour le reste : retrouver le même dans l'autre permet de dresser une nouvelle carte d'identité, rendue singulière par une combinatoire qui lui est propre.


Dans la formule de Budapest, il y a…

les tuiles vernissées de l'église Matthias comme celles de la cathédrale Saint Stephen sur la grande place de Vienne,

 

St Stephen à Vienne, photo Wikimédia
Eglise Matthias, photo perso

Cliquez-glissez la photo de gauche pour rappeler Vienne…

les murs des bains Lukács jaunes comme ceux de Schönbrunn,

les clochers des églises comme à Heidelberg, où je ne suis jamais allée, mais dont l'image s'est imprimée en moi à travers un poster qu'il y avait dans la cantine ou les couloirs du lycée (ville d'échange pour les germanistes LV1 ?) ; mes archives photos attestent que j'en ai vu d'autres depuis, à Vienne notamment, à Saint-Pétersbourg probablement, mais l'image du rêve reste plus prégnante : comme à Heidelberg (alors même que l'image du poster n'était peut-être qu'une tour de pierre carrée en ruine),

 

 

les grands boulevards comme ceux du Paris hausmannien ou du Ring viennois (ils drainent encore mieux la circulation ; entre deux, ainsi qu'était notre hôtel, c'est le calme plat),

une colonne bardée de statues de saints comme à Prague, je crois (après quelques années, les souvenirs se mettent à flotter dans ma mémoire sans plus d'ancrage géographique),

 

 

les musées amalgamés en hauteur comme le Belvédère à Vienne, en plus compacté,

la relève de la garde comme en Grèce (avec les lunettes de soleil, mais sans les pompons)(je me demandais si faire le piquet était un honneur ou un placard : un honneur apparemment, à Londres à tout le moins où, m'apprend Mum, ils sont triés sur le volet),

le Danube bleu comme une orange, calme comme la Seine, large comme la Neva (deux fois moins, en réalité chiffrée : 350 mètres de long, là où la Neva en fait au moins 600)

31 mars 2017

Miss Adelman

Samedi dernier, les vitres se mettent à trembler. Une marche pour un homme politique, une manifestation contre la société telle qu'elle est, Google ne sait pas trop : une gaypride sans gay ni joie, aux allures de fin du monde. Les basses font exploser sans discontinuer leurs pulsations de mort ; elles mitraillent un rythme intenable qui affole le cœur qui part en tachycardie qui part en crise d'angoisse. Je me réfugie dans la salle de bain, seule pièce aveugle où les vibrations sont à peu près tolérables, et j'attends que ça passe, le défilé et l'angoisse ; j'attends que ça se desserre, que ça ralentisse… Faites que ça s'éloigne, j'ai l'impression que ça va se fissurer à l'intérieur tellement tout est oppressé-contracté-pressurisé. Je suis dans le noir en pleine journée, consciente du ridicule et du corps noué dans lequel je me trouve piégée.

Ça passe, évidemment ; heureusement. Je noie les dernières larmes dans une tasse de thé bien chaude, puis deux, puis trois, puis quatre, puis je décide de sortir me changer les idées, même si la séance de ciné rapprochée n'est pas l'idée du siècle après m'être ainsi rempli la vessie. C'est encore moins l'idée du siècle lorsque je découvre en sortant du métro que la parade s'est rendue jusque là. Tant pis, je prends mon mal en impatience, me bouche les oreilles et cours en apnée sonore jusqu'au cinéma, jusqu'à la salle à l'étage… où les gros fauteuils rouges amortissent tant bien que mal les vibrations. Impossible de poser les pieds au sol (pourtant à l'étage !) sans me sentir immédiatement traversée par ce courant. C'est épuisant - néfaste, on dirait même, comme si l'on faisait vieillir notre corps en accéléré.

Il faudra une demie-heure environ pour que cela s'arrête, une demie-heure pour s'habituer au ton bizarre de Monsieur et Madame Adelman. J'ai choisi ce film pour son horaire, mais aussi parce que Mum m'a dit que l'héroïne lui avait fait penser à moi. Pendant tout le film, je me suis demandée si la ressemblance était tenait à l'actrice ou à son personnage. Doria Tillier est grande, mince, cheveux longs, ni belle ni moche (une fausse moche, dirait Palpatine), et elle a cette légère akwardness que je remarque quand je me vois en photo, ce long buste, qui la fait paraître à la fois en retrait et débordant (effet de L x h), l'empêche tout autant d'être gracieuse qu'invisible. Cela tombe bien, vous me direz, il faut toujours que ça accroche quelque part pour que l'on tombe amoureux de quelqu'un - un truc qui dérange, une aspérité, un grain. Et son personnage en a un, de grain. Pas de folie, c'est trop commun : de fantaisie. Sarah est fantaisiste. Sarah est déjantée. Sarah est amoureuse de Victor, ce mec torché qu'elle croise et dont elle décide de tomber amoureuse. Le coup de foudre n'est pas subi, il est décrété dans l'instant même où il devrait l'être. Cela me plaît, cette idée d'amour décidé. Victor n'est pas canon, Victor n'est pas talentueux, il est maladroit au lit et ne veut même pas d'elle, mais elle, le veut et elle l'aura. Et elle le perdra et elle le laissera et elle le rattrapera, avec beaucoup d'erreurs mais sans faute : Victor est la ligne directrice de sa vie, qu'elle a tracée le jour où elle a biffé son premier manuscrit d'écrivain raté.

L'amour n'est pas chez Sarah un truc qui lui tombe dessus ; c'est une petite obsession qu'elle cultive avec beaucoup de détachement. Il faut voir la scène où elle débarque dans sa famille au bras de son frère à lui ; Victor l'imagine au lit avec son frère : "Ça me dégoûte," ; "Moi aussi, un peu" qu'elle répond avec aplomb, contente de son coup. Il faut voir, un peu plus tard, la pitié cinglante avec laquelle elle s'en prend à la fille qu'il continue à voir. Elle est féroce, elle est irrésistible : elle s'en fout. Personne ne s'en fout avec une telle constance. Victor n'est pas son destin ; c'est Sarah qui est le destin de Victor, c'est elle qui lui tombe dessus et qui finira par en faire un écrivain à succès. Moins muse que maîtresse, cependant : l'un et l'autre se manipulent sans cesse avec une joie presque perverse. Presque seulement, car Victor est trop égocentrique pour être sadique et Sarah n'est pas masochiste ; elle sait seulement ce qu'elle veut, même si elle le veut avec une détermination effrayante. Elle ne s'acharne pas, pourtant ; elle sait même lâcher au bon moment. Elle les a liés de manière indissoluble : quand bien même ils se retrouveraient séparés, ils se retrouveraient.

Et c'est l'autre chose qui me plaît, avec l'anti-destin de l'amour décidé : ce lien souterrain entre deux êtres. En-deçà au-delà de l'amour, ils sont liés. Comme Simone de Beauvoir et Sartre, liés alors même qu'ils ne couchaient plus ensemble après quelques années et que Nelson Algren suppliait Simone, passionnellement amoureuse, de venir vivre avec lui aux États-Unis (je ne sais pas si Simone raconte ça à Nelson pour le rassurer, mais apparemment Jean-Paul était un mauvais coup)(ce qui est assez réjouissant quand on s'est tapé quelques-uns de ses livres pas baisant du tout)(alors que ceux de Simone de Beauvoir sont exaltants)(Simone, "douée pour le bonheur" comme Sarah, décidée à aimer)(j'arrête avec les parenthèses). Pas parce que c'était lui, parce que c'était moi : juste lui et moi. Lui-moi. Allume-moi. Sarah est une splendide allumeuse, juste ce qu'il fallait à Victor, pas franchement une lumière. Et c'est parfait comme ça, parfaitement insupportable, parfaitement jubilatoire.

On ne comprend pas trop, sur le moment, comment ce flirt constant avec l'immoralité n'en devient jamais malsain. On se doute, notez bien : l'humour. Et l'amour et l'ironie. Mais on n'en prend conscience qu'à la fin, dans un renversement que je ne vous dévoilerai pas mais que j'aurais dû voir venir si je n'avais pas relégué le récit en abyme au rang d'artifice convenu. Sarah raconte leur histoire à un journaliste venu à l'enterrement de Victor : on oublie rapidement que le ton est le sien - parce qu'il est avant tout celui de Nicolas Bedos et Doria Tillier, scénaristes et acteurs, spot on. Il y a tellement de passages farfelus et justes : celui-ci, par exemple, où Sarah remarque qu'on ne quitte pas les gens parce qu'ils sont médiocres, mais parce qu'ils deviennent insupportables à ne pas supporter de l'être devenu. J'ai gloupsé. Ressemblance physique ou mentale ? Pour Mum, elle me l'a confirmé ensuite, la ressemblance était affaire d'attitude, non de caractère. J'ai tout de même eu le temps de m'y retrouver un peu plus que ça, et de remarquer/déplorer que je n'étais pas, plus, aussi décidée que ça, que Sarah, dans la fantaisie de laquelle pourtant je me sens bien (ce génie du déguisement chez Doria tillier, cette réinvention constante de son personnage…).

***

En sortant, je découvre dans les camions arrêtés en pleine voie des baffles grandes comme moi. Il reste des noyaux de gens ça et là. Malgré moi, j'ai un peu peur : pas des looks marginaux, que je trouve plutôt attendrissants dans le désir qu'ils expriment de (re)faire communauté ; je redoute surtout l'effet de groupe sur les jeunes alcoolisés. Individuellement, pourtant, ce sont des anges : le groupe gueule dans le Franprix en cherchant de la barbac et des packs de bière ; l'individu rappelle que, oh, faut des légumes aussi, pour faire des pâtes-aux-légumes, on a un végétarien. #JaimeLaMortEtLesLégumes

28 mars 2017

New York néerlandais

On the Waterfront est éminément cinématographique. Comme je ne savais pas que Bernstein avait effectivement composé cette suite pour un film, je me suis fait le mien.

The Mask meet King Kong : le gorille joue de la grosse caisse sur le toit des taxis jaunes arrêtés tout autour de lui.
Rythme, embouteillages, quadrillage opaque et brillant des buildings, jungle urbaine.

Clé des champs, morves de nuages en dépassant la statue de la liberté, travelling lyrique dans les plaines de l'Ouest. La nature américaine soudain zébrée de géométrie urbaine, des escaliers horizontaux se dessinent et s'effacent à toute allure dans les épis de gluten, zig zag zorro, les pas sur la carte du maraudeur.

Retour à New York. Ça grouille et ça groove. Jusqu'à ce que. Les traits se forcent, les contours s'épaississent, le film devient dessin devient vitrail, les buildings, les taxis, les trompettes brandies comme le poing de Superman freezé en plein vol et King Kong au premier rang pour compléter l'affiche, le vitrail Broadway de comics.

Voilà ce que c'est de réaliser la bande-annonce sans avoir vu le film.

 

Dans Rhpasody in blue aussi, le plaisir monte au nez, mieux que la moutarde ou le wasabi. Khatia (faut-il encore dire Buniatishvili ?) nous la joue comme ça, à étirer la musique jusqu'à ce qu'on soit tendus comme des cordes de piano, là, impatient d'attendre la note qui va venir on-le-sait on-la-connait on-l'attend, VAS-Y (BORDEL en option), VAS-Y on se retient de crier et elle, tranquille, je viens, je viens. À un moment, je le jure, j'ai nettement entendu son index se balancer comme les hanches d'une femme fatale qui ferait signe : viens. là. viens. là ; si nettement détachés qu'on a le temps de se prendre se perdre les pieds s'évanouir blanche soupir entre les deux. Rhalala, glissando. C'est affreusement excitant, les cuivres me montent au nez, le long des bras en vérité, ça pétille sous la peau, à faire semblant d'avoir froid pour le plaisir, pour frissonner dans la salle surchauffée. Plusieurs fois, je feins de boxer l'épaule de Palpatine, hiii, c'est génial, je suis excitée comme une souris, viens là que je te fight comme un hamster. Soudain la ménagerie reflue : fini, sans bouquet final… c'est ce qui arrive quand on a trop joué avec ses terminaisons nerveuses, à lâcher et à reprendre. Mais qu'importe l'orgasme, pourvu qu'on ait l'ivresse.

 

Je tombe en période réfractaire jusqu'à la fin du concert : il est de bon ton de le taire, mais Rachmaninov est un peine-à-(faire-)jouir, je vous le dis. C'est un peu l'architecte qui vous dessine de superbes lignes, classiques, audacieuses… et vous colle des feuilles d'acanthe partout. Non, non, mieux, voilà la métaphore que j'ai passé les Danses symphoniques à chercher (impossible de n'en filer qu'une avec lui, qui change de thème comme de chemise ; ça s'effiloche toujours en un rien de temps) : Rachmaninov, c'est le mec qui vous emmène sur les cimes et, arrivé devant un paysage à couper le souffle, sans un regard sort son carnet pour noter méticuleusement le relevé de l'altimètre.


Jeudi 23 mars 2007, 22h, au 15 avenue Montaigne, 75008 Paris :
victoire de l'Amérique sur le bloc soviétique.
Merci à l'armée philharmonique de Rotterdam et à son commandant Yannick Nézet-Séguin : la guerre froide n'aura pas lieu.