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15 novembre 2007

Sans sévérité

    En deux heures au CDI, accrochée à mon stylo, tout en me bouchant les oreilles pour ne pas être parasitée par les remarques des documentalistes [malheureusement, la partie du CDI que l'on peut considérer comme chauffée est également la plus passante et, partant, la plus bruyante (sauf quand nous nous agrégons en troupeau bêlant, râlant, et riant aux éclats de nerfs )], j'ai parcouru un bouquin que m'avait prêté Elendili ( la pro des bibliothèques, qui réussit à vous dénicher l'exemplaire qui n'a pas encore disparu dans la ruée khâgneuse, quand le prof a la bonne idée d'attendre le lundi du samedi où a lieu le DS pour nous fournir une bibliographie -substantielle, il va sans dire). J'ai donc parcouru l'ouvrage, où il était en gros question du sens et du langage...bla bla bla... Le langage se définit comme un système de signes, clos sur lui-même, à l'intérieur dusquel les mots prennent sens les uns par rapport aux autres...bla bla bla...Ce système de relation... autoréférentiel... bla bla bla... fait que différents langages peuvent n'être pas traductibles. Vous ne traduirez pas en mots le langage musical- à moins de vous appeler Proust et d'avoir trouvé votre sonate de Vinteuil. Tout ça pour vous dire que j'ai vérifié la théorie via le langage du sens gustatif. Et bien, je vous assure, le sens profond d'une tartine de pain Poilâne grillée, tartinée de Nutella et réhaussée d'une banane écrasée à la fourchette, ne se comprend que dans l'expérience même de la chose, et se déguste dans le contexte d'une semaine bien chargée.