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27 février 2006

Le pas qui tue

 

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        « On est pas là pour se faire écraser » clame le nouveau slogan pour la campagne de sécurité routière. L’orthographe et la grammaire ne sont pas comme les petits écoliers de Lu : ce n’est pas que pour les enfants. Vouloir éviter que les enfants finissent à l’état de décalcomanie est une intention très louable. Ce n’est pas pour autant que l’on doit massacrer la langue française, qui est déjà assez mal en point. Si l’on veut demander aux gens de respecter les autres, commençons par respecter ces conventions qui permettent de se comprendre. Ni l’espace qu’il prendrait ni l’impact sonore plus "accrocheur" –le son resterait identique-  ne justifient l’absence de ce « n’ ». Si nous étions encore au temps de l’imprimerie, j’aurais cru qu’un apprenti avait égaré ce caractère. En effet, ceux qui s’occupent des campagnes de sécurité routière n’en sont pas à leur coup d’essai : « Le casque, c’est pas obligatoire, c’est indispensable ». C’est pas à pas que nous désagrégeons le langage. Je ne prétends pas être une puriste qui souhaite un retour au françois du Roy du XVIII° siècle  et je fais parfois des fautes, mais il y a des limites. Trop, c’est trop ! (encore un mot employé à tort et à travers).