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30 janvier 2006

Note pourrie et boules de gomme

      Pot pourri d’idées et de mots, histoire de donner signe de vie (ne vous inquiétez pas des italiques, je suis marquée par le cours de philosophie de ce matin.)

 

      Pour vous expliquer mon absence –très remarquée, bien sûr- imaginez une montagne de cours et moi en train de gravir la montagne en déplaçant mon piochet d’une main engourdie. (Non, j’ai pas appris par cœur la fin de la biographie de Nelson Mandela.) Ajoutez, arrivé au sommet, une gigantesque descente en luge. Givrant, grisant mais exténuant. Vous arrivez en bas, le rire dans la tête et les étoiles dans les yeux… celles du ciel se sont éclipsées devant le Roi soleil (persistance rétinienne de La Bruyère). Nuit blanche ou plutôt nuit multicolore qui s’enchaîne sur une journée à grande vitesse. L’angoisse de l’altitude commence à faire son effet secondaire. Prise d’une frénésie de rangement, je provoque un véritable tremblement de terre dans mes cours… ils disparaissent dans les bas-fonds de mon placard. Espérons que quelques sédiments se sont déposés dans mon esprit et que les fossiles demeureront intacts jusqu’à la nouvelle ère bachelière. Vraiment un grand bol d’air pur(e cigarette), c’est vivifiant. Pas le temps de geler sur place, une nouvelle bourrasque de travail est annoncée pour la semaine à venir. Avec la perspective de bataille de plumes neigeuses au bout de la piste. 
       J’y vais tout schuss.

13 janvier 2006

"Je souris la vie"

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 J'ai beaucoup de chance ! Cécile Knidler sur le blog de laquelle j'aime bien flâner a parlé de ce modeste blog dans sa revue (de blog, of course) dans l'émission "Drôles de dames" (tous les mercredis vers 18h sur la station FM 89,6.) Vu l'horaire, je n'ai pas pu écouter -souris en train de battre laborieusement ses entrechats- mais j'ai trouvé la retranscription sur le site de l'émission
     Et non, malgré les apparences, je n'agis pas que par intérêt, le blog de Cécile m'étant connu depuis un moment. Il est mis en lien dans la catégorie "photo" mais s'illustre également par ses textes soignés et vifs (d'esprit). (En fait, je pense à wit en anglais et je ne trouve pas de mot qui sonne aussi bien en français). Pourquoi pas la catégorie texte alors ? Parce qu'il y a moins de monde dans "photo" que dans "texte"...

Revue de blog de Céline Knidler :

"Je vais demander toute votre attention. Je voudrais aujourd’hui qu’on abatte deux préjugés : tout d’abord que les lycéens et lycéennes n’écrivent que des Sky blog. Alors c’est pas vrai. On peut être lycéenne et écrire un blog qui ne soit ni vulgaire, ni racoleurs, ni injurieux, qui ne descende ni les profs ni le boutonneux de la classe, et enfin, qui ne bave pas à longueur de temps sur les tablettes de chocolat d’un brad pitt ou d’un usher.
Deuxième vérité à entendre : oui, les souris aussi peuvent écrire un blog. Cette petite souris, c’est Mimi, et elle nous offre son grignotage en ligne, fait de tout et de rien. Ce qui lui passe par la tête, ses visites, les bouquins qu’elle a aimés, les opéras qu’elle a vus.  Alors vous allez me dire, qu’est-ce qu’il y a d’original là dedans ? Et bien Mimi n’est pas qu’une petite souris, c’est aussi un petit rat. En fait, derrière mimi, se cache Auriane, 17ans, lycéenne férue de danse et actuellement en terminal L Alors, ce qui m’a le plus plu dans son blog, ce sont ses dessins. Mimi est fan de souris, on l’aura compris, et elle truffe son blog de petites souris grises, avec un look un peu à la Plantu. Vous savez, Plantu met des petites souris dans chacune des ces caricatures, ben là, c’est pareil. D’ailleurs, elle a fait une note très dôle avec ses croquis pour expliquer pourquoi elle est une souris et pas un petit rat. Ca donne ceci :
- Le rat est droit comme un i, Mimi comme un Y.
- le rat d’opéra a un beau pied,  mimi a deux pieds gauche.
- le petit rat mange une pomme pour être maigre comme un haricot vert, mimi croque ses tartines gruyères nutella, comme la vie, à pleines dents.
- enfin, le petit rat travaille quand mimi s’amuse.
En tous cas, moi je me suis bien amusée devant ses souris, et ce blog pétillant, y’a pas d’autres mots. Je me dis que la miss mimi aurait peut-être un avenir dans le dessin. Sa petite souris ferait sûrement fureur dans une bande dessinée.

Je vous donne l’adresse : http://grignotages-de-mimylasouris.blogspirit.com/ enfin, je vous conseille plutôt de taper grignotages au pluriel et mimy (épeler) sous google. Ou sinon, connectez vous sur le blog de drôles de dames." http://www.20six.fr/drolesdedames

*Elated*

 

<:3  )~~

09 janvier 2006

Je ne VOEUX pas prendre de bonnes résolutions...

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C'est tellement illusoire. Je suis tombée en travaillant (si,si, ça m'arrive) le chapitre VIII de the picture of Dorian Gray sur un passage qui colle parfaitement à la situation et qui est comme toujours formulé avec piquant : "Good resolutions are useless attempts to interfere with scientific laws. Their origin is pure vanity. Their result is absolutely nil.They give us, now and then, some of those luxurious sterile emotions that have a certain charm for the weak. That is all that can be said for them.They are simply cheques that men draw on a bank where they have no account."
Conclusion : pas de bonnes résolutions. (ce qui semble d'ailleurs partagé quand on se ballade sur les blogs) Je remercie quand même celles qui ne se laissent pas influencer par notre dandy préféré de m'avoir donné de si belles cartes de voeux -oranges, danseuse et souris. ^_^

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08 janvier 2006

Expo Klimt, Schiele, Moser et Kokoschka (mais surtout Klimt)

Impressions d’une sortie dominicale au Grand Palais.

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Il y a beaucoup trop de monde. Heureusement que l’on avait réservé mais même à l’intérieur, c’était la cohue, en particulier devant les tableaux de… Klimt. Et ce n’est pas un hasard.

-     Kokoschka… à part le nom drôle à prononcer, je dois avouer que je n’aime pas grand-chose. Si, la signature si incongrue que l’on dirait un tag d’un visiteur mal intentionné.

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-        Schiele… un jeune homme pour le moins torturé. A force de voir ces corps anguleux et surtout ces mains tordues, j’ai fini par avoir mal au petit doigt (assez stupide comme douleur, j’en conviens). De lui, j’ai aimé 1 tableau, un grand-père et observé un dessin autoportrait. En fait pour ce faire une idée de l’optimisme fou véhiculée par ce peintre –en dépression ?-, il suffit de comparer le titre : Pre-printanier à la toile : une terre, trois squelettes d’arbre – noir – marron- terne. Ma mère : « Il faudrait lui expliquer qu’entre deux couleurs, il faut laver son pinceau ! »

-        Moser… une belle maîtrise de la lumière, surtout dans le tableau des sapins, mais c’est peu comparé à…

-         KLIMT … Ce pour quoi je suis venue et ce pour quoi je ne regrette pas d’être venue. C’est esthétique. Sans rien connaître aux règles de l’art, on peut se dire : « Waouh ! C’est BEAU. » Les couleurs sont vivantes, harmonieuses. Les paysages à la limite de l’impressionnisme. Devant la toile d’une façade de maison, on rentre dans le tableau ; les feuilles semblent bouger, des voix lointaines s’en dégager !                                                  


Et les visages ! Le seul portrait d’homme de Klimt présenté est d’un réalisme tel qu’on dirait une photo.Et les visages ! Le seul portrait d’homme de Klimt présenté est d’un réalisme tel qu’on dirait une photo.

Et est-il utile de présenter les figures féminines ? Danaé, Judith, Musique, Amour… Les visages sont magnifiquement expressifs, les étoles vaporeuses, tout est délicat et fort à la fois de par les motifs géométriques et l’or. De quoi rester sans voix et planté devant les chefs-d’œuvre. Enfin pas trop longtemps, on est loin d’être seul ! Même pas de lassitude après le TPE de l’année dernière (d’ailleurs, on aurait du le commercialiser à la sortie, ^^’). Voir les tableaux en vrai est indispensable. La taille joue, la brillance aussi (surtout chez Klimt) et les détails ! On repère plein de détails qu’on néglige sur les reproductions… voile sur le nez d’Holopherne, carré d’or en haut à droite de Danaé, « boule de peinture  » (pas blanche) qui, dans le corset d’une dame devient diamant étincelant … La liste est trop longue. Un vrai régal en résumé, auquel participent les cadres  (dans le portrait de l’acteur, la partie de droite on discerne à peine un magnifique visage féminin). C’est vrai, on y accorde généralement peu d’importance mais ils sont ici totalement justifiés, faits par l’artiste.

Seul bémol (je ne discute pas le choix des artistes, je n’aimais pas les compagnons d’expo de Klimt, mais les goûts et les couleurs sont dans la nature) : le monde (qui a dit que la culture n’intéressait personne ?) et la taille des commentaires à déchiffrer à la loupe (quand il y a foule, c’est d’un pratique...)