08 octobre 2006
Théorie de la relativité
Au royaume des génies,
- en version d’allemand, traduction rime avec invention.
- en version d’anglais, on se réjouit d’obtenir un œuf 9 sur vin 20. Surtout quand la remise des copies consiste en un : « Bonne nouvelle, je n’ai pas mis de 0. »
- des petits navires flottent dans les marges de ma copie et, pour une fois, vous ne pourrez pas mettre en cause mes piètres talents de dessinatrice : expression d’un désir refoulé du mal de mère mer de mon professeur d’anglais pour cause de répétition « Il était ». (est-ce ma faute aussi si certains auteurs trouvent judicieux de répéter « he was » sur tout une page ?)
- le débat est houleux pour savoir lequel des princes de Walt Disney est le plus beau ; on s’arrache les mots de la bouche, en partie parce que les princes sont tous très niais (sauf Aladdin pour Lucie, mais là intervient un facteur de taille : Aladdin n’a pas de sang royal – tragique) en partie parce que les marches des escaliers où se déroule le débat nous essoufflent et nous empêchent de parler.
- à peine la porte d’entrée franchie, on se fait assaillir par un dilemme cornélien : « Tu préfères Louis XIV ou Napoléon ? ». Pas le temps d’aller poser son sac, il faut répondre sur le champ, le Sphinx n’accepte aucun délais. Pour votre gouverne, j’ai répondu Louis XIV puisque c’est l’inventeur de la danse classique ! (en réalité c’est son maître à danser Beauchamp et c’était plutôt de la danse baroque… mais on ne va pas chipoter face au chapeau de Napoléon)
Au royaume des génies, le bon élève est cancre.
Sur ce, permettez-moi de vous envoyer sur les roses chez mes camarades hyphokhâgneuses géniales : cet article de Thalie et Clio.
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